Cette journée d’étude propose d’analyser les conséquences de la loi du 23 juillet 1940, « relative à la déchéance de la nationalité à l’égard des Français qui ont quitté la France », prononcée par le régime de Vichy. Elle entraîna la mise sous séquestre des biens des personnes ainsi déchues, puis leur liquidation. Dans ce contexte, les musées nationaux eurent la possibilité d’exercer un droit de préemption sur ces œuvres d’art, avant leur vente.
Alors que la plupart de ces biens préemptés ont été restitués à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les recherches menées par le musée national de céramique en préparant l’exposition « Sèvres, une passion Rothschild » (17 avril-26 juillet 2026, Galerie des Gobelins, Paris) ont révélé que certains étaient toujours conservés par le musée. Une proposition de restitution a par conséquent été formulée auprès de la Commission pour la restitution des biens et l’indemnisation des victimes de spoliations antisémites (CIVS), en application de la loi du 22 juillet 2023.
Au cours de cette journée, plusieurs spécialistes interviendront afin d’expliquer ce processus largement méconnu : dans quelle mesure les musées nationaux ont-ils participé à ces actions spoliatrices et dans quel objectif ? À l’appui de différents exemples, historiens, chercheurs et conservateurs débattront de ces questions.
Complet en présentiel, mais accessible en visio-conférence
Plus d’informations sur la journée d’étude sur le site Sèvres - Manufacture et Musée nationaux
En lien avec l’exposition Sèvres, une passion Rothschild - De la Villa Ephrussi à Paris du 17 avril au 26 juillet 2026
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