Action culturelle et langue française
Langue maternelle pour les uns, langue du pays d’accueil pour d’autres, la langue française permet la communication entre tous. Dans un double objectif de démocratisation culturelle et de lutte contre l’insécurité linguistique et culturelle et en lien avec les départements ministériels concernés (Intérieur, Éducation nationale et Jeunesse, Justice, Politique de la ville, Agriculture, Santé et Solidarités, Outre-mer), le ministère de la Culture propose un programme « Action culturelle et langue française ».
L’enjeu est de contribuer à la réduction des inégalités d’accès à la langue française et à la culture à travers des projets culturels ou artistiques conduits auprès de personnes s’inscrivant dans une démarche d’acquisition ou de renforcement du français. Des formes particulières de médiation sont mises en place avec le concours des opérateurs de la culture, comme de l’insertion, du champ socio-culturel et socio-éducatif, de la formation et de la justice.
La culture, puissant vecteur de l’accès à la langue
Ce programme annuel a pour objectifs :
- D’encourager les pratiques culturelles et artistiques comme leviers pour l’appropriation du français ;
- De favoriser les actions partenariales, à l’échelon territorial, entre professionnels de la culture et spécialistes de l’appropriation du français ;
- De valoriser les langues parlées par des populations d’origine étrangère ou les langues régionales.
Les projets proposés doivent associer des intervenants ayant une expertise en matière de médiation culturelle comme d’accompagnement dans le domaine du français et des compétences de base (numératie et usage de l’ordinateur et autres outils numériques). Une attention particulière est portée aux territoires prioritaires (quartiers de la politique de la ville, territoires ruraux et ultramarins). Des actions proposées aux salariés dans le cadre de la formation mise en place par les entreprises peuvent être soutenues.
Les bénéficiaires
Les bénéficiaires des projets soutenus sont nés en France ou à l’étranger : adultes ne maîtrisant pas l’écrit, migrants non francophones, enfants et jeunes en situation de fragilité linguistique, scolaires (hors temps scolaire), mineurs relevant de l’aide sociale à l’enfance et de la protection de l'adolescence, mineurs relevant de la protection judiciaire de la jeunesse, jeunes de 16 à 25 ans sans qualification et sans emploi et personnes placées sous main de justice.
Mise en œuvre
La DGLFLF assure la coordination d'ensemble de ce programme ainsi que sa restitution, en concertation avec les autres services du ministère de la Culture et les départements ministériels chargés des politiques publiques relatives à la maîtrise du français, ainsi que l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme. L’appel à projets est piloté au niveau régional par les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et les directions des affaires culturelles (DAC) dans les outre-mer, en collaboration avec les autres services déconcentrés de l’État.
Outils liés au programme « Action culturelle et langue française »
1/Ressource : Guide des projets d'outillage national précédemment soutenus
Ce guide propose une sélection de projets d'outillage à portée nationale, conçus pour être déployés sur l'ensemble du territoire, ayant bénéficié du soutien du programme ACLF. Il met en lumière la diversité des projets menés, des publics touchés ainsi que des territoires concernés.
2/ Un module de formation en ligne sur FEI+
Ce module de formation gratuit et badgeant d’une durée de 3h est proposé sur la plateforme de contenus de formation en ligne FEI+ (France Education international). Destiné aux acteurs culturels et socioculturels et aux spécialistes de l’appropriation du français langue maternelle ou langue étrangère, il a pour but d’appréhender les enjeux de l’action culturelle pour la maîtrise du français. Il permet aux utilisateurs de se familiariser avec une typologie de projets et d’identifier les paramètres nécessaires à leur élaboration.
3/ Les orages, ça finit par passer
Ghislaine, Michel, Karl, Paulin, Déborah, Raphaëlle, Nadia, Kahina… Oubliés de la réussite scolaire, détenus ou exilés, ils se trouvent souvent dans des situations d’exclusion ou de grande précarité. Certains étaient, jusqu’à peu, en situation d’illettrisme. Exilés des mots, du sens, de l’imaginaire.
Les orages, ça finit par passer, Philippe Worms, Petit à petit production, 2018
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