Ce chantier de restauration, entièrement financé par l’État, propriétaire de l’édifice, bénéficie d’un budget de 2,09 millions d’euros. La maitrise d’œuvre est assurée par Frédéric Didier, architecte en chef des monuments historiques.
L’histoire de l’aile des écuries
L’aile des écuries fait partie de l’ensemble archiépiscopal de Sens. Elle a été construite au XVIIIe siècle par l’architecte Claude-Louis d’Aviler pour l’archevêque et cardinal de Luynes. Située entre l’aile sud du palais archiépiscopal et le palais synodal, elle remplace d’anciennes écuries, à l’origine médiévales, mais accidentellement incendiées en 1683, puis reconstruites au même endroit vers 1686.
L’aile des écuries a la particularité de présenter un double visage : celui d’une construction démonstrative tournée vers la cour du palais archiépiscopal, avec une façade majestueuse structurée en pierre de taille et couronnée d’un fronton, et, côté rue, une façade plus modeste enduite avec des modénatures en brique.
Au fils des années, en servant de tribunal, de secrétariat de l’archevêché, à nouveau d’écuries, de poste de police, d’école, puis de musée, le bâtiment a connu de nombreuses modifications, sans pour autant modifier son volume général. Il est aujourd’hui en recherche d’affectation.
La précédente campagne de restauration du bâtiment remonte aux années 1896-1903, sous la conduite de l’architecte diocésain Édouard Bérard. Une nouvelle restauration est devenue nécessaire en 2026.
Restaurer l’édifice dans son état historique
Les travaux interviennent sur la partie extérieure : le clos et le couvert. La restauration a pour objectif de restituer l’édifice dans son état originel de la seconde moitié du XVIIIe siècle, tel qu’il a été dessiné par l’architecte d’Aviler, avec ses deux façades très contrastées.
Les travaux concernent notamment :
- La restauration de la charpente et la restitution de la couverture en ardoise des écuries, avec la pose de plomb en haut du toit (faîtage) et la reprise des descentes d’eau de pluie ;
- La restauration de la façade côté cour, avec notamment le remplacement des pierres de taille endommagées, la réfection des enduits ainsi que la restauration du fronton sculpté ;
- La restitution des dispositions de la façade côté rue, avec la suppression des ouvertures basses surnuméraires percées au fil de la vie du bâtiment, la remise à neuf des enduits, l’application de badigeons unis sur les murs et d’un décor à fausse coupe de briques sur les encadrements des fenêtres et sur la corniche ;
- La restauration et la restitution des menuiseries et de leur quincaillerie.
L’opération est découpée en deux tranches : la première, engagée au mois de mai 2026 s’achèvera en décembre de cette année. Elle sera suivie d’une seconde tranche dont l’achèvement est attendu pour la fin de l’année 2027.
Au sein de la DRAC, la conservation régionale des monuments historiques (CRMH) est chargée, en application du code du patrimoine, de la documentation, de la protection du patrimoine monumental et mobilier, de sa conservation, son entretien, de sa restauration et de sa mise en valeur.
Partager la page
