En 2025, le service des musées de France a constitué des groupes de travail visant à guider les recherches et à établir une méthodologie commune, incluant l’ensemble des problématiques (spoliations entre 1933 et 1945, restes humains, biens issus de contextes coloniaux et trafic illicite) et des types de collections. Dans le cadre du groupe de travail « marques et étiquettes », la Mission de recherche et de restitution des biens culturels spoliés (M2RS) du ministère de la Culture et le département des Objets d’art du musée du Louvre ont recensé les marques et étiquettes caractéristiques de la période 1933-1945.
Des marques sont apposées par les spoliateurs, tels que la Geheime Feldpolizei, l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg (ERR) ou encore la Dienstelle Westen dans le cadre de la Möbel-Aktion. Les marchands peuvent aussi avoir des marques identifiables comme Raphaël Gérard ou Maria Dietrich. Les collectionneurs spoliés eux-mêmes pouvaient marquer leurs œuvres par des étiquettes, des numéros de collections ou des ex-libris. Toutes ces marques peuvent permettre de retracer l’historique et de comprendre le parcours d’une œuvre.
Marques et étiquettes 1933-1945
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