• Contenu
  • Menu
  • Recherche
  • Pied de page

Ministère
de la culture

skiplinks-header-search

Menu

skiplinks-header-navigation
  • Retour

    Actualités

    Voir tout
    • À la Une
    • Dossiers
  • Retour

    Nous connaître

    Voir tout
    • Découvrir le ministère

      Voir tout
      • Catherine Pégard, ministre de la Culture
      • Le cabinet de la Ministre
      • Organisation du ministère
      • Histoire du ministère
      • Événements nationaux
      • Protections, labels et appellations
      • Le budget du ministère de la Culture
    • Travailler au ministère

      • Emploi - Apprentissage
      • Concours et examens professionnels
      • Le répertoire des métiers
      • Les agents témoignent
      • Service civique
    • Formations professionnelles

      Voir tout
      • Formation continue Archives
  • Aides & démarches
  • Retour

    Documentation

    • Rechercher une publication
    • Statistiques ministérielles de la Culture
    • Bases de données
    • Sites internet et multimédias
  • Événements nationaux
  • Régions

    • DRAC Auvergne - Rhône-Alpes
    • DRAC Centre-Val de Loire
    • DAC Guadeloupe
    • DRAC Île-de-France
    • DRAC Normandie
    • DRAC Occitanie
    • Mission aux affaires culturelles de Polynésie Française
    • DRAC Bourgogne-Franche-Comté
    • DRAC Corse
    • DCJS Guyane
    • DAC Martinique
    • DRAC Nouvelle-Aquitaine
    • DAC de La Réunion
    • DRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur
    • DRAC Bretagne
    • DRAC Grand Est
    • DRAC Hauts-de-France
    • DAC Mayotte
    • Mission aux affaires culturelles de Nouvelle-Calédonie
    • DRAC Pays de la Loire
    • Mission aux affaires culturelles de Saint-Pierre-et-Miquelon
  • Secteurs & métiers

    • Archéologie
    • Architecture
    • Archives
    • Arts plastiques
    • Audiovisuel
    • Cinéma
    • Danse
    • Design
    • Industries culturelles et créatives
    • Livre et lecture
    • Métiers d'art
    • Mode
    • Monuments & Sites
    • Musées
    • Musique
    • Photographie
    • Presse écrite
    • Théâtre, spectacles

    Politiques publiques

    • Circulation des biens culturels
    • Conservation-restauration
    • Culture et handicap
    • Culture et territoires
    • Développement culturel
    • Éducation artistique et culturelle
    • Éducation aux médias et à l'information
    • Égalité et diversité
    • Enseignement supérieur et Recherche
    • Ethnologie de la France
    • Europe et international
    • Innovation numérique
    • Inventaire général du patrimoine culturel
    • Langue française et langues de France
    • Mécénat
    • Patrimoine culturel immatériel
    • Sciences du patrimoine
    • Sécurité - Sûreté
    • Transition écologique
skiplinks-mainPage
  1. Accueil Ministère
  2. Actualités
  3. Pour ses 200 ans, la photographie voit en grand

Pour ses 200 ans, la photographie voit en grand

La Journée mondiale de la photographie, ce 19 août, invite à regarder autrement cette invention devenue un geste quotidien. Découvrez en quelques dates clés comment elle a transformé notre manière de voir, de conserver et de raconter la société.

Publié le 19 août 2026

  • Actualité
Exposition « Le grand jeu » du photographe Henri Cartier Bresson à la Bibliothèque nationale de France, à Paris.
Delphine Lefebvre / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

« Collectionner des photographies, c’est collectionner le monde », écrivait Susan Sontag dans Sur la photographie (1977). En deux siècles, la photographie a multiplié les façons de saisir le monde : garder la trace d’un paysage ou d’un visage, documenter un patrimoine, témoigner de l’actualité, créer une œuvre, puis partager en quelques secondes une image. À quel moment photographier est-il devenu un réflexe quotidien ? D’où vient cette invention devenue si familière ? De Niépce aux images diffusées aujourd’hui sur les réseaux sociaux, la photographie continue de transformer notre regard. Pour ses 200 ans, elle sera célébrée dès le 1er septembre à travers une grande manifestation populaire, le Bicentenaire de la Photographie. Retour sur son histoire mouvementée.

Fixer le réel pour la première fois

Un sténope, chambre obscure, avec lequel Nicéphore Niepce, réalisa ses recherches qui aboutirent à l’invention de la photographie.
Philippe Roy / Aurimages via AFP

1826 : c’est l’année d’invention de la conception de ce qui est considéré aujourd'hui comme la plus ancienne photographie connue au monde. Tout commence à Saint-Loup-de-Varennes, près de Chalon-sur-Saône, en Bourgogne Franche-Comté. Nicéphore Niépce, ingénieur français, a un ambitieux projet : fixer le réel. Il cherche alors à conserver durablement l’image visible depuis sa fenêtre à l’aide d’une « chambre obscure », l’ancêtre de l’appareil photo. Concrètement, il enduit une plaque d’étain polie d’une fine couche de bitume de Judée : un bitume naturel, proche de l’asphalte, qui durcit sous l’effet de la lumière. Il place ensuite cette plaque dans la chambre obscure, face au paysage de sa fenêtre, et la laisse exposée pendant de longues heures. Après l’exposition, un lavage dissout les parties de bitume qui n’ont pas suffisamment durci : les zones restées sur la plaque font apparaître l’image. Point de vue du Gras, réalisée vers 1826-1827, marque une révolution en offrant un nouveau rapport au temps et à la mémoire.

Niépce appelle ce procédé « héliographie », c’est-à-dire « écriture par le soleil ». La méthode reste lente et délicate, mais une étape décisive est franchie : pour la première fois, la lumière permet de fixer durablement une vue du réel. Les décennies suivantes vont surtout chercher à rendre cette opération plus rapide, plus simple et plus accessible.

La photographie s’offre au monde

Les procédés s’améliorent, les temps de pose diminuent et les usages se multiplient, notamment comme outil de documentation. Le 19 août 1839, François Arago, astronome français, présente officiellement le daguerréotype de Louis Daguerre à l’Académie des sciences. Celui-ci produit une image unique sur plaque métallique. Le procédé est ainsi porté à la connaissance du public. La photographie entre alors dans la société : portraits, paysages, monuments, le monde devient photographiable.

En 1851, la Commission des monuments historiques confie à cinq photographes la Mission héliographique : parcourir la France pour photographier des édifices remarquables et aider à documenter le patrimoine. L’image photographique sert désormais à recenser, étudier et garder la trace de lieux susceptibles de se transformer ou de disparaître.

Dans le même temps, son essor fait naître de nouvelles écritures artistiques. Julia Margaret Cameron, dans les années 1860, joue par exemple avec le cadrage, la lumière et le flou pour produire des images très expressives. La photographie ne se limite donc déjà plus à reproduire fidèlement le réel : elle devient aussi un choix de regard.

Quand photographier devient de plus en plus accessible

1888 marque une nouvelle révolution : la popularisation de la photographie. Avec le premier appareil Kodak, inventé par George Eastman, la prise de vue est largement simplifiée.

Plus besoin de maîtriser soi-même toutes les étapes techniques. L’utilisateur prend ses photographies, tandis que le développement est pris en charge par l’entreprise. L’image accompagne voyages, fêtes, familles et vie quotidienne. C’est le début d’une démocratisation qui fera de chacun un producteur d’images.

En parallèle, la photographie continue son évolution artistique : le pictorialisme, mouvement né en Angleterre, revendique le geste de l’artiste au cœur de la démarche. Prendre un cliché n’est plus un procédé purement mécanique, mais signifie quelque chose de l’intention de son utilisateur.

De la documentation à l’actualité : la photographie entre dans la presse

À partir de la fin du XIXe siècle, le perfectionnement des procédés d’impression permet aux journaux d’utiliser de plus en plus directement des photographies comme supports d’information. En France, le reportage photographique consacré par Nadar au chimiste Eugène Chevreul paraît dans le Journal illustré en 1886. Quelques années plus tard, des titres comme L’Illustration accordent à leur tour une place croissante à la photographie. L’image ne sert plus seulement à conserver une trace, elle devient aussi un moyen de montrer l’événement au lecteur. La mise au point de la photographie en couleurs va accentuer cette narration du monde.

Mis au point en partie par Auguste et Louis Lumière, pionniers du cinéma, l’autochrome ouvre grand la voie à la photographie en couleurs. Diffusé dès 1907, il donne aux paysages, visages et scènes du quotidien une présence nouvelle. Albert Kahn, banquier et philanthrope, en fera l’un des outils de ses Archives de la Planète pour documenter les sociétés et territoires du monde. Après les monuments et les villes, la photographie élargit encore son ambition documentaire en « fixant » une époque dans toute sa diversité.

De plus en plus d’instantanéité

Cette place croissante de la photographie comme documentation du réel et illustration de l’actualité dans la presse prend une nouvelle ampleur au XXe siècle. En 1928, Lucien Vogel, éditeur et homme de presse, créé Vu, un magazine illustré qui fait de la photographie un élément central du récit de l’actualité. Reportages, conflits, transformations sociales, scènes de la vie quotidienne : l’image ne se contente plus d’accompagner le texte, elle porte une part du récit. André Kertész et d’autres photographes imposent ainsi un regard documentaire et personnel. Certaines images dépasseront l’événement pour entrer dans la mémoire collective.

Une foule de visiteurs vient photographier le portrait de la Joconde et se photographier avec (Paris, février 2026)
Eric Broncard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Quelques années plus tard, en 1947, quatre photographes fondent Magnum Photos, une agence créée sous forme de coopérative : ce sont Henri Cartier-Bresson, Robert Capa, David Seymour et George Rodger. Le photographe affirme son regard d’auteur et témoigne des bouleversements politiques et sociaux : il saisit l’Histoire en train de se faire.

La même année, le Polaroid ouvre une autre voie, celle de l’instantanéité : une nouvelle avancée significative. Pour la première fois, l’attente entre le moment photographié et l’image que l’on peut regarder se réduit considérablement. C’est une étape de plus vers notre rapport contemporain à la photographie.

Cette quête d’instantanéité s’accélère à la fin des années 1990, lorsque les appareils numériques, qui enregistrent les images sous forme de fichiers, se généralisent. L’image peut désormais être appréciée dès la prise de vue, sans attendre son développement. Puis le téléphone portable devient appareil photographique. Le nombre d’images produites et leur circulation explosent. Deux siècles après les longues heures nécessaires à Niépce pour fixer une image, quelques secondes suffisent désormais pour photographier, regarder et diffuser son image. La photographie devient immédiate, quotidienne, mondiale. Elle sert à créer, témoigner, communiquer, s’informer, mais aussi à mettre en scène son identité. Réseaux sociaux, retouches automatisées, intelligence artificielle : notre rapport aux images continue de se transformer, et avec lui notre manière de « collectionner le monde ».

Deux siècles de photographie pour une célébration d’ampleur

Pour célébrer ces 200 ans, le ministère de la Culture organise le Bicentenaire de la Photographie à partir du 1er septembre 2026. Il se déploiera en France métropolitaine, dans les territoires ultramarins età l'étranger, à travers de nombreux événements : expositions, rencontres, conférences, ateliers, publications, projets audiovisuels et numériques... La manifestation mettra à l’honneur la création ancienne et contemporaine, les collections publiques et l’édition photographique. Pour guider la réflexion autour de cette grande célébration, un comité scientifique et artistique a été constitué par le ministère de la Culture. Composé de six experts, il est présidé par Dominique de Font-Réaulx, historienne de l'art spécialiste du XIXe siècle et de la photographie et conservatrice générale au musée du Louvre.

  • Plus d’informations sur le Bicentenaire de la Photographie

Partager la page

  • Partager sur Facebook
  • Partager sur X
  • Partager sur Linkedin
  • Partager sur Instagram

Abonnez-vous à notre lettre d’information

Vous décidez des envois que vous voulez recevoir… Ou arrêter. Votre adresse email ne sera bien sûr jamais partagée ou revendue à des tiers.

  • S'abonner

Suivez-nous
sur les réseaux sociaux

  • x
  • linkedin
  • facebook
  • instagram
  • youtube
skiplinks-footer

Ministère
de la culture

  • data.gouv.fr
  • legifrance.gouv.fr
  • info.gouv.fr
  • service-public.gouv.fr
  • Contact
  • Mentions légales
  • Accessibilité : partiellement conforme
  • Politique générale de protection des données
  • Politique d’utilisation des témoins de connexion (cookies)
  • Plan du site

Sauf mention contraire, tous les contenus de ce site sont sous licence etalab-2.0

Paramètres d’affichage

Choisissez un thème pour personnaliser l’apparence du site.