Détruit lors de la Révolution française, le chemin de croix du XVIIe siècle renaît au siècle suivant. Dès 1825, le Père Michel Garicoïts relance la réparation de l’église et engage la construction des stations actuelles dont le calvaire a été inauguré en 1873. Propriété de la communauté de communes du Pays de Nay, l’ensemble est classé monument historique depuis le 13 février 2002.
Un chantier de protection du patrimoine béarnais
En 2015, un bilan sanitaire des oratoires révèle un état sanitaire très dégradé sur l'ensemble des stations du chemin de croix dont des structures fragilisées par des séismes et de nombreuses infiltrations d’eau et remontées de sel dans les murs. Les nombreux dégâts constatés sur certaines stations en menaçaient parfois la structure. Un vaste programme de restauration s’imposait afin de répondre à un besoin essentiel : conserver et protéger cet ensemble patrimonial et permettre la transmission de ce patrimoine religieux aux générations futures.
Les travaux dirigés par Stéphane Thouin, architecte en chef des monuments historiques, se sont déroulés en cinq tranches, de 2017 à 2025. Les équipes d’artisans sont intervenus sur de nombreux éléments : maçonneries, charpentes, toitures, voûtes en plâtre, vitraux, décors peints et bas-reliefs. Chaque oratoire a ainsi bénéficié des interventions adaptées aux besoins de sa préservation.
Une opération soutenue par l’État
La Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) de Nouvelle-Aquitaine a financé près de 60 % des travaux. Sa participation s’élève à 1 244 000 €, pour un montant total de 2 160 000 € HT. En 2018, l’opération a également bénéficié d’une aide de la Mission Bern et de crédits du Fonds incitatif pour le Patrimoine (FIP).
La Conservation régionale des Monuments historiques (CRMH) de Nouvelle-Aquitaine a assuré le contrôle scientifique et technique.
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