Les partenaires
Afin d'obtenir une couverture du territoire plus rapide et une meilleure appropriation de leurs travaux, les services régionaux de l'Inventaire s'associent régulièrement à de nombreux partenaires et acteurs du territoire.
Les collectivités locales et les établissements publics de coopération communale
Durant les années 1990, dans la continuité des politiques menées par l’État, des expérimentations de transfert de la compétence de l’Inventaire général ont été menées.
Le département de l’Isère ou celui de Seine-Saint-Denis se sont engagés dans de vastes opérations pour valoriser le patrimoine de leur territoire sans nécessairement conventionner avec les services régionaux.
En revanche, nombre d'autres collectivités telles que les agglomérations de Cahors, Rodez ou de Lectoure en Occitanie, mettent en œuvre un partenariat avec le service régional et proposent une politique ambitieuse en matière d’Inventaire général, de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine. Une multitude de communes et de groupements de communes, dont certains labellisés « Villes et Pays d’Art et d’Histoire », contribuent, au côté des régions, aux missions de l’Inventaire général du patrimoine culturel français.
Des Parcs naturels régionaux, gérés par les collectivités dans le cadre de syndicats mixtes, sont également des structures très dynamiques en matière d’inventaire du patrimoine bâti. En témoigne, notamment, le travail mené ces dernières années dans plusieurs d'entre eux ; citons par exemple :
- Le Parc naturel régional de la Brenne en Centre Val-de-Loire
- Le Parc naturel régional des Bauges en Auvergne Rhône-Alpes
- Le Parc naturel régional vallée de la Rance-Côte d'Emeraude en Bretagne
Les associations de bénévoles ou de professionnels
Les sociétés savantes d'histoire locale sont des partenaires réguliers des services régionaux ; les chercheurs publient souvent dans leurs revues ou interviennent lors de leurs journées d'étude.
Les professionnels des services de l'Inventaire général se retrouvent dans plusieurs associations, celles propres à l’Inventaire général et d'autres, extérieures, qui sont toutes actives dans les domaines de l’histoire de l’art et de la défense du patrimoine.
L’APIG, Association des Personnels de l’Inventaire Général, existe depuis 1983. Elle se veut un lieu de débats et de rencontres : débats sur tous les sujets liés à l’Inventaire général ; rencontres entre tous les personnels, actifs ou retraités, quel que soit leur métier ou leur statut.
Les responsables de la mission de l’Inventaire général dans les Régions se réunissent régulièrement pour échanger sur des sujets d’actualités dans le cadre de l’ACRI, l’Association des Conservateurs Régionaux de l’Inventaire.
Selon leurs affinités ou leurs engagements plus personnels, les chercheurs peuvent être membres du Comité Français d’Histoire de l’Art (CFHA) ; ceux travaillant sur l’architecture et la ville adhèrent à l’Association d’Histoire de l’Architecture (AHA) ; ceux assurant une mission de Conservateur des Antiquités et Objets d’Art (CAOA) pour le service des Monument Historiques. Les spécialistes de patrimoine industriel sont actifs auprès du Comité d’Information et de Liaison pour l’Archéologie, l’étude et la mise en valeur du patrimoine industriel (CILAC). Ils publient notamment régulièrement des articles dans la revue de l’association L’Archéologie industrielle en France. Et bien d’autres associations comptent des professionnels de l’Inventaire parmi leurs adhérents.
L'enseignement supérieur
L’Inventaire général tire son originalité de son rapport étroit avec les territoires mais aussi avec la communauté scientifique. Les universités et les écoles nationales supérieures d’architecture restent des partenaires privilégiés. Cet ancrage scientifique offre des perspectives élargies en lien avec la recherche académique. De nombreux exemples sont révélateurs, tels que le patrimoine industriel du Val d’Aubois (Centre-Val de Loire), le quartier des Champs-Élysées ou les réflexions sur le périurbain avec l’Université de Tours ou le travail sur le patrimoine de l'université de Nancy.
Cette relation primordiale dans le domaine de l’histoire de l’art est formalisée dans un compagnonnage au long cours avec le centre André-Chastel, laboratoire de recherche et unité mixte (UMR 8150) placée sous la tutelle de Sorbonne-Université et du ministère de la Culture. Au sein de cette structure, des chercheurs spécialistes du vitrail (composant autrefois la « cellule vitrail ») travaillent en liaison étroite avec l'Inventaire général et ses services régionaux. Les missions des chercheurs relèvent de l’expertise en faveur de la connaissance, de la protection et de la conservation du patrimoine des vitraux et contribuent au Corpus Vitrearum.
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