Aujourd’hui, le secteur de la construction représente une part importante des consommations d’énergie, des émissions de gaz à effet de serre et de la production de déchets. La décarbonation du secteur est cruciale et passe par une évolution des compétences chez l’ensemble des acteurs de la ville durable. Parallèlement, la France manque d’architectes et de paysagistes pour répondre aux besoins croissants de rénovation, de réhabilitation et d’aménagement durable des territoires.
Le projet TAP entend repositionner les architectes et paysagistes comme des acteurs centraux face aux défis de transformation de l’industrie du bâtiment, des processus d’aménagement et de la décarbonation. Il accompagne une transformation profonde des pratiques professionnelles, en cohérence avec les objectifs de la Stratégie nationale pour l’architecture 2025-2029, qui souligne l’importance de renforcer la qualité du cadre de vie, d’accompagner les transitions écologique et numérique et de soutenir l’évolution des métiers de la conception.
Un écosystème innovant de formation
Le projet TAP prévoit le développement d’outils et de ressources pédagogiques au service des communautés enseignantes. Ses axes de travail concernent :
- la formation initiale et l’alternance (à destination des étudiants en architecture) ;
- la formation des formateurs (à destination des enseignants-chercheurs) ;
- la formation continue (à destination des professionnels).
Les problématiques abordées couvrent un large éventail de compétences d’avenir : la réhabilitation du patrimoine existant, le réemploi des matériaux, la rénovation énergétique, la construction en matériaux bio-géo-sourcés, l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la conception architecturale, les techniques de modélisation et de simulation des performances environnementales, la préservation des sols et la gestion des risques et l’adaptation des villes au changement climatique.
Le projet TAP s’est donné pour mission de construire un écosystème innovant de formation, en renforçant l’adéquation entre les compétences développées dans l’enseignement supérieur et les besoins émergents des métiers du bâtiment, de l’aménagement et du paysage. Il repose sur le développement de dispositifs combinant des approches pédagogiques renouvelées, l’hybridation des enseignements et l’intégration des outils numériques. Il favorise également l’apprentissage expérientiel, interdisciplinaire et collaboratif, en lien étroit avec les réalités professionnelles et territoriales.
Lancement d’une dynamique collective
La journée officielle de lancement du projet TAP se tiendra le mercredi 8 juillet 2026 à l’École nationale supérieure d’architecture de Normandie (ENSA Normandie) à Rouen. Elle réunira les membres du consortium, des enseignants-chercheurs ainsi que des partenaires et soutiens du projet. Ce temps fondateur permettra de fédérer les actrices et acteurs du projet TAP, de présenter les ambitions et les modalités de mise en œuvre du projet et d’engager un travail collectif pour développer les matrices pédagogiques.
Neuf journées thématiques, organisées par les établissements du consortium, suivront ce premier rendez-vous à partir de la rentrée de septembre 2026. Elles aborderont des questions telles que :
- la réhabilitation du patrimoine ;
- l’économie de l’architecture et de ses métiers ;
- l’intelligence artificielle ;
- l’utilisation de matériaux bio-géo-sourcés dans la conception ;
- l’économie circulaire et le réemploi de matériaux ;
- le foncier, les risques ;
- la filière bois ;
- la santé dans l’architecture.
Deux demi-journées seront consacrées à la formation continue et au développement de pédagogies hybrides et expérientielles. Un événement synthèse clôturera cette séquence collective au printemps 2027 et ouvrira une nouvelle période de production de contenus et d’outils au profit des formations des filières architecture et paysage.
Qu’est-ce que le projet TAP ?
Élaboré sur cinq ans, ce projet est lauréat de l’appel à manifestation d’intérêts « Compétences et métiers d’avenir » (AMI-CMA), inscrit dans le cadre du plan gouvernemental d’investissement France 2030. Porté par un consortium réunissant des établissements d’enseignement supérieur et des organismes professionnels, le projet TAP constitue un véritable collectif au service de la transformation des métiers du cadre bâti et de l’aménagement. Le consortium s’engage à déployer les expertises, développer les compétences nécessaires à l’évolution des formations et mutualiser l’ingénierie pédagogique. Il réunit les acteurs majeurs des formations des métiers d’architecture et de paysage :
- le réseau des écoles nationales supérieures d’architecture et de paysage
:(ENSA-P Bordeaux, ENSA-P Lille, ENSA Bretagne, ENSA Normandie, ENSA Paris-Val de Seine, ENSA Nancy, ENSA Paris-Belleville, ENSA Grenoble, ENSA Clermont-Ferrand, ENSA Toulouse, ENSA Strasbourg, ENSA Lyon, ENSA Marseille, ENSA Saint-Etienne, ENSA Paris-Est, ENSA Paris-Malaquais, ENSA Montpellier, ENSA La Réunion, ENSA Paris-La Villette ; - l’INSA Strasbourg – département architecture ;
- l’INSA Val de Loire – école de la nature et du paysage ;
- l’École de Chaillot ;
- le Conseil national de l’Ordre des Architectes ;
- Refc’a, réseau pour la formation continue des architectes ;
- amàco, centre de formation, de recherche et d’expertise sur la construction.
Ce travail bénéficie d’une aide de l’État gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre de France 2030 (référence ANR-25-CMAS-0011).
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