L’opération nationale « Mai à vélo », soutenue par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), vise à encourager la pratique du vélo sur l’ensemble du territoire. Santé physique et mentale, économies financières, impact écologique : les bienfaits sont nombreux pour les employés… et pour les activités culturelles. En effet, le recours au vélo permet de décarboner les mobilités des publics, qui représentent en moyenne 65 à 90% des émissions de gaz à effet de serre des structures culturelles. Comment celles-ci montent-elles en selle ?
Pour diminuer l’empreinte carbone des festivals, le projet « Festivals en mouvement » a misé sur le recours au vélo plutôt qu'à des modes de déplacement carbonés. Au-delà de l’impact écologique positif de ce report modal vers le vélo, les co-bénéfices sont nombreux : cohésion des publics et enrichissement de leur expérience du festival, autonomie et liberté de mouvement, rapidité…
Pour ces raisons, de nombreux festivals sont engagés dans la promotion du vélo depuis plusieurs années, à l’image :
- des transhumances à vélo encadrées par les Pluies de Juillet pour se rendre collectivement sur le site du festival (Normandie) ;
- des convois à vélo festifs entre Brest et le Manoir de Keroual organisés en équipe et en musique par le festival Astropolis (Bretagne) ;
- du projet « Vélis aux Trans », porté par le Collectif des festivals avec le soutien de l’ADEME, visant à déployer des véhicules entre le vélo-cargo et la voiturette auprès des artistes, équipes et publics des Trans Musicales (Bretagne) ;
- de l’organisation du festival itinérant Convivencia autour des mobilités douces, dont le vélo : parkings à vélo, convois à vélo festifs, sensibilisation aux enjeux de mobilité, stands partenaires… ;
- de la promotion du vélo et de la présence de parkings à vélo gratuit et sécurisé sur de nombreux sites.
« Festivals en Mouvement », du collectif des réseaux régionaux d’accompagnement au développement durable des événements (R2D2)
Porté par le collectif des réseaux régionaux d’accompagnement au développement durable des événements (R2D2), ce projet vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées au transport dans les festivals : 70% de l’empreinte carbone des festivals de spectacle vivant réside dans les déplacements des publics, des artistes et des équipes. Favoriser et inciter à l’utilisation du vélo a fait partie intégrante des expérimentations menées dans ce cadre.
Soutenu par le ministère de la Culture (lauréat de l’appel à projet Alternatives Vertes – France 2030), ce projet a rassemblé 12 structures, couvrant 9 régions : COFEES en région PACA, le Collectif des festivals en Bretagne, Elémen’terre en Occitanie, Eco-Manifestations Alsace et EMeRGE en région Grand-Est, Grand Bureau en Auvergne-Rhône-Alpes, le Pôle de coopération pour les musiques actuelles en Pays de la Loire, le REEVE en Pays de la Loire, le RIM en Nouvelle-Aquitaine, Norma en Normandie, Haute-Fidélité et ECHO dans les Hauts de France, et Grabuge en région Grand-Est.
Les festivals sont loin d’être les seules structures culturelles à s’emparer du vélo comme levier de décarbonation et de renforcement de leur attractivité. De nombreux sites patrimoniaux s’inscrivent sur les véloroutes, comme les châteaux de la Loire sur la Loire à Vélo et le Cher à Vélo, l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue sur la boucle « En route vers le Rouergue » ou l’Horloge astronomique de Besançon, située à moins de cinq kilomètres de l’Eurovéloroute. Des tournées musicales organisées à vélo permettent également d’encourager la présence artistique dans les territoires ruraux et de rapprocher la création des habitants, comme Sambike, soutenue par la DRAC Normandie.
Le vélo peut également être un outil de discussion entre professionnels, à l’image de Cyclo-biblio. Cette association encourage les bibliothécaires à échanger librement entre eux et à mieux faire connaître les services et les ressources que les bibliothèques proposent à leurs publics à travers l'organisation de cyclo-convois. Le choix du vélo procède d’engagements écologiques et de l’idée que l’action permet de développer la pensée. Intelligence collective, santé physique et mentale, moindres coûts d’organisation : en selle !
« Mai à Vélo » au ministère de la Culture
En 2026, le ministère s’engage de nouveau dans l’opération nationale « Mai à Vélo ». L’ensemble de ses agents est ainsi encouragé à monter en selle, conformément à son Plan de mobilité employeur 2025-2030. En 2025, le ministère lance la labellisation « Employeur Pro-Vélo » pour deux implantations. La promotion des mobilités douces est également au cœur de sa stratégie de transition écologique à destination de l’ensemble des filières culturelles (Guide d’orientation et d’inspiration pour la transition écologique de la Culture).
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