Face aux assauts de l'érosion, la recherche scientifique engage une véritable course contre la montre sur de la plus haute dune d'Europe. Cette campagne d'archéologie programmée contribue directement à la connaissance du patrimoine du littoral aquitain.
Un patrimoine exhumé avant sa disparition
Les mécanismes d'érosion au niveau des passes du Bassin d'Arcachon mettent au jour puis détruisent progressivement des vestiges multimillénaires. Les archéologues décapent actuellement un sol forestier fossile daté entre 1000 et 500 avant notre ère. Cette intervention permet d'étudier un atelier saunier et son environnement direct. Les scientifiques analysent également les contours d'un ancien étang découvert en 2024 dont les tourbes conservent des bois antiques dans un état exceptionnel.
Une synergie collective au service du chantier
Sur le terrain, l'archéologue bénévole Philippe Jacques et une quinzaine de passionnés de l'association Groupe de recherche archéologique du Pays de Buch et de l'Agenais s'activent au quotidien. Le laboratoire Ausonius les accompagne pour effectuer les relevés de haute précision. Cette aventure scientifique s'appuie sur un collectif solide : la DRAC Nouvelle-Aquitaine encadre et finance l'opération sur la parcelle mise à disposition par le Conservatoire du littoral, propriétaire du site. Le Syndicat mixte de la Grande Dune du Pilat veille à la sécurité et à l'accueil des visiteurs, tandis que la commune de La Teste-de-Buch cofinance le projet et accueillera les vestiges découverts au sein du Musée du pays de Buch et du Bassin d'Arcachon.
Des actions de médiation ouvertes à tous
Afin de garantir la transmission de la mémoire du territoire et l'accès de tous à la recherche scientifique en train de se faire, le chantier s'accompagne d'un programme de sensibilisation du public. Le Syndicat mixte propose ainsi des visites guidées thématiques sur l'évolution du site et présente une exposition pédagogique dans la cabane d'accueil.
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