Aujourd’hui, la filière fait face à des défis majeurs : baisse historique de la fréquentation en salles, concurrence des plateformes gratuites, émergence de l’intelligence artificielle, et enjeux de santé publique liés à l’exposition aux écrans. Dans ce contexte, la diffusion des œuvres et l’éducation à l’image deviennent des priorités absolues pour garantir l’accès de tous à l’art cinématographique, mais aussi à l’exercice d’une citoyenneté éclairée, fondée sur une lecture critique des images.
Face à ces enjeux, l’État a annoncé en novembre 2025 un plan de refondation de l’éducation au cinéma et à l’image, porté conjointement par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale. Le CNC propose aujourd’hui aux régions, départements et métropoles dont il est déjà partenaire d’aller plus loin en s’engageant dans un partenariat renforcé, fondé sur trois piliers :
1. La stabilité des engagements : les collectivités s’engagent à maintenir leur soutien à la diffusion et à l’éducation au cinéma et à l’image.
2. La reconnaissance nationale : les régions partenaires sont reconnues comme acteurs majeurs de la politique cinématographique et bénéficient d’une association aux réflexions et temps forts de la filière.
3. Un cofinancement inédit : le CNC peut abonder jusqu’à trois fois le montant des financements apportés par les collectivités pour des actions favorisant une éducation fondée sur la pratique des images.
Les collectivités qui ne s’inscrivent pas dans ce partenariat renforcé continueront de bénéficier des outils de coopération existants. Le cadre conventionnel 2026-2029, actuellement en cours de renouvellement, reprend les priorités et dispositifs antérieurs, tout en intégrant de nouveaux critères : garantie renforcée de la liberté de création, prise en compte des enjeux contemporains (IA, VHSS), et attention particulière portée à la place des auteurs.
L’engagement collectif est sans précédent. Aujourd’hui, la ministre de la Culture est fière d’annoncer que quatorze régions ont d’ores et déjà choisi de s’engager dans ce partenariat renforcé : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Grand Est, Guyane, Hauts-de-France, Ile-de-France, Martinique, Normandie, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Réunion.
Ce partenariat marque une étape décisive pour la filière du cinéma et de l’image animée. Il témoigne de la volonté commune de l’État et des collectivités de placer la culture et l’éducation au cœur des territoires, et de relever ensemble les défis d’une société en mutation.
Catherine Pegard salue « l’engagement renouvelé des quatorze régions signataires, mais aussi des autres collectivités locales, mobilisées pour la filière et impliquées en faveur d’une éducation aux images renforcée en direction d’un nombre croissant de jeunes Français ». Elle déclare : « Je me réjouis que la quasi-totalité des régions aient choisi de mener, aux côtés de l’Etat, cette bataille d’une plus grande maîtrise des écrans : ceux qui proposent une expérience collective de beauté et de vérité que l’on ne trouve nulle part ailleurs, ceux qui nous font lever les yeux et nous construisent en tant que citoyens de demain ».