Comment encourager et développer une économie créative dotée d'une dimension sociale ? Comment développer des sources de financement durables ? Quels modèles de protection du patrimoine vivant et immatériel permettent d'équilibrer transmission, innovation et droits culturels ? C’est à toutes ces questions que tâchent de répondre les experts français et mexicains mobilisés lors de ces Rencontres Malraux.
Créées en 1994 par le ministère de la Culture, les Rencontres Malraux constituent un temps fort de réflexion et de partage d’expérience à l’international. Organisées à la demande d’un pays partenaire, transmise par l’ambassade de France concernée, elles ont vocation à nourrir la réflexion sur les politiques et pratiques culturelles, à encourager les échanges d’expertise et à favoriser la structuration de coopérations durables entre acteurs français et étrangers.
Les Rencontres Malraux en quelques chiffres :
- depuis leur création, plus de 100 Rencontres Malraux ont été organisées dans 58 pays ;
- Les thèmes sont divers et adaptés à la demande du pays d’accueil : culture et technologie (Taïwan, 2018), tourisme culturel (Cuba, 2019), protection et valorisation du patrimoine matériel et immatériel (Angola, 2023) … En 2026 aura lieu une autre rencontre, au Maroc, sur le thème du jeu vidéo ;
- Il s'agit des troisièmes rencontres organisées au Mexique, après celles de 2004 et 2014.
Pour ces Rencontres Malraux organisées au Mexique, les échanges se déroulent sur trois jours, mêlant dialogues et tables rondes autour de la création artistique, des industries culturelles et créatives (ICC) et des patrimoines culturels immatériels.
Financement, savoir-faire et durabilité : au coeur des échanges franco-mexicains
Face aux transformations numériques qui traversent la France et le Mexique, les analyses croisées qui sont menées dans le cadre de ces rencontres invitent à réfléchir aux conditions d’un écosystème créatif durable, fondé sur des coopérations internationales et des politiques publiques conciliant diversité culturelle, développement économique et d’équilibre entre savoir-faire et innovation.
Les politiques de soutien aux métiers d’art et aux savoir-faire occupent une place centrale dans ces trois journées d’échanges. Si la France et le Mexique partagent un patrimoine particulièrement riche dans ces domaines, leurs modèles d’accompagnement diffèrent sensiblement. Les dialogues et tables rondes permettent ainsi de comparer les approches françaises et mexicaines afin d’identifier des leviers communs pour préserver l’excellence des métiers d’art, encourager la transmission, soutenir l’innovation et renforcer la visibilité ainsi que le rayonnement international des expressions artistiques.
Les métiers d’art sont vivants et s’adaptent : s’ils n’innovent pas, ils meurent
Les discussions abordent également les enjeux d’appropriation culturelle, de développement durable et de bioculturalité, en vue d’élaborer des politiques publiques intégrant pleinement ces dimensions. Les experts réunis cherchent à faire émerger des stratégies communes pour valoriser le patrimoine culturel et naturel, notamment immatériel, comme vecteur de mémoire collective, tout en soulignant la nécessité d’une meilleure articulation des cadres réglementaires internationaux.
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