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En quelques mots

Une des missions fondatrices du ministère de la Culture à sa création consistait à « rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres capitales de l'humanité », qui s'est traduite à la fois par un soutien à l'offre culturelle, à sa qualité et à sa diversité et par une action en faveur du développement des publics, particulièrement de ceux qui sont le plus éloignés de la culture.

La question du rapport de l’ensemble de la population à la culture doit par ailleurs tenir compte des nouvelles conditions d'accès à l'art et à la culture liées au numérique. Elle doit aussi renouveler son approche de l'accès des jeunes à la culture et notamment de l'Éducation artistique et culturelle, en prenant en compte tous les temps de l'enfant, et l'ensemble des partenaires concernés sur les territoires.

La prise en compte des publics les plus éloignés de la culture pour des raisons économiques, sociales, géographiques (personnes handicapées, hospitalisées, détenues en milieu carcéral, personnes en situation d’exclusion sociale ou géographique) s'appuie sur un ensemble de politiques interministérielles sur lesquelles la mobilisation doit rester forte et relever d'un engagement gouvernemental réaffirmé : culture/justice, culture/santé, culture/handicap, culture/agriculture, culture/politique de la ville.

Au-delà de ces politiques de publics ciblés, il importe de donner une nouvelle dynamique à des politiques à destination de populations plus larges : politique de l'éducation artistique et culturelle liée à une politique de la jeunesse, développement de l'action en faveur de l'accès à la culture des étudiants notamment ceux de l'université, et d'aborder le champ du monde des entreprises.

Les études sociologiques confirment en effet que la fréquentation des œuvres fait partie de l'héritage familial et est liée aux conditions de socialisation des personnes et à leur environnement social immédiat. Elles confirment aussi la montée d'une « culture des écrans » et le risque de décrochage des nouvelles générations, y compris dans les milieux les plus favorisés, par rapport aux formes « classiques » de la Culture.

Les politiques d’accessibilité destinées à des publics spécifiques ont connu des avancées significatives, en lien avec les établissements publics, les structures culturelles, le monde associatif, les réseaux d’éducation populaire qui sont autant de points d’appui et de leviers, entre lesquels les synergies doivent être développées. D'autre part, le ministère de la Culture et de la Communication soutient des expérimentations visant la diversification des modes d’accès à la culture (pratiques numériques créatives, pratiques en amateur).

Le plan pour l’éducation artistique et culturelle lancé en 2008 s'est traduit par plusieurs mesures comme la création d'un enseignement d'histoire des arts à l'école et au collège, la mise en place de référents culture en lycée, la création de ciné-lycée puis de Culture lycée. Le ministère de la Culture et de la Communication a notamment consolidé la capacité d’intervention en matière d'éducation artistique et culturelle des structures qu'il subventionne, a créé un portail « www.histoiredesarts.culture.fr », a développé les résidence d'artistes en milieu scolaire, ou encore les pratiques orchestrales à l'école (circulaire de janvier 2012) comme en dehors de l'école (DEMOS), a lancé une réflexion sur les modes de transmission de la musique notamment dans les conservatoires (rapport Lockwood). Une expérimentation a été lancée début 2012 sur la notion de parcours d'éducation artistique et culturelle en lien avec les collectivités territoriales dans le cadre du CCTDC, afin de prendre en compte tous les temps de l'enfant et l'ensemble des partenaires concernés sur les territoires.

Des réflexions ont été lancées sur culture et monde du travail, avec des représentants de salariés, de comités d'entreprises, des artistes et des chercheurs...

La politique des publics doit prendre en compte la diversification des modes d’accès à la culture tout en soutenant les nouvelles formes de diffusion des œuvres, et donc intégrer résolument le numérique à la réflexion. Elle doit poursuivre son investissement en faveur des publics empêchés ou éloignés de la culture mais aussi s'attacher à développer l'accès de populations les plus larges, des jeunes notamment. Sur ce point il est nécessaire de réinterroger certains des dispositifs mis en place, de prendre en compte l'évolution du rapport des jeunes au système scolaire, qui construisent leur identité en partie auprès de leurs pairs, de s'appuyer davantage sur l'implication croissante des collectivités territoriales et la diversité des partenariats potentiels sur les territoires (fédérations d'éducation populaire, monde associatif...), et de dépasser la segmentation du temps de l'enfant entre temps scolaire et hors temps scolaire. Le champ de l'université doit être réinvesti et celui de l'entreprise abordé.

La mise en place du fonds de dotation InPACT (Initiative pour le partage culturel) mis en place en mars 2012, et regroupant une dizaine d’entreprises et de mécènes, offre un outil de partage et de réflexion permettant d'associer fonds privé et fonds publics au soutien d'initiatives culturelles innovantes à destination de publics éloignés de la culture.