L'édition 2025 du prix a été annoncée le 31 mars 2025.
Pour cette 7e édition du Prix, le jury était composé de 6 membres :
- Maryvonne de Saint Pulgent, présidente de section honoraire au Conseil d’État, présidente du Comité d’histoire du ministère de la Culture, présidente du jury ;
- Raphaële Bertho, maîtresse de conférences en Arts, Université de Tours, membre du laboratoire InTRu (EA 6301), cheffe du département Carrières Sociales de l’IUT de Tours ;
- Amandine Diener, architecte DE, maîtresse de conférences, École nationale supérieure d’architecture de Bretagne ;
- Vincent Negri, chercheur à l’Institut des Sciences sociales du Politique (ENS Paris-Saclay), directeur-adjoint chargé des relations extérieures, Graduate School Humanités-Sciences du Patrimoine (Université Paris-Saclay) ;
- Daniel Urrutiaguer, professeur à l’Institut d’études théâtrales, Université Sorbonne Nouvelle ;
- Galina Valtchinova, professeure d'anthropologie, Université Toulouse 2, directrice de l'équipe LISST-Cas.
Pour cette septième édition, le ministère a reçu comme les années précédentes, un grand nombre de candidatures de très grande qualité. Au terme de sa délibération intervenue le 5 novembre 2025, le jury a sélectionné les trois lauréats suivants :
Cléa Calderoni, De la mise en valeur à la protection : les politiques de patrimonialisation de l’architecture religieuse construite au XXe siècle en France, thèse de doctorat en histoire de l’art, sous la direction de Simon Texier, Université de Picardie Jules Verne.
Cette recherche questionne les processus de patrimonialisation des édifices religieux édifiés en France au XXe siècle afin de mettre en lumière les motivations sous-jacentes à leur valorisation et à leur protection, autant d’actions qui conduisent à la reconnaissance pérenne de cette architecture. Les difficultés des démarches de préservation et de patrimonialisation de ces édifices découlent à la fois de leur statut cultuel à une époque de baisse de la pratique religieuse et d’un manque de reconnaissance et d’appréciation face à l’architecture contemporaine.
Anton Olive-Alvarez : Entre le terrain et le musée : légitimation partielle du street-art et appropriation intermédiaire de l’espace, thèse de doctorat en sociologie, sous la direction de Gisèle Sapiro et Sylvie Mazzella, Université d’Aix-Marseille.
Après une phase de retournement progressif du stigmate social et artistique associé au graffiti à partir des années 2000, on assiste à une explosion de festivals et de parcours de street-art promus par les municipalités depuis la deuxième partie des années 2010. La thèse propose d’analyser cet accroissement à partir de la montée d’une logique instrumentale de financement du street-art, qui s’intègre plus globalement au tournant instrumental qui affecte les politiques culturelles depuis une vingtaine d’années".
Ariane Théveniaud : Traces muséales, mémoires coloniales. Conservation et restauration des luths non européens du musée de la musique (Cité de la Musique- Philharmonie de Paris ) et du musée du quai Branly-Jacques Chirac (1875-2020), thèse de doctorat en sciences du patrimoine, sous la direction d’Anaïs Fléchet, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Cette thèse propose de suivre la trajectoire d’instruments de musique non-européens acquis en période coloniale pour les musées parisiens en questionnant les effets de leur patrimonialisation sur leur conservation matérielle. Ce travail se fonde sur l’hypothèse que les objets patrimonialisés portent également des traces muséales qui témoignent de la place qui leur a été attribuée au sein des institutions.
Rachida Dati, ministre de la Culture, a remis les prix aux trois lauréats le 27 novembre 2025.
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