Consistant à remplacer sur la couverture d’un livre le marquage d’un prix en euros (par exemple 5,90 euros) par un simple code (par exemple F5), le code prix est largement répandu parmi les collections à prix homogène, notamment de poche, jeunesse, BD et mangas. Aussi ancienne que le prix unique du livre, cette pratique peut avoir dans certains cas une utilité (éviter les réimpressions) mais elle s’est développée dans une zone grise de l’application de la loi, au risque, si elle n’est pas suffisamment maîtrisée, de brouiller la perception du prix unique.
La charte signée ce jour vient donc pour la première fois préciser et encadrer le recours au code prix et ainsi, sur une base consensuelle, traiter un sujet très concret, tant pour les clients en librairie que pour l’ensemble des professionnels concernés.
Les dix engagements que comporte la charte ont d’abord pour objet de limiter et rationaliser le recours aux codes prix avec un moratoire immédiat sur les nouveaux codes, un engagement des éditeurs de réduire d’un tiers le nombre de codes prix appliqués et l’adoption d’un calendrier harmonisé de modification des grilles.
Outre une meilleure circulation des informations entre professionnels, ils visent également à assurer une plus grande transparence pour les clients en librairie avec dorénavant des grilles de prix consolidés et simplifiés réellement accessibles en magasin.
La ministre salue cet engagement collectif très complet négocié pendant plus d’une année sous l’égide du médiateur du livre, M. Jean-Philippe Mochon, entre les représentants de l’édition et de la librairie : le syndicat national de l’édition, le syndicat de la librairie française, syndicat des distributeurs de loisirs culturels, le groupe Fnac Darty et le groupement d’achat des centres E. Leclerc.
Catherine Pégard, ministre de la Culture, déclare : « La signature de cette charte montre l’attachement de tous, libraires et éditeurs, au prix unique du livre, garant de la qualité et de la diversité de la création éditoriale. La capacité des acteurs économiques de la chaîne du livre à trouver une entente témoigne de l’ambition française pour le livre et la lecture dont chaque maillon compte. Je me réjouis que cette signature ait pu se tenir au Festival du livre de Paris, qui est l’un des grands rendez-vous annuels des auteurs, éditeurs, libraires et lecteurs. »