Le 31 août, les lauréats départementaux ont été dévoilés au domaine de Plaisir, dans les Yvelines, lui-même sélectionné cette année, en présence notamment de la ministre de la Culture Catherine Pégard et de Stéphane Bern. Tous bénéficieront du soutien financier de la nouvelle offre de jeux Mission Patrimoine proposée par FDJ United.
Une église, un moulin, une serre, une piscine municipale ou encore un ancien sanatorium : derrière ces cent projets se dessine un patrimoine qui ne se limite pas aux grands monuments de notre Histoire. Il se lit aussi dans des lieux familiers, parfois discrets ou plus modestes, mais étroitement liés aux événements et à l’identité de leur localité.
Jouer pour préserver l’Histoire
Depuis sa création, le principe du Loto du patrimoine reste le même : associer une offre de jeux à la sauvegarde de sites en péril sur l’ensemble du territoire.
À partir du 31 août, FDJ United propose ainsi un nouveau jeu à gratter Mission Patrimoine, décliné en trois versions et permettant de remporter jusqu’à 1,5 million d’euros. Son graphisme s’inspire cette année de l’esthétique du vitrail, autour d’une rosace centrale et de six sites emblématiques de l’édition. Pour chaque ticket acheté, 1,86 euro correspondant au prélèvement qui serait normalement revenu à l’État est reversé à la Fondation du patrimoine.
Des tirages Loto spécialement pour la Mission Patrimoine
Huit tirages Loto dédiés à la Mission Patrimoine auront également lieu du 7 au 21 septembre, avec un jackpot d’au moins 2 millions d’euros. Un Super Loto doté d’un jackpot minimum de 13 millions d’euros est prévu le vendredi 18 septembre, à la veille des Journées européennes du patrimoine. Et concrètement, pour chaque grille jouée, qu’est-ce que cela représente ? Une part est reversée à la Fondation du patrimoine : 0,54 euro pour une grille de Loto à 2,20 euros et 0,73 euro pour une grille de Super Loto à 3 euros.
Cent lieux, autant de façons de raconter le patrimoine
D’un bout à l’autre du territoire, la sélection 2026 raconte une géographie assez large de ce patrimoine même si le caractère religieux représente un peu plus d’un tiers des sites retenus, devant les châteaux et les maisons ou habitations. La liste fait aussi la part belle au patrimoine industriel et artisanal, rural et agricole, aux jardins, aux ouvrages liés à l’eau ou encore aux architectures civiles et militaires.
Cette diversité se retrouve dans les projets eux-mêmes. En Bretagne, la digue et le moulin à marée du Minaouët, à Trégunc, côtoient le châtelet du château de Vitré. Dans le Grand Est, le château d’Haroué, chef-d’œuvre du XVIIIe siècle signé German Boffrand et parfois surnommé « Chambord lorrain », voisine avec le fort de la Pointe de Diamant à Saint-Ciergues, construit après la guerre de 1870 pour défendre Langres et qui servit notamment de base à l’armée américaine lors de la Libération. A Hégenheim, l’ancienne synagogue fondée au XVIIIe siècle, longtemps au cœur de la vie de la communauté juive locale avant de connaître plusieurs vies, doit quant à elle devenir un lieu artistique et culturel.
En Île-de-France, la sélection va de Notre-Dame de la Compassion, à Paris, à la piscine de Marville, à Saint-Denis, en passant par un jardin d’hiver à Villiers-sur-Marne. Ailleurs, ce sont la tour à plomb de Couëron, en Loire-Atlantique, un moulin à vent à Montech, dans le Tarn-et-Garonne, ou encore le Château de la Salvetat Saint-Gilles, à l’ouest de Toulouse en Haute-Garonne, qui bénéficieront du dispositif. Des édifices parfois modestes par leur taille, mais dont la restauration peut jouer un rôle déterminant dans la transmission d’une histoire locale et dans la vitalité culturelle et touristique de leur territoire.
La sélection témoigne aussi d’un patrimoine qui dépasse le seul champ des monuments déjà protégés : près de la moitié des sites retenus en 2026 ne sont pas protégés au titre des monuments historiques. 57 % appartiennent à des propriétaires publics, 39 % à des propriétaires privés et 4 % à des associations.
Des centaines de candidatures déposées
Pour cette édition, près de 650 nouvelles candidatures ont été déposées sur la plateforme de la Mission Patrimoine. Elles ont d’abord été examinées localement par les délégations départementales et régionales de la Fondation du patrimoine, avec la participation du ministère de la Culture.
La sélection finale repose sur quatre critères : l’intérêt patrimonial et culturel du lieu, son état de péril, la maturité du projet de restauration et son impact sur le territoire. Chaque année sont ainsi retenus dix-huit projets emblématiques des régions et collectivités d’outre-mer, auxquels s’ajoute un projet par département.
La prochaine sélection se prépare déjà. Les propriétaires, associations, communes ou particuliers peuvent signaler tout au long de l’année un patrimoine en péril sur la plateforme de la Mission. Pour l’édition 2027, les candidatures des sites emblématiques devront être déposées avant le 15 novembre 2026 ; celles des sites départementaux avant le 28 février 2027.
Derrière ces restaurations, il ne s’agit pas seulement de sauver des pierres et des toitures. Chaque chantier permet de maintenir vivant un fragment d’histoire locale, un paysage familier, un usage ou une mémoire collective. De quoi rappeler que le patrimoine n’est jamais tout à fait immobile : il continue d’exister tant qu’il reste transmis, habité et regardé.
Quels chiffres retenir ?
- Plus de 1 080 sites aidés depuis 2018
- Plus de 70 % des projets sélectionnés déjà sauvés ou en passe de l’être
- 514 chantiers terminés
- 281 chantiers en cours
- Plus de 380 millions d’euros mobilisés pour les restaurations
- 52 millions d’euros issus du mécénat, des dons de particuliers et des ressources propres de la Fondation du patrimoine
- Plus de 7 000 sites en péril signalés depuis 2018 sur la plateforme de la Mission Patrimoine
Et le ministère de la Culture ? En moyenne, le budget consacré par l’État à l’entretien et à la restauration des monuments historiques atteint près de 300 millions d’euros de crédits de paiement (hors grands chantiers, tels que le Grand-Palais ou le château de Villers-Côterêts). Il est également à noter que 118 millions de crédits du ministère de la Culture sont attribués aux projets portant sur des monuments historiques.
Partager la page


