Des tuiles déplacées, des infiltrations répétées et une charpente fragilisée par le temps : sur le versant sud de la nef, l'urgence de protéger l'édifice s'était imposée. Dès 2021, une série d'expertises techniques révélait un état sanitaire très dégradé sur l'ensemble des couvertures en ardoise, menaçant à la fois la structure du bâtiment et la sécurité de ses usagers.
Un chantier au service du patrimoine béarnais
Propriétaire de l’église, la commune de Lescar a engagé un vaste programme de réhabilitation planifié sur trois années. L'objectif principal consistait à assurer la mise hors d’eau définitive du bâtiment tout en respectant l'architecture d'origine de cette ancienne cathédrale.
Les opérations se sont déroulées selon des exigences strictes en combinant la révision et le remplacement de la couverture en ardoise, la consolidation et la réparation des désordres sur les charpentes en bois, ainsi que la sécurisation des accès et la reprise des zones d’étanchéité.
L’expertise de l’État aux côtés des acteurs locaux
La maîtrise d’œuvre de ce chantier complexe a été confiée à l’atelier Lavigne, basé à Pau. Pour garantir le respect des normes d'intervention sur un monument protégé, les services de l'État ont accompagné chaque étape des travaux dans le cadre du Contrôle scientifique et technique (CST). Cet accompagnement rassemble l’expertise conjointe de la Conservation régionale des Monuments historiques (CRMH) et de l’Unité départementale de l’architecture et du patrimoine des Pyrénées-Atlantiques (UDAP 64).
Grâce à cette synergie entre services de l'État, architectes et collectivités, Notre-Dame-de-l'Assomption est restituée aux habitants et aux visiteurs dans toute sa valeur patrimoniale, à l'abri des intempéries. Financé à hauteur de 675 000 d'euros par l’État, le chantier s'élève à 2,3 millions d’euros.
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