Qu’est-ce que les patrimoines donnent et ne donnent pas à voir ? Comment analyser ce qui demeure tapi dans l’ombre du patrimoine visible et que révèlent les dynamiques d’exclusion ou d’inclusion de certains patrimoines ? Quels rôles les institutions et la puissance publique jouent-elles dans ces processus d’invisibilisation et de patrimonialisation ? Dans quelle mesure les règles juridiques prennent-elles en charge ces processus ?
Le nouveau numéro de la revue du ministère de la Culture In Situ. Au regard des sciences sociales explore la notion d’invisible dans le domaine des patrimoines et confronte en particulier les processus d’invisibilisation aux processus de patrimonialisation.
Du cinéma colombien aux archives LGBTQIA+, en passant par le pansori coréen, l'afflux migratoire espagnol en Occitanie dans les années 40, la patrimonialisation carcérale, la conservation du corps de Soliman al-Halabi ou encore l'identité culturelle des peuples autochtones, les articles réunis offrent une armature conceptuelle et critique des enjeux que soulève la patrimonialisation de l’invisible. Ils présentent de nombreuses nuances dans le passage de l’ombre à la lumière à différentes échelles (internationale, nationale et locale) et sur plusieurs continents. Des idées-forces en ressortent, autant de clefs de lecture qui traversent l’ensemble des contributions, tous regards disciplinaires confondus : sociologiques, politologiques, historiques, anthropologiques et juridiques.
Créée en 2019, In Situ. Au regard des sciences sociales est une revue annuelle en libre accès éditée par la Direction générale des Patrimoines et de l’Architecture du ministère de la Culture. Fondée sur un socle ethnologique, la revue est centrée sur l’étude des questions patrimoniales comme phénomène social, culturel, économique et politique. Elle rassemble un comité scientifique pluridisciplinaire (historiens, juristes, économistes, anthropologues, géographes et conservateurs).
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