J’ai appris avec tristesse la disparition soudaine du DJ français Kavinsky, figure marquante de la scène électronique, qui avait enchanté les spectateurs du film Drive comme ceux de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris avec son titre Nightcall.
Largement autodidacte, Vincent Belorgey s’était formé au piano au sein de la MJC de son quartier avant d’explorer les instruments et possibilités qui s’offraient à lui, du synthétiseur à la boîte à rythmes.
C’est lors de son service militaire qu’il avait véritablement découvert la musique électronique. Sous le pseudonyme « Kavinsky », il s’était lancé durant les années 2000 dans la vague synthwave, construisant un univers visuel et musical très référencé. Largement inspiré par le cinéma, il avait lui-même joué dans plusieurs films, et notamment ceux de son ami de toujours Quentin Dupieux.
Avant tout artiste de scène, il avait assuré avec SebastiAn la première partie d’une tournée mondiale de Daft Punk. Mais c’est sans doute son titre Nightcall, paru en 2010, qui avait assuré à Kavinsky son succès critique et public. Repris par le groupe britannique London Grammar, le titre était surtout devenu la signature musicale du film Drive de Nicolas Winding Refn, Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 2011 puis nommé aux Oscars et aux César.
En 2024, c’est avec ce titre, interprété aux côtés de la chanteuse Angèle et du groupe Phoenix, que Kavinsky avait participé à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Paris 2024, faisant danser les athlètes de toutes les délégations et avec eux les spectateurs du monde entier.
J’adresse mes sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à tous les amoureux de musique électronique qui ont dansé et pleuré ensemble au rythme de ses titres.