Le Festival Visa pour l'Image est maintenu cette année à Perpignan. La thématique environnementale sera très présente dans les expositions. Plusieurs femmes ont reçu des prix dédiés. L'épidémie qui bouleverse la planète sera présentée à travers une exposition collective et le reportage du franco-américain Peter Turnley à New York. Deux reportages sont consacrés à la situation à Hong Kong.

Cette année, le rayonnement du festival, maintenu malgré la pandémie, s’amplifiera grâce à un dispositif numérique innovant exceptionnel. Il sera ainsi possible de visiter virtuellement la majorité des expositions sur le site Internet de Visa pour l’Image. Pendant la semaine du 31 août au 5 septembre, vous pourrez également découvrir les projections diffusées sur le site Internet de Visa pour l'Image. 

Programme des expositions.  En raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, ce programme est susceptible d’être modifié au fil des semaines à venir.

Anush Babajanyan :  Une terre troublée. Dans le Haut-Karabakh, région du sud du Caucase, les autorités locales encouragent la croissance de la population d’origine arménienne. Ce reportage montre des familles nombreuses du Haut-Karabakh, dépeignant leur vie dans ce territoire où règne tant d’incertitude, mais si riche en beauté, naturelle et humaine.

© Anush Babajanyan :  Une terre troublée

Elena Chernyshova : Sacrifice. Augusta-Priolo est l’un des pôles pétrochimiques les plus importants d’Europe. À partir de 1949, une forte industrialisation envahit plus de 20 km de côtes siciliennes. Ce développement empoisonne l’écosystème local depuis des décennies. Environ 120 000 habitants de communes situées au nord de Syracuse sont touchés, directement ou indirectement.

Sanne Derks : Manifesto del agua. L’accès à l’eau figure parmi les droits humains reconnus par la nouvelle Constitution de Cuba adoptée en 2019. Ce reportage montre le système tel qu’il est – informel – et l’inventivité du peuple cubain, tout en proposant une réflexion plus profonde sur Cuba et le communisme aujourd’hui.

Ronan Donovan : Au plus près des loups dans l’Extrême-Arctique.  Ronan Donovan a pu suivre une famille de loups arctiques, peu craintifs. Ce reportage est un portrait intime d’une meute sauvage, à l’écoute de leurs battements de cœur face au changement climatique.

James Whitlow Delano : Une planète noyée dans le plastique. Ce reportage se penche sur le fléau des déchets plastique qui frappe de plein fouet les pays en développement, mais le défi de l’élimination de ces déchets concerne tous les pays.

© James Whitlow Delano : Une planète noyée dans le plastique.

Emilienne Malfatto : Irak : Cent jours de thawra.  Depuis l’automne 2019 et pour la première fois depuis des années,  les Irakiens se mobilisent, par-delà leurs clivages, pour tenter de mettre à bas un système inopérant, sectaire et corrompu.

Victor Moriyama :  La déforestation de l’Amazonie. La plus grande forêt tropicale du monde est en train de mourir, et en 2019, la déforestation a atteint un niveau record de 9 762 kilomètres carrés. Ces images ont été prises sur une période de 70 jours passés en immersion au cœur de la forêt amazonienne.

Bryan Denton : Sécheresse et déluge en Inde. L’Inde dépend depuis toujours de la mousson annuelle pour l’eau. Or le changement climatique est en train de modifier la mousson avec des pluies plus intenses et plus irrégulières, créant ainsi un cycle infernal de sécheresses et d’inondations.

Chloe Sharrock : Sugar Girls. Chaque année en Inde, des milliers de femmes travaillant dans des plantations de canne à sucre sont victimes d’hystérectomies abusives.

Axelle de Russé : Dehors. Les femmes sont marginalisées en prison. Avec un effectif de 2 485 au 1er octobre 2019, elles ne représentent que 3,5 % de la population carcérale en France.  Leur réinsertion est un véritable parcours du combattant. Plus de 60 % d’entre elles retournent en prison dans les cinq ans suivant leur libération.

© Bryan Denton : Sécheresse et déluge en Inde.

Nicole Tung : Les contestataires. Depuis juin 2019, des manifestations secouent Hong Kong. Ce reportage montre l’espoir, indéfectible, des jeunes manifestants malgré les perspectives de plus en plus sombres quant à l’avenir politique de Hong Kong.

Alfredo Bosco : Guerrero, l'Etat oublié. Le Guerrero, État côtier du sud-ouest du Mexique, possède les plus grandes cultures de pavot du pays que les trafiquants de drogue se disputent dans une guerre de territoires sans merci. Des vallées montagneuses encaissées jusqu’au front de mer de la mythique Acapulco, ce reportage témoigne des ravages d’une criminalité rampante qui gangrène le pays depuis plus de cinq décennies.

Peter Turnley : Le visage humain du Covid-19 à New York. Ce journal de bord constitué d’images et de récits couvre une période de trois mois dans la ville de New York et témoigne de la solidarité entre tous les hommes et les femmes du monde face à cette crise.

Yasuyoshi Chiba : L'Afrique de Chiba. Couvrir l’Afrique est un véritable défi, mais de tels défis révèlent parfois des situations inattendues. Cette sélection de photos est une galerie de rencontres, de scènes qui se télescopent parfois avec l’actualité du continent.

Ian  Willms : Tant que le soleil brillera. Ce reportage est une réflexion sur l’interface entre le changement climatique et l’héritage du régime colonial qui a fondé le Canada. Le "lent génocide culturel" canadien continue aujourd’hui, avec le développement industriel qui détruit l’environnement de territoires ancestraux.

© Ian  Willms : Tant que le soleil brillera.

Sarah Caron : Les derniers des Mohana. L’histoire d’une disparition annoncée : celle d’un peuple riche de 5 000 ans d’histoire, de traditions et de mémoire. Surnommés le peuple oiseau, les Mohana sont les descendants des premiers habitants de la vallée de l’Indus. Le paradis de ces pêcheurs est aujourd’hui menacé par les déchets industriels qui empoisonnent les eaux de ce lac gigantesque aux allures de mer intérieure.  

Anthony Wallace : Points de vue opposés. La ville de Hong Kong a été secouée par une année de rassemblements massifs et souvent violents.  Les photographies ont été prises entre juin et décembre 2019 par Anthony Wallace, chef photographe du bureau de l’AFP à Hong Kong.

Exposition  collective : Pandémie(s). Avec un bilan qui ne cesse de s’alourdir et un confinement imposé à plus de la moitié de l’humanité, la pandémie de Covid-19 liée à la propagation du coronavirus Sars-CoV-2 s’est directement inscrite comme l’événement majeur de ce début de siècle. Cette exposition qui regroupe différents travaux de photojournalistes à travers le monde est un premier tour d’horizon de cette crise dont les tumultes continueront d’agiter le « monde d’après » bien au-delà de sa lointaine résolution.

Expositions en entrée libre tous les jours de 10h à 20h du 29 août au 13 septembre 2020, les week-ends de 10h à 19h  19 et 20 septembre tous les lieux du festival et les 26 et 27 septembre uniquement au Couvent des minimes. Pour en savoir plus, consultez le site de Visa pour l'Image...