La politique du handicap en matière de langue française et langues de France
Pour permettre de promouvoir la langue française et les langues de France auprès de toutes et tous, quels que soient les besoins spécifiques, le ministère de la Culture conduit des actions particulières de promotion et de sensibilisation.
La langue des signes française (LSF)
Inscrite sur la liste des langues de France au début des années 2000, la langue des signes française (LSF) a été reconnue comme langue à part entière par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Toutefois, c’est en tant que langue naturelle porteuse de culture que la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) l’a inscrite dans son champ d’intervention :
Les langues des signes sont les langues naturelles des sourds. Ce sont des langues visuelles-gestuelles, qui exploitent tous les articulateurs corporels, aussi bien manuels que non manuels : la direction du regard, l’expression du visage, les mouvements du buste et de la tête sont des paramètres grammaticaux essentiels de ces langues. Comme ces articulateurs sont externes, ils permettent une utilisation linguistique de l’espace pour exprimer l’essentiel des relations syntaxiques. Les langues des signes n’ayant pas de forme écrite instituée, ce sont foncièrement des langues de l’oralité.
Le Facile à lire et à comprendre (FALC)
Le FALC permet de rendre l’information plus simple et plus claire, notamment à l’intention de personnes en situation de handicap cognitif. Il peut également aider des personnes maîtrisant mal la langue française à l’écrit à mieux lire et comprendre des textes trop complexes.
Aujourd’hui, Inclusion Europe, association européenne des personnes porteuses de handicaps cognitifs et de leurs familles, rend possible la diffusion de cette approche. Lorsqu’un texte est reconnu FALC, ce logo y est apposé.
Le ministère de la Culture rend accessibles en français facile à lire et à comprendre certaines pages de son site internet culture.gouv.fr.
Dis-moi dix mots, un dispositif ouvert à des publics en situation de handicap
Le dispositif « Dis-moi dix mots » invite chacun à jouer et à s’exprimer de septembre à juin, sous une forme littéraire et/ou artistique, autour de dix mots choisis par les partenaires francophones du réseau OPALE (réseau francophone des organismes de politique et d’aménagement linguistiques). L’enjeu est d’illustrer, à partir d’une liste de dix mots réunis par un thème propre à chaque édition, la richesse de la langue française, sa capacité à évoluer et à désigner toutes les réalités contemporaines.
Ce dispositif grand public s’est diversifié pour s’ouvrir depuis plusieurs années à des publics plus fragiles en insécurité linguistique, en situation de handicap ou éloignés de la culture.
Public en situation de handicap
« Dis-moi dix mots pour une planète plus inclusive » est un concours qui s’adresse aux personnes en situation de handicap pour leur proposer de rédiger un plaidoyer sur les grands défis de l’environnement. Développer les talents et participer à la non-stigmatisation figuraient au titre des objectifs de cette deuxième édition. Ce dispositif a été conduit par le ministère de la Culture en partenariat avec l’APF France handicap, l’Association Valentin Haüy et la Fondation Falret.
Communauté sourde
En 2025, le ministère a conduit une édition du concours, « Signe-moi dix mots », qui s’adressait à la communauté sourde. Cette édition pilote a permis de contribuer à la visibilité de cette communauté, de mieux faire connaître la langue des signes française (LSF) et d’appréhender toute la richesse des mots en français et leurs signes en LSF. Le concours et ses modalités ont été diffusés en FALC sur le site de l'opération. Elle n'a pas pu être reconduite en 2026. Cependant, Djenebou Bathily, enseignante de langue des signes française de l’association « Langage & Intégration » de Créteil« Le continuum du rêve », a mené avec des classes de CP/CE1/CE2, un projet vidéo à partir de la thématique annuelle de « Dis-moi dix mots d’un monde de demain ».
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