La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Clermont-Ferrand, chef-d’œuvre gothique du XIIIe siècle, est entrée dans une nouvelle phase de son histoire. Classée monument historique depuis 1862 et propriété de l’État, elle fait l’objet, depuis 2025, d’un vaste chantier de restauration piloté par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes. Ce projet ambitieux vise à rénover ses couvertures, renforcer la sécurité incendie et préserver durablement ce patrimoine emblématique, tout en lui permettant de rester ouvert au public.
Historique d'un projet de restauration ambitieux
La maîtrise d’ouvrage du chantier de restauration de la cathédrale est assurée par la Direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes (DRAC). A partir de 2017, les différentes études menées par l’architecte en chef des monuments historiques Rémi Fromont ont permis d’établir un programme de travaux pluriannuel qui priorise la mise hors d’eau de la cathédrale avec un projet de restauration de l’ensemble des couvertures, de plus de 10 ans.
À la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris, les 15 et 16 avril 2019, le programme de travaux prévoit également le renforcement de la sécurité incendie en cohérence avec les nouvelles orientations du « plan de sécurité des cathédrales » établi par le ministère de la Culture.
En 2020, des travaux de sécurisation ont été menés sur la couverture de la nef et, en 2023, une baie médiévale très abîmée a été restaurée.
En parallèle, sous la maîtrise d’œuvre de l’architecte des bâtiments de France (ABF), des travaux d’entretien réguliers sont réalisés.
Un projet structuré en trois phases
Le programme de travaux, d’un montant global estimé à plus de 20 millions d’euros TTC, se déploie en trois phases majeures.
Point d’étape de la phase 1
La phase 1, actuellement en cours de travaux, est financée à 100% par l’État / ministère de la Culture / DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, dans le cadre du plan de relance et s’élève à 8,2 millions d’euros TTC. Les travaux dureront 18 mois, soit jusqu’au début du 2e semestre 2027.
Les travaux de la phase 1 visent à garantir l’étanchéité des parties hautes de l’édifice, à améliorer les conditions d’intervention des pompiers (création de planchers d’accès, installation de colonnes sèches), à renforcer la sécurité incendie (caméras thermiques) et, enfin, à mettre en place une instrumentation pour le suivi des fissures.
Le plomb, la sûreté et la sécurité incendie
La particularité de ce chantier est la présence de plomb. Aussi, en préalable au démarrage de ce chantier, une entreprise a été recrutée pour la mise en place et le suivi de la métrologie afin de maîtriser les taux de plomb en zone chantier, élaborer les modes opératoires et veiller au bon respect des protocoles avec les entreprises.
Les installations de chantier (protection des échafaudages, base vie adaptée et traitement des équipements) sont également conçues pour la protection des collaborateurs qui travaillent sur le chantier.
Des points et réunions sont régulièrement organisées avec les organismes préventeurs (Inspection du travail, CARSAT, OPPBTP, médecine du travail).
Des caméras, thermiques également, un système de sécurité incendie, une colonne sèche de chantier, des rencontres régulières avec le Sdis63 et un gardiennage 24/24 permettent d’assurer la sécurité du chantier.
L’opération de restauration de la couverture du vaisseau central de la nef devrait suivre aussitôt la première phase de travaux achevée. Cette opération démarrerait donc en début d’année 2027 et concernera la restauration des toitures de la nef, du chœur, des transepts, ainsi que des terrasses des massifs Sud et Nord et de la tour de la Bayette. Au regard de l’importance de l’opération, cette phase se déroulera sur plusieurs années.
La restauration des couvertures intermédiaires (c’est-à-dire les couvertures en pierre des bas-côtés et des chapelles) n’est pour l’instant pas programmée.
Ouverture de la cathédrale : l’intervention des entreprises s’effectuera exclusivement hors des espaces accessibles au public, permettant d’assurer l’ouverture et les usages habituels de la cathédrale.
- Installations de chantier : afin d’intervenir sur les deux tours Nord et Sud, une clôture de chantier et une base-vie seront installées près de la cathédrale.
Les installations de chantier en détail
- La base-vie et les principales installations de chantier seront positionnées sur le parvis Nord de la cathédrale, place de la Bourse. À partir du 15 septembre et jusqu'à fin octobre, le temps d’installer tous ces équipements, une zone plus conséquente interdite au public sera mise en œuvre, de plus, une base vie provisoire de chantier sera installée place de la Poterne.
Le cheminement piéton sur la place de la Bourse est maintenu ainsi que tous les accès véhicules autour de la cathédrale. - De fin octobre jusqu'à début 2027, la base vie définitive et les installations de chantier seront concentrées sur une portion de la place de la Bourse. Une palissade sera mise en œuvre pour clôturer et sécuriser cette zone.
- Afin d’intervenir sur les parties hautes de la façade occidentale, une clôture de chantier sera mise en place sur une partie de la façade Ouest de la cathédrale de mars à octobre 2026. L’ensemble des accès à la cathédrale sont conservés.
- Médiation : La DRAC collabore avec les services de l’office de tourisme métropolitain ainsi que du Pays d’Art et d’Histoire de Clermont Métropole, pour communiquer sur l’avancée du chantier.
Des réunions d’information régulières ont été mises en place avec les guides-conférenciers, pour leur fournir les dernières actualités sur le chantier. Ces échanges permettent aux guides de relayer auprès des visiteurs les informations les plus précises et actualisées, lors des visites organisées.
La DRAC a réalisé une exposition qui sera présentée en 2 temps et affichée sur la palissade qui clôture le chantier. Une première partie, portant sur l’histoire de la cathédrale est présentée depuis avril 2026. La seconde partie, en cours d’élaboration, détaillera les travaux réalisés par le chantier.
Les acteurs de la cathédrale de Clermont-Ferrand
La DRAC : La direction régionale des affaires culturelles sous l’autorité du Préfet de région, pilote et met en œuvre, sur le territoire régional, les politiques du ministère de la Culture. Avec ses services, que sont la Conservation Régionale des Monuments Historiques (CRMH) et les Unités Départementales de l’Architecture et du Patrimoine (dirigées par les ABF), elle assure, depuis le site de Clermont-Ferrand (Hôtel de Chazerat) l’entretien, la restauration, la mise en valeur de la cathédrale et les conditions nécessaires à son ouverture.
La CRMH : La conservation régionale des monuments historiques est le service de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) qui réalise la maîtrise d’ouvrage des travaux sur la cathédrale. Elle dirige et finance les projets de restauration menés par l’architecte en chef des monuments historiques.
L’ACMH : L’architecte en chef des monuments historiques est le maître d’œuvre des travaux de restauration de la cathédrale. Il conduit les études et les chantiers de restauration, sous le contrôle scientifique et technique de la CRMH.
L’ABF : L’architecte des bâtiments de France, de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), exerce la mission de conservateur de la cathédrale. A ce titre, il réalise les travaux d’entretien et de réparation et est le responsable unique de sécurité auprès des autorités publiques.
Le clergé : Il est l’affectataire cultuel de la cathédrale. Il est le garant du bon usage de l’édifice conformément à la destination culturelle qui lui a été donnée par la loi.
Télécharger le communiqué de presse du 28 août 2025 et le dossier de presse du 24 avril 2026
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