Qui sait ce qu'est une capsella ou un tabernacle du Jeudi saint, une collégiale ou une basilique ? Qui n'a jamais confondu fonts baptismaux et baptistère ?
Comme les autres titres (l’Architecture, la Sculpture, la Peinture, etc.) le Catholicisme cherche à stabiliser le vocabulaire d’un domaine patrimonial ou artistique afin que les chercheurs de l’Inventaire général, mais au-delà tous ceux qui s’intéresse au domaine partagent la même langue. Il privilégie un vocabulaire anhistorique, fondé sur la fonction et la forme, qui permette de décrire les œuvres de la même manière quels que soient leur époque ou leur style. Confrontant texte et image(s), il organise les termes selon un plan thématique, en les structurant à l’aide de relations hiérarchiques (termes génériques et termes spécifiques), de relations d’équivalence (synonymes), de relations associatives (renvois).
Le patrimoine catholique français représente un corpus infini. Mais du fait de la désaffiliation religieuse et des évolutions qui ont suivi le concile de Vatican II, une part non négligeable perd son sens, voire n'est plus utilisé et risque de disparaitre. L’ouvrage répond à l’ambition pédagogique de la collection, sans renoncer à la qualité des contenus. Conçu hors du cadre confessionnel, il propose une synthèse globale du sujet – architecture, mobilier, objets, livres, vêtements, iconographie – traité en neuf chapitres thématiques. Il embrasse ainsi tous les domaines d’expression et s’appuie sur la réalité « du terrain », et notamment sur les milliers de dossiers réalisés par l’Inventaire général depuis la création du service en 1964. Il propose ainsi une vision à 360° de ce patrimoine.
Les chapitres sont précédés de « définitions générales » qui donnent des éléments de contexte et qui fournissent les clés de compréhension pour tous les textes. Elles rappellent quelques fondamentaux : qu’est un sacrement et quels sont les sept sacrements ; le déroulé de l’année liturgique ; qu’est-ce que le jansénisme, le gallicanisme, l’ultramontanisme, etc. et quelles sont les conséquences matérielles sur les œuvres d’art.
Fruit de huit années de travail, la publication doit beaucoup à toutes les équipes régionales d’Inventaire général et notamment à leurs photographes. Elle n’aurait pas vu le jour sans l’engagement particulier des Régions Grand Est, Normandie, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur qui ont autorisé certains de leurs chercheurs à travailler à ce projet d’envergure nationale.
L’ouvrage, édité par les Editions du Patrimoine, est disponible en librairie dès le 2 avril 2026.
Les Auteurs
Isabelle Duhau, conservatrice du patrimoine, mission de l’Inventaire général du patrimoine culturel
Mireille-Bénédicte Bouvet, conservatrice du patrimoine honoraire, service régional de l’Inventaire Grand Est
Bernard Ducouret, conservateur du patrimoine honoraire, service régional de l’Inventaire Grand Est
Laurence de Finance, conservatrice du patrimoine honoraire
Emmanuel Fritsch, chargé de mission patrimoine, service inventaire et patrimoine, Région Grand Est, et conservateur des antiquités et objets d’art (CAOA) du Bas-Rhin
Emmanuel Luis, conservateur du patrimoine, service régional de l’Inventaire Normandie, puis mission de l’Inventaire général du patrimoine culturel
Maïna Masson-Lautier, conservatrice du patrimoine, service régional de l’Inventaire PACA
Josiane Pagnon, attachée de conservation, service régional de l’Inventaire Occitanie
Partager la page

