Le Centre national de préhistoire
Le Centre national de préhistoire (CNP) est un service de recherche du ministère de la Culture. Il est spécialisé dans l'étude et la conservation des grottes ornées et des sites d'art rupestre.
Mis à jour le
Les missions du CNP
Sur le territoire national, le Centre national de préhistoire est le référent de la direction générale des patrimoines et de la sous-direction de l'archéologie, à laquelle il est rattaché. Il est aussi engagé dans plusieurs collaborations scientifiques, nationales et internationales.
Ses missions principales sont :
- la recherche dans des grottes ornées de référence (actuellement, il coordonne les recherches de Lascaux et Chauvet-Pont d'Arc et participe à de nombreuses autres études : Cerdagne, Cussac, Fronsac et Teyjat, Gabarnmang et Genyormis en Australie...) ;
- la conservation et l'archivage de l'iconographie relative à ce domaine d'étude (photographies, relevés, cartographies, données numériques, modèles 3D, doubles des documents issus des opérations de relevés d'art rupestre...) ;
- la veille et le conseil scientifique en matière d'étude et de conservation, en appui aux services centraux et déconcentrés du ministère de la Culture ;
- l'expertise des sites d'art rupestre et des objets archéologiques ;
- la formation ;
- la diffusion et la valorisation des résultats de la recherche ;
- la gestion et l'analyse de données (SIG Chauvet-Pont d'Arc, modèles 3D de Lascaux, de Font-de-Gaume...).
Les compétences nationales du CNP sur la conservation des archives graphiques et photographiques des grottes ornées ont entraîné dès 1980 la création d'une réserve riche de plusieurs milliers de documents (clichés argentiques ou numériques, diapositives, films, relevés d'art...), dont certains sont disponibles pour l'édition.
Le CNP est l'élément fondateur de l'unité mixte de recherche 5199 « De la préhistoire à l'actuel : culture, environnements et anthropologie » (Pacea). Ses collaborations avec des unités de recherche et des services patrimoniaux, nationaux et internationaux, sont nombreuses.
Les compétences de l'équipe
Elles sont multiples :
- la géologie et la géomorphologie ;
- le suivi de l'évolution des parois et sa métrologie ;
- l'étude du contexte archéologique des grottes ornées : étude des vestiges matériels, mise en perspective de l'art pariétal avec les autres formes d'expressions symboliques (art mobilier) ;
- l'enregistrement et le traitement de l'information numérique.
Le réseau SOCLe
Le réseau SOCle (Sites Ornés réseau Culture) est le réseau national des agents du ministère de la Culture chargés de la gestion des grottes et abris ornés préhistoriques et autres sites archéologiques d’art rupestre. Créé par la direction générale des patrimoines et de l’architecture, il s’adresse aux agents d’administration centrale, de Drac/Dac, de service à compétence nationale et d’établissement public. Il est animé par le Centre national de préhistoire.
Son objectif : développer le partage des savoir-faire et des outils de gestion propres aux grottes et sites ornés, en favorisant la rencontre des acteurs de leur protection, de leur conservation, de leur mise en valeur et de la recherche scientifique.
Chaque année, le CNP organise le séminaire SOCle. Ces séminaires rassemblent les membres du réseau pour le ministère de la Culture et différents partenaires, par exemple des agents des services patrimoniaux des collectivités territoriales, des chercheurs de toutes institutions ou des propriétaires de sites.
En 2025, le séminaire s’est tenu les 9 et 10 octobre au CNP à Périgueux sur le thème « Conjuguer conservation et recherche en grottes ornées ». Il a réuni une quarantaine de personnes et a donné lieu à des constats et propositions d’orientation, formalisés en un document de conclusion par le CNP avec le concours du laboratoire de recherche des Monuments historiques (LRMH).
L’État est garant de la protection et de la conservation du patrimoine des grottes ornées, il en autorise et en contrôle l’étude, et accompagne les mises en valeur, permettant au public d’accéder à des sites authentiques ou bien à des représentations fidèles telles que des fac-similés ou des supports pédagogiques, enrichies par les contributions des travaux de recherche.
Compte-tenu de l’intérêt de ce patrimoine, il est essentiel de prendre en compte la question de l’équilibre et de l’articulation entre recherche et conservation, les contributions de l’une influençant les actions de l’autre. Les interventions en grotte, quelle qu’en soit la nature, nécessitent une expertise particulière et une collégialité. Elles doivent généralement être limitées dans leur durée, car la présence humaine peut perturber ces milieux sensibles et souvent confinés. De plus, certaines particularités des cavités naturelles, telles qu’une concentration élevée de CO2 ou de radon dans l’air souterrain, ou des risques de prolifération microbiologique engendrant des altérations de ce patrimoine, peuvent aussi en limiter l'accès.
Ce séminaire avait pour but de susciter une réflexion collective autour de ces problématiques, en identifiant les données essentielles à intégrer dans le plan de gestion d’une grotte. L’objectif était donc de permettre une analyse précise des risques et bénéfices de chaque action, en évitant toute sacralisation.
Jeudi 9 octobre 2025
13h30 — Accueil au Centre national de préhistoire.
14h00-14h15 — Introduction, par Christian Cribellier, adjoint au sous-directeur de l’archéologie (direction générale des patrimoines et de l’architecture).
14h15-14h45 — Tour de table, déroulement et problématique, par Xavier Margarit, responsable du Centre national de préhistoire (direction générale des patrimoines et de l’architecture) et les animateurs du séminaire.
14h45–15h00 — Prévenir les risques, assurer la surveillance et les programmes de conservation, mener certaines recherches hors de la grotte de Lascaux, par Muriel Mauriac et Olivier Ferullo (caisse régionale des monuments historiques à la Drac Nouvelle-Aquitaine).
15h00–15h15 — Concilier ouverture au public et recherche archéologique dans une grotte ornée (Font de Gaume), par Marc Martinez et Anthony Lescale (Centre des monuments nationaux), et Patrick Paillet (Museum national d’histoire naturelle).
15h15–15h30 — Gérer la recherche archéologique et les contraintes environnementales à la grotte Cosquer, par Delphine Lecouvreur (caisse régionale des Monuments historiques à la Drac Provence-Alpes-Côte d’Azur) et Cyril Montoya (laboratoire Lampea).
15h30–15h45 — Conservation et gestion de la recherche dans la grotte de Cussac, par Émeline Deneuve, Patrice Buraud (service régional de l’archéologie à la Drac Nouvelle-Aquitaine) et Muriel Mauriac (caisse régionale des Monuments historiques à la Drac Nouvelle-Aquitaine).
15h45–16h15 — Débats : gestion des temps de présence et règlements d’accès aux grottes.
16h30–16h45 — Recherches, prélèvements et numérisations à la grotte de Font-de-Gaume, par Patrick Paillet (Museum national d’histoire naturelle) et Marc Martinez (Centre des monuments nationaux).
16h45–17h00 — Les prélèvements en question et en pratique à la grotte de Bruniquel, par Jacques Jaubert (université de Bordeaux et laboratoire Pacea), Pascal Foucher et Théo Minet (service régional de l’archéologie à la Drac Occitanie).
17h00–17h15 — Recherches et prélèvements à la grotte de Cussac, par Jacques Jaubert (université de Bordeaux et laboratoire Pacea) et Émeline Deneuve (service régional de l’archéologie à la Drac Nouvelle-Aquitaine).
17h15–17h45 — Échanges, réflexion collective et fin de la première demi-journée.
Vendredi 10 octobre 2025
9h00–9h15 — Enjeux de prélèvement et de numérisation à la grotte Cosquer, par Cyril Montoya (laboratoire Lampea) et Delphine Lecouvreur (caisse régionale des Monuments historiques à la Drac Provence-Alpes-Côte d’Azur).
9h15–9h30 — Le cas de la grotte d’Ebbou, par Bernard Gely (archéologue), Raphaël Angevin et Karim Gernigon (service régional de l’archéologie à la Drac Auvergne-Rhône-Alpes).
9h30–9h45 — Retours sur les prélèvements de la grotte Chauvet, par Carole Fritz (CNRS).
9h45–10h00 — Débat.
10h00–10h15 — Enjeux et pratique de la recherche et de la conservation sur les collections du Musée national de préhistoire (Les Eyzies), par Nathalie Fourment (Musée national de préhistoire et laboratoire Pacea).
10h15–10h30 — Les grottes ornées de Cantabrie : gestion et recherche, par Diego Garate Maidagan (université de Cantabrie).
10h30–10h45 — Nouvelles recherches sur l’abri Otello, par Claudia Defrasne (CNRS et laboratoire Edytem).
10h45–11h00 — Bilan des avis rendus depuis 2015 en commission nationale des monuments historiques puis commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA, 6e section) sur les prélèvements en grottes ornées, par Stéphane Konik (direction générale du patrimoine et de l’architecture-CNP, secrétaire de la CNPA, 6e section).
11h00–11h30 — Débat.
11h45–15h00 — Concilier conservation et recherche sur les grottes ornées.
11h45–12h00 — L’étude hors site : apport des images RTI et du Lidar à l’étude et à la conservation de la grotte de la Roche Cotard, par Christian Verjux et Anaïs Empereur (service régional de l’archéologie à la Drac Centre-Val de Loire), Anne Embs (caisse régionale des Monuments historiques à la Drac Centre-Val de Loire) et Jean-Claude Marquet (archéologue).
14h00–14h15 — L’étude hors site : carrière souterraine récente, grotte laboratoire et grotte « sœur » (carrière de Lugasson, grottes de Leye et Lekeitio, grotte du Pigeonnier), par Catherine Ferrier (université de Bordeaux et laboratoire Pacea), Iñaki Intxaurbe Alberdi (université du Pays Basque et laboratoire Pacea) et Stéphane Konik (direction générale du patrimoine et de l’architecture-CNPet laboratoire Pacea).
14h15–14h30 — Outils de surveillance et de diagnostic précoce pour un compromis entre recherche et conservation, par Stéphanie Touron et Faisl Bousta (Laboratoire de restauration des monuments historiques).
14h30–15h00 — Échanges et réflexion collective.
15h00–15h30 — Tour de table de préconisations et propositions.
15h30–15h50 — Recommandations pour les sections du plan de gestion de grotte ornée « Acquisition de données », « Adaptations et équipements » et « Conservation préventive » pour optimiser la recherche archéologique tout en minimisant son impact. Synthèse par le Centre national de préhistoire et le Laboratoire de restauration des monuments historiques.
15h50–16h00 — Clôture du séminaire, par les organisateurs.
Conservation et recherche, deux domaines indissociables
La conservation et la recherche en grottes et sites ornés sont indissociables. Non seulement parce que l’une et l’autre partagent le même objet, mais aussi parce que leurs objectifs convergent : l’étude scientifique des sites alimente et légitime la démarche de conservation, et les actions de conservation s’attachent à pérenniser l’objet d’étude. Conserver et chercher revient dans un cas comme dans l’autre à transmettre. Toutefois, ces actions n’ont pas la même temporalité. Entre nécessité de réactivité ou de temporisation, d’intervention ou de préservation, différents calendriers se combinent ou se confrontent au gré de nombreuses contraintes (préparation et suivi des opérations, gestion des temps de présence, disponibilités des intervenants, moyens budgétaires, etc.). Conserver et chercher exige de nécessaires concertations.
L’enjeu du réchauffement climatique
L’évolution climatique affecte la stabilité des milieux confinés de grottes ornées et interroge donc les pratiques et les calendriers d’action des chercheurs et conservateurs. Si de nombreux sites sont concernés, ceux de Lascaux et de Cosquer constituent deux exemples emblématiques de cette question. Le premier pour les contraintes supplémentaires que le réchauffement pourra impliquer sur le rythme de fréquentation de la grotte, mettant en exergue les actions de recherche dédiées à la conservation. Le second, pour la dégradation active des sols et des parois qu’il induit, et l’enjeu d’un développement de la recherche archéologique comme action de sauvegarde par l’étude, puisque la conservation physique y est compromise.
Les équipes de recherche et de conservation développent des capacités d’adaptation aux contraintes induites par le changement climatique. Toutefois, ce contexte renforce la nécessité d’acquérir, en amont et en parallèle des interventions, une connaissance approfondie du fonctionnement des cavités. Cette compréhension constitue un préalable indispensable à la définition des stratégies de conservation, à leur gestion opérationnelle, ainsi qu’à l’organisation et à la régulation des temps de présence dans ces environnements particulièrement sensibles.
Concilier ouverture au public, recherche archéologique et conservation
La grotte de Font de Gaume constitue un exemple abouti de conciliation entre la préservation du milieu fragile d’une grotte ornée, son ouverture au public ainsi que, depuis 2020, son étude pluridisciplinaire via un projet collectif de recherche (PCR). D’autres sites patrimoniaux confrontés à des enjeux similaires de vulnérabilité pourront s’inspirer de cette expérience. La stratégie mise en œuvre repose sur une coordination renforcée entre les chercheurs, le CMN et la Drac, ainsi qu’un cadre d’intervention adapté formalisé par une convention entre le CMN et le MNHN, permettant de garantir un accès encadré et gratuit aux chercheurs. L’étude a débuté par les secteurs de la grotte non accessibles au public, puis, en basse saison, du reste de la grotte, pour limiter l’impact économique. Dans ce cas, l’équipe de recherche profite des aménagements existants, sans incidence majeure sur les visites, démontrant ainsi la possibilité d’articuler, dans des conditions maîtrisées, les exigences de conservation, de recherche et de valorisation.
L’importance de la traçabilité des prélèvements
La réflexion sur la stratégie et les modalités de prélèvement en grotte ornée doit s’inscrire dans une approche globale des sites, au-delà des seuls registres ornés, et ces aspects doivent être anticipés. Il apparaît indispensable d’associer à l’ensemble de la chaine de réflexion les spécialistes de la datation.
Par ailleurs, il est nécessaire d’inscrire dans le temps la préparation de prélèvements en grottes et sites ornés. Approfondir la réflexion sur l’échantillonnage peut d’ailleurs être mis à profit pour développer la problématique initialement envisagée. Cela peut aussi permettre de profiter d’améliorations techniques dans le domaine de l’analyse au bénéfice d’une économie de la ressource, de la précision des prélèvements et de la portée des résultats. Développer la réflexion sur l’échantillonnage sur la durée revient à mieux appréhender le risque de réitération des prélèvements pour une même problématique et sur un support identique à quelques années d’intervalle.
La question de l’économie de la matière prélevée doit en effet guider la procédure d’échantillonnage. Dans certains cas, le bénéfice à échantillonner de façon un peu plus volontariste que minimaliste peut s’avérer satisfaisant s’il évite des rééchantillonnages ultérieurs. Les éventuelles difficultés à réemployer un échantillon doivent aussi être évaluées au cas par cas, comme pour un prélèvement 14C qui doit faire l’objet d’une double analyse anthracologique et de datation. Problématiques et protocoles de prélèvement doivent pouvoir davantage intégrer les possibilités d’analyses multiples à partir d’un même échantillon.
Pour répondre à ces attentes de la conservation et de la recherche, une traçabilité renforcée et optimale des échantillons doit permettre d’offrir davantage de visibilité sur leur disponibilité. Le cadre de cette traçabilité demande à être précisé (lieux de conservation et modalités de réutilisation des échantillons).
Il existe une attente pour davantage de lisibilité sur l’accessibilité des échantillons, cette question étant notamment liée à celle de leur statut juridique. Par exemple et d’un point de vue administratif, il apparaît utile de simplifier la forme et d’offrir un accès dématérialisé de la fiche de prélèvement de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA, 6e section, grottes ornées).
La traçabilité des échantillons et des analyses apparaît donc comme une préoccupation centrale. En limitant les réitérations d’échantillonnage sur un même support et en favorisant l’identification et donc l’économie de la ressource disponible, elle répond aux attentes de la conservation et de la recherche.
Renforcer les échanges entre acteurs
Il est important de renforcer les échanges entre les différents acteurs, tant au sein des équipes qu’entre équipes de recherche travaillant sur des sites distincts en France et à l’échelle européenne. L’intérêt à développer le lien entre équipes ou programmes de recherches de sites ornés paléolithiques et protohistoriques est aussi essentiel à la mise en partage de pratiques et de méthodes.
Mener un projet de recherche sur un site orné, particulièrement en grotte, est un exercice complexe notamment dans la quête d’équilibre entre conservation et recherche. Une mise en partage des différentes expériences, voire des difficultés rencontrées par les équipes de recherche et les gestionnaires, peut permettre d’optimiser certaines pratiques ou problématiques pour l’étude et la conservation des sites. L’intérêt du séminaire SOCLe comme lieu d’échange sur ces sujets est d’ailleurs souligné, et la question de l’élargissement de son auditoire et de la diffusion de ses résultats sont posés. Ainsi, il apparaît nécessaire de créer davantage de points de convergence entre les différents acteurs des grottes et sites ornés.
La numérisation des grottes ornées comme outil de conciliation
La numérisation 3D des grottes peut aussi être un élément pivot de conciliation entre conservation et recherche. Dans un contexte de bouleversement climatique qui impacte le monde souterrain et les sites d'art rupestre en général, la numérisation 3D peut aider à la gestion de ces sites à long terme. En effet, si elle ne peut pas se substituer à un site original, elle permet de se doter d’une documentation de très haute qualité facilitant la gestion des actions de recherche et de conservation, tout en préservant l’intégrité des sites concernés. Néanmoins, les retours sur sites, notamment pour validation de travaux, restent nécessaires. Dans le plan de numérisation des grottes ornées proposé par exemple par le CNP, les éléments techniques et méthodologiques sont définis dans le cahier des charges, afin de permettre une gestion raisonnée de l’acquisition, du traitement et de la préservation des données pouvant être utilisées en recherche et conservation.
En conclusion : vers une gestion intégrée et durable des grottes ornées
La préservation et l’étude des grottes ornées reposent sur une dynamique équilibrée entre conservation et recherche. La mobilisation de nouvelles technologies numériques, telles que les relevés 3D, les couvertures photographiques haute définition, ou la photographie RTI, doivent garantir une documentation efficace de ces sites. Parallèlement, une standardisation des protocoles et une traçabilité rigoureuse des données, notamment pour les prélèvements, s’imposent comme des priorités. Cela doit s’inscrire dans une approche pluridisciplinaire associant archéologues, spécialistes des disciplines d’analyse scientifique concernées, conservateurs et gestionnaires, afin d’adapter les interventions aux contraintes environnementales propres à ces milieux fragiles et aux enjeux humains. Enfin, le développement de réseaux transnationaux de collaboration renforcera la cohérence et l’efficacité des actions menées.
Une telle démarche exige la mise en place d’un écosystème collaboratif, où recherche, conservation et gestion s’articulent dans une perspective où le temps long doit aussi être pris en compte. Face aux défis environnementaux et de conservation des ressources archéologiques, une coordination agile et concertée s’avère plus que jamais nécessaire pour assurer la pérennité et la transmission de ce patrimoine scientifique et culturel majeur.
Le centre de ressources du CNP
L'une des missions du Centre national de préhistoire : conserver la documentation et les archives des sites d'art rupestre et grottes ornées de métropole et départements d'outre-mer.
Son centre de ressources est accessible aux chercheurs et aux étudiants. Il centralise des documents et archives de toutes natures et de toutes origines :
- archives des opérations archéologiques ;
- résultats des analyses ;
- travaux universitaires ;
- rapports sur les travaux de conservation ;
- modèles 3D ;
- documents et outils de suivi de l'état des parois...
Le CNP gère aussi bien les archives papier que les archives numériques pour répondre aux besoins des scientifiques et du public.
Les fonds propres ou déposés au CNP comprennent :
- plus de 10000 clichés (diapositives, ektachromes, négatifs, clichés numériques…) ;
- des centaines de documents graphiques (relevés, dessins, plans, topographies) ;
- des modèles numériques tridimensionnels de grottes ornées : Lascaux, Chauvet, Font-de-Gaume... D'autres sont en cours de réalisation.
Il s'agit du plus important fonds iconographique français sur l'art pariétal.
La bibliothèque
La bibliothèque du CNP c'est :
- plus de 1000 titres ;
- plus de 200 ouvrages universitaires (thèses) ;
- de nombreuses revues spécialisées.
La bibliothèque s'enrichit constamment. Elle a mis en place une politique volontariste d'acquisition d'ouvrages spécialisés, en s'appuyant notamment sur les collaborations scientifiques internationales développées par le CNP.
Elle fait partie du réseau Frantiq (Fédération et ressources sur l'Antiquité). Son catalogue est consultable en ligne grâce au Catalogue collectif indexé (CCI) du réseau.
La bibliothèque est accessible sur demande aux étudiants et aux chercheurs.
Pour la presse et l'édition : des photos de grottes préhistoriques prestigieuses
Le CNP met à la disposition de la presse et des éditeurs certaines images de son fonds iconographique. Toutes concernent des sites appartenant à l'État.
Sont disponibles des photographies des grottes et abris de :
- Bernifal
- Chauvet
- Combarelles
- Cosquer
- Cussac
- Font de Gaume
- Isturitz
- Lascaux
- Millau
- Pair Non Pair
- Pech Merle
- Rouffignac
- Cap Blanc
- Poisson
- Roc aux Sorciers
Contactez-nous pour connaître nos conditions générales de mise à disposition.
Centre national de préhistoire
38 rue du 26e Régiment d'Infanterie
24000 PÉRIGUEUX
tél. 05 53 06 69 69
courriel : centre.national.de.prehistoire@culture.gouv.fr
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