Le Cabaret en France
Répartis sur l’ensemble du territoire national, des grandes métropoles aux territoires ruraux, les cabarets sont estimés au nombre de 200 – dont une vingtaine dans la capitale – et accueillent environ 2,7 millions de spectateurs par an.
À la fois établissements historiques perpétuant la tradition du « cabaret à la française », équipes indépendantes et structures nouvelles servant de véritables laboratoires de création et d’innovation, les cabarets emploient près de 5 000 salariés dont 1 600 artistes et représentaient un chiffre d’affaires de plus de 250 millions d’euros en 2024. Présentés également sur les scènes des différents labels et dans les établissements publics, les artistes de cabaret bénéficient d’un intérêt grandissant des spectateurs pour cet art en plein renouveau.
Les cabarets en France
Le cabaret s’inscrit dans le paysage culturel français comme lieu de spectacle mais aussi comme forme de spectacle. Les lieux de cabaret partagent tous des caractéristiques communes : un espace aménagé pour les spectacles, un bar, et souvent une offre de restauration, pour proposer une expérience unique et conviviale. Un spectacle de cabaret peut prendre de nombreuses formes et se faire l’écho d’une liberté de parole et d’une transgression qui associent toujours une pointe de divertissement et d’humour. Par tradition, le cabaret est pluriel et ses différentes familles de spectacles en sont l’image : la revue, le transformisme, l’effeuillage, le burlesque… Les numéros mêlent toutes les disciplines : musique, danse, chanson, magie, humour, marionnettes, cirque, etc.
Un peu d’histoire
Au début du XIXe siècle dans le domaine de la danse, les hommes s’accordent une minute d’improvisation appelée « chahut » ou « cancan », dont s’emparent les femmes à leur tour pour revendiquer leur émancipation. Interdit en 1831, le « cancan » sera repris dans la revue du Moulin Rouge rapidement après sa création et devient l’un des symboles de la « revue à la française ».
Les cabarets et les cafés-concerts se développent fortement au XIXe siècle ; le cabaret s’établit alors comme un lieu de spectacle à part entière. Entre 1870 à 1918, près de 150 lieux ouvrent leurs portes à Paris et en périphérie mais c’est réellement en 1881 qu’ouvre à Montmartre le premier cabaret identifié comme tel, le Chat-Noir créé par Rodolphe Salis. Certains établissements créés à cette époque poursuivent encore aujourd’hui une activité, comme par exemple le Divan Japonais (1888), devenu aujourd’hui le Divan du Monde - Madame Arthur, le Paradis Latin (1889) ou le Moulin Rouge (1889). Pendant cette période en région, les revues sont souvent copiées, mais il semble que l’implantation durable de cabarets du « style de Montmartre » n’est repérable qu’après 1914.
Au début des années 1920, après la Première Guerre mondiale, les cabarets se rapprochent de programmations du type music-hall. Le milieu de cette décennie est principalement marqué par la création de la « Revue nègre » magnifiée par Joséphine Baker. La Seconde Guerre mondiale ouvrira une période de retour du public en recherche de divertissements aux cabarets.
L’après-guerre voit un important développement des scènes musicales dédiées à la chanson française, tant à Montmartre qu’à Montparnasse, dans des lieux comme le Tabou, le Rose rouge, l’Échelle de Jacob ou le Lapin Agile où se produisent Boris Vian, Juliette Gréco, Barbara, Patachou ou Jacques Brel.
Au cours des années 1960-1970, de nombreux cabarets ou lieux de music-hall ferment à Paris mais aussi en région en raison de la pression économique. Ce mouvement se poursuivra jusqu’à la fin du siècle, même si des lieux mythiques continuent d’accueillir un public nombreux, comme les Folies Bergère (1869), le Moulin Rouge, le Paradis Latin (1889), le Crazy Horse (1951), ainsi que Madame Arthur (1946) et Chez Michou (1956), tous deux à l’origine du développement du cabaret transformiste à Paris.
L’histoire des cabarets ne se limite pas seulement à la capitale : peu à peu les cabarets ont conquis l’ensemble du territoire, en s’installant en dehors des grandes villes. Certains lieux sont ainsi devenus très rapidement des institutions comme le Royal Palace, créé en 1980 dans le village de Kirrwiller en Alsace, l’Ange Bleu en 1997 à Gauriaguet à proximité de Bordeaux, le Grand Cabaret du Vieux-Berquin en 1999 en Hauts-de-France. Depuis les années 2010, de nouveaux établissements s’installent un peu partout sur le territoire et souvent en ruralité, tels que le cabaret La Belle Entrée à Saint-André-Goule-d’Oie au cœur de la Vendée en 2011, le Cabaret de Licques dans le Pas-de-Calais, le Cabaret Moustache en Ille-et-Vilaine et l’Étoile bleue à Marseille en 2017, le Moulin du Lac à Trivy-en-Saône et Loire en 2019, la Sirène à Barbe à Dieppe en 2021, Les Grandes Folies à Saint-Julien-de-Civry au cœur du Charollais en 2024. Ce sont le plus souvent des structures proposant des spectacles avec un petit nombre d’artistes, situées en dehors des grandes villes, notamment dans les communes rurales. Dans certains territoires, le cabaret est un des rares espaces de culture, en complément de la bibliothèque ou du cinéma.
En parallèle du développement des cabarets sur les territoires, les formes de spectacle de cabaret se renouvellent avec, depuis le milieu des années 2010, la création de projets « in-disciplinaires » autour d’un personnage ou d’une créature incarnée par un artiste ou d’un collectif comme le Cabaret de Poussière (Martin Dust), le cabaret Le Secret devenu La Barbichette (Monsieur K), La Bouche (Mascare, Bili Bellegarde, Grand Soir, Soa de Muse), L’Heure Exquise (Odile de Mainville), Les Meneuses (Maud Amour), Pins & Needles (Mona LaDoll), Belle pour Mourir (Grand Gaillard), Cabaret Lupin (Mister James) et bien d’autres. Leurs spectacles sont marqués par une grande liberté de ton et un fort engagement pour la défense des différentes communautés, en particulier LGBTQIA+. Par ailleurs, de plus en plus de scènes publiques soutiennent et programment le cabaret : par exemple, la Scène nationale Le Manège de Reims, la Maison de la danse de Lyon, le Carreau du Temple à Paris, les Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller ou la Scène nationale 61 à Alençon. Enfin, certains établissements proposent également des spectacles à destination du jeune public comme « Mon premier cabaret » au Paradis Latin.
Depuis leur création, les cabarets sont des lieux de divertissement, mais toujours également des espaces de création, de revendications, de transgression. Ils s’affirment aujourd’hui comme un type de spectacle unique qui conjugue la joie de vivre et la convivialité à la liberté de parole et la défense de la diversité.
Le cabaret, un acteur économique du spectacle vivant
À partir de 2016, le secteur a été représenté par le CAMULC (Cabarets – Music-halls – Lieux de création). Depuis le 1er janvier 2024, un nouveau syndicat, Ekhoscènes, est né de l’intégration au sein du PRODISS de deux autres syndicats du spectacle vivant privé (SNDTP et CAMULC) afin de représenter les scènes dans toute leur diversité. Ce syndicat accompagne producteurs de spectacles, exploitants de salles de concerts, directeurs de théâtres et de cabarets, compagnies de cabaret, diffuseurs et organisateurs de festivals.
- Environ 200 cabarets et compagnies de cabaret en France, dont environ 20 à Paris
- 2,7 millions de spectateurs
- Plus de 250 millions de chiffre d’affaires
Le secteur du cabaret représente environ 200 établissements en France dont une vingtaine à Paris (contre 100 cabarets dans les années 50), 2,7 millions de spectateurs et un chiffre d’affaires de 250 millions d’euros en 2024.
Ils emploient en 2024 près de 5000 personnes dont plus de 40% sont en CDI. Sur ces 5000 salariés, près de 1600 sont des artistes (avec comme particularité d’être généralement employés en CDI dans les grands cabarets parisiens). Par ailleurs, de nombreuses troupes itinérantes se produisent toute l’année dans les casinos et l’été dans l’hôtellerie de plein air.
Le Plan Cabaret
Le 21 janvier 2025 au Moulin Rouge, le ministère de la Culture a annoncé le premier Plan à destination du Cabaret, acte de reconnaissance pour ce secteur occupant une part active de notre vie culturelle. Depuis plus de 150 ans le cabaret a su devenir un symbole national représentant la France dans le monde entier en incarnant une permanente idée de liberté de parole, d’ouverture à l’autre, de satire sociale, de revendication, de transgression, un espace de création continue conjuguant joie de vivre et convivialité.
Le Plan Cabaret poursuit trois objectifs :
- soutenir la création ;
- renforcer la visibilité et la connaissance du cabaret ;
- valoriser le patrimoine du cabaret.
Le Plan Cabaret a été mis en œuvre progressivement par le ministère de la Culture, notamment par le biais des Directions régionales des affaires culturelles, ainsi que par Ekhoscènes, le Centre national de la musique, l’Institut Français, l’Office national de diffusion artistique (ONDA), de multiples acteurs du secteur artistes et/ou entrepreneurs de cabaret et des chercheurs.
Axe 1 : soutenir la création
Le premier objectif du Plan cabaret est le soutien à la création, celui-ci se décline de plusieurs manières.
Accompagnement des artistes de cabaret
Deux mesures étaient ciblées pour le soutien aux artistes, elles ont été mises en œuvre dès le printemps 2025.
Mesure 1 : Création d’un fonds de soutien au développement de créature / personnage de cabaret
Le ministère de la Culture a porté un fonds de soutien au développement de créature/personnage de cabaret en 2025 et 2026. Les objectifs : accompagner les artistes dans leur développement et leur transformation, mais aussi favoriser les échanges entres pairs, entre les différentes générations d’artistes, et ouvrir un espace permettant le partage des expériences et des récits. La sélection a été effectuée par un comité consultatif de sélection composé de professionnels du cabaret (artistes et directeurs de projets ou de lieux), de représentants de Directions régionales des affaires culturelles (DRAC), de l’Inspection pour la création artistique, de l’Office national de diffusion artistique (ONDA) et de journalistes.
En 2025, 184 dossiers ont été reçus après un appel à projets lancé en mai 2025. 29 projets d’artistes de cabaret ont été soutenus. Ils s’inscrivent dans toutes les esthétiques du cabaret et proviennent de l’ensemble du territoire national, dont les outre-mer.
- Lunel ;
- Louise de Finesse ;
- L’Oiseau Joli ;
- Kiki Béguin ;
- Rajah The umpress ;
- Pierre et la Rose ;
- Salem ;
- Saint Eugène ;
- David Noir ;
- Maud Amour ;
- Diamanda Callas ;
- La Biche ;
- Bibiche Peccino ;
- La Mariée ;
- Soso la Sirène ;
- Vaslav de Folleterre ;
- Angèle Micaux ;
- Glory Hole ;
- Grand Gaillard ;
- Chantaaaal ;
- Hevatiana ;
- Coco BG ;
- Diamond Blue ;
- Odile de Mainville ;
- Sonjéi ;
- Blood Drinker ;
- La Colonelle ;
- Mascare
En 2026, 241 projets ont été reçus après un appel à projets lancé en mai 2026. 31 ont été soutenus. Ils proviennent de l’Ile-de-France, du Grand Est, de Martinique, de la région SUD, de Bretagne, d'Occitanie, des Pays-de-la-Loire, de Bourgogne-Franche-Comté, d'Auvergne Rhône Alpes.
- Androkill ;
- Fürsy Von Colmar ;
- Jaj Hope ;
- Karaba ;
- Rita Kro ;
- Sattyna ;
- Alcaline Chevale ;
- Clara Brajtman ;
- Le Crooner ;
- Mister James ;
- Mona LaDool ;
- Papi Chulo ;
- Power Beautom ;
- Valentina Del Pearls ;
- Céline du Fion ;
- Fleur de Bach ;
- Froufrou Bistouquette ;
- La Baronne du Bronx ;
- Shirley Van Mac beal ;
- Eko Pump ;
- Fiana Cab ;
- Julie Demont ;
- Louison de Broca ;
- Madame Joëlle ;
- Rico Lo Scopia ;
- Baiser d’Epines ;
- Béton Mouillé ;
- Kamita Mountain ;
- La jeune Fiotte à la Perle ;
- La Mulette ;
- Miss Clit’
Mesure 2 : Soutien à des résidences cabaret dans des lieux pluridisciplinaires ou centres d’art
Le ministère de la Culture a porté un fonds de soutien aux résidences de cabaret en 2025 et 2026. Les objectifs : financer et encourager l'accueil de projets artistiques de cabaret dans des lieux pluridisciplinaires, des centres d'art et des scènes publiques.
Dix résidences cabaret dans des lieux pluridisciplinaires ou centres d’arts dans l’ensemble de la France ont été retenues en 2025. Ces résidences ont débuté dès la fin du printemps 2025.
- Maison de la danse de Lyon – projet de Patachtouille ;
- Le Manège, scène nationale de Reims – projet de Monsieur K ;
- Festival La Mousson d’été – projet de Corrine et Lala Morte ;
- Les Dominicains de Haute-Alsace – projet de Fürsy Von Colmar ;
- Palais de Tokyo et Chaillot, Théâtre national de la danse – Kabarè Z ;
- La Bèche, Pôle Cirque – Bestiaire Vestiaire ;
- Scène nationale 61 Alençon – Brenda Mour Enfin ! ;
- La Balise, Saint Gilles Croix de Vie – Cabaret Folle ;
- Les Quinconces, scène nationale du Mans – Ose ! ;
- Compagnie Cornucopiae – Régine Chopinot, Toulon – Alexandre Paulikevitch
Dix résidences cabaret dans des lieux pluridisciplinaires ou centres d’arts dans l’ensemble de la France ont été retenues en 2026. Ces résidences ont débuté dès la fin du printemps 2026.
- Poudrière, Belfort – Distorsions#2 ;
- Théâtre, scène nationale de Mâcon – Les Grandes Folies ;
- Le Carreau, scène nationale de Forbach + Le Dominicains de Haute-Alsace – L’Heure Exquise ;
- Scène nationale de Melun – Cabaret Folle
- Carreau du Temple et l'Institut français de Berlin – Paris Berlin La Bouche et Velvet Creepers ;
- Théâtre Luxembourg de Meaux – Cabaret Lupin ;
- Les Quinconces, scène nationale du Mans – Ose ! ;
- DSN, Dieppe scène nationale – La Sirène à Barbe & Olivier Dubois ;
- Théâtre du Beauvaisis, scène nationale – Élysée Moon ;
- 9-9 Bis, Oignies – Flux Show
Soutien aux entrepreneurs de la communauté cabaret
Deux axes principaux étaient ciblés dans le soutien aux entrepreneurs :
- Le Centre national de la musique a renforcé depuis le printemps 2025 les informations et les formations à destination des professionnels du secteur cabaret ;
- Le ministère de la Culture, en lien avec Ekhoscènes et le Centre national de la musique, travaille à la possible extension du Crédit d’impôt spectacle vivant – spectacles musicaux et de variétés aux entrepreneurs du cabaret. L’objectif principal est de soutenir les producteurs de cabaret avec lieu de petite et moyenne taille (TPE et PME) et les producteurs de projets cabaret sans lieu permanent dans leurs efforts de création de nouveaux spectacles et de diffusion des spectacles sur l’ensemble du territoire.
Cette extension permettra aux structures productrices de cabaret cibles :
- de consolider le modèle économique du cabaret ;
- de renforcer l’emploi artistique ;
- de conforter le soutien à des artisans ou métiers annexes, notamment dans le secteur des métiers d’art, par l’augmentation des budgets de production pour les dépenses de costumes et d’éléments scénographiques ;
- de favoriser, parce qu’elle cible les structures de petite ou moyenne taille, la vie culturelle dans des bassins de vie parfois peu dotés en infrastructures : elle permettrait, par conséquent, de soutenir l’attractivité de ces zones urbaines et rurales mais aussi de renforcer l’accès des populations concernées à une offre artistique et culturelle variée.
Axe 2 : renforcer la visibilité et la connaissance du cabaret
Le second objectif du Plan Cabaret est le renforcement de la visibilité et de la connaissance du cabaret.
Quatre mesures sont développées dans cet objectif. Elles ont toutes été lancées dès le printemps 2025 :
- Organisation à l’automne 2026 (mi-septembre / mi-décembre) d’une Saison Cabaret dans toute la France ;
- Organisation de rencontres et journées d’études : le ministère de la Culture a soutenu, dès 2025, deux rencontres autour du cabaret : « Indiscipliné cabaret » au Manège, scène nationale de Reims ; « Cabaret et Créatures » au Moulin Rouge et au Lapin Agile. Il a également participé au programme de formation « Club Cabaret » proposé par l’artiste Monsieur K au Manège de Reims dans le cadre de son association pour 3 saisons ;
- Développement de recherches et de publications : le ministère de la Culture a apporté un soutien à l’organisation d’une exposition à Paris autour du Bal Tabarin et au projet photographique Le chant des sirènes autour des artistes et des lieux de cabaret réalisé par Fred Stucin. Il a également soutenu le livre Cabarets, lieux et personnages autour du travail du même photographe édité par le Centre national de la musique.
- Formation des conseillères et conseillers des Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) aux enjeux du secteur cabaret organisée par l’Inspection de la création artistique : cette formation vise à développer la connaissance de l’histoire, de l’économie et des enjeux artistiques et culturels du secteur du cabaret afin de renforcer l’expertise des conseillères et conseillers des DRAC sur les projets de cabaret.
Axe 3 : valoriser le patrimoine du cabaret
- Valorisation des métiers d’art du cabaret ;
- Soutien à l’inscription du « Cancan » dans l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel : le ministère de la Culture accompagne le processus d’inscription du cancan à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel (PCI). Il a été proposé au Moulin Rouge de travailler avec le Centre national de la danse afin d’élaborer, en associant la communauté cabaret concernée, le cadre de cette démarche, en lien avec les services du ministère (Direction générale des patrimoines et de l’architecture). Une association « Arts du cabaret » a été créée pour accompagner ce processus. Soutenue par le ministère de la Culture, elle a engagé début 2026 une première étude, Panorama de la pratique du cancan dans les cabarets en métropole.
Quelques données-clés sur la pratique du cancan dans les cabarets
Ces éléments sont issus du Panorama de la pratique du cancan dans les cabarets en métropole produite par l’association « Arts du cabaret ». Cette étude est l’un des éléments de socle de discussion avec la communauté cabaret afin d’aboutir à l’automne 2027 au dossier d’inscription du cancan à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel.
- Parmi les cabarets qui présentent un cancan, 66% ont moins de quinze années d’existence.
- 70 % des cabarets référencés présentent un cancan (parmi ceux qui en présentent, on trouve majoritairement les cabarets transformistes).
- 72 % d’entre eux pensent que le cancan est porteur d’un message sur la liberté de la femme.
- Le choix de présenter un cancan repose en priorité sur la relation particulière que celui-ci créé avec le public, à laquelle s’ajoute son caractère historique.
- Cependant, dans plus de 50 % des cabarets, le cancan est exécuté sans qu’un artiste endosse une figure emblématique de cette danse.
- Parmi les cabarets qui présentent un cancan, celui-ci constitue un numéro important de leur spectacle avec une durée moyenne de 6 minutes et un nombre moyen de 8 artistes.
- 48 % des cabarets considèrent présenter un cancan original.
- L’apprentissage du cancan est principalement réalisé dans les cabarets avec comme professeur, la ou le chorégraphe. La formation par le « compagnonnage » est aussi une forme de transmission importante.
- Développement d’une stratégie de valorisation du « cabaret à la française » à l’échelle internationale : le référent cabaret du ministère de la Culture a présenté, au cours de l’été 2025, le Plan Cabaret aux conseillers et attachés culturels du réseau français à l’étranger dans le cadre des Ateliers de l’Institut Français. À la suite de cette rencontre, des projets cabaret sont en cours de développement à Berlin, en Slovénie… En parallèle, un groupe de travail « Stratégie internationale » sera réuni pour la première fois en janvier 2027. Il regroupera des représentants du secteur cabaret (lieux, artistes, Ekhoscènes…) de l’Institut Français, du Centre national de la musique et de l’Office national de diffusion artistique (ONDA) en vue d’établir un programme d’action conjoint.
La Saison Cabaret
La Saison Cabaret s’inscrit pleinement dans la dynamique de renforcement de la visibilité et de la connaissance du secteur. Elle se déploie en fédérant des acteurs culturels publics et privés à travers diverses manifestations du 18 septembre à 18 décembre 2026 dans l’ensemble du territoire métropolitain et en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane.
L’objectif de la Saison Cabaret est de rendre visible l’ensemble du secteur en montrant toute sa richesse et sa diversité, et de faire connaître ses évolutions et son histoire. Elle sera construite autour d’une programmation riche, ouverte et conviviale, portée par des structures culturelles publiques et privées issues de l’ensemble du territoire.
Très tôt ont été définis les fils rouges de la Saison Cabaret : le cancan, les créatures et les personnages de cabaret, les ambassadeurs et ambassadrices de la Saison Cabaret. Ils prennent appui sur les fondamentaux du Plan Cabaret autour des enjeux de soutien à la création, de valorisation du patrimoine et de renforcement de la connaissance du cabaret dans ses multiples formes.
Carte des lieux participant à la Saison Cabaret
Retrouvez les lieux qui développent des projets de cabaret sur tout le territoire français et leurs informations en cliquant sur la carte interactive.
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