Les travaux d’urgence sont intégralement financés par l’État. Le ministère de la Culture, par l’intermédiaire de la DRAC Nouvelle-Aquitaine et sous la maîtrise d’œuvre de l’architecte en chef des monuments historiques, pilote les opérations de sécurisation des structures et de protection du bâtiment contre les intempéries. Celles-ci comprennent notamment la mise en place d’étaiements, la consolidation des éléments fragilisés, l’installation d’échafaudages et la pose d’une couverture provisoire.
Cette première phase de travaux, qui se poursuivra jusqu’en janvier, doit s’achever au début de l’année 2027. Son financement est intégralement assuré par l’État, sans participation de la Ville.
La sauvegarde des œuvres constitue également une priorité. Les collections ont été globalement préservées et les œuvres du musée des Beaux-Arts présentes dans l’Hôtel de Ville ont été mises en sécurité. Les opérations engagées concernent également la protection des deux peintures monumentales de l’escalier d’honneur, des statues et des lustres encore présents dans l’édifice, ainsi que la sauvegarde des archives. Les constats d’état réalisés permettront de déterminer précisément les interventions de restauration nécessaires.
Une reconstruction portée par la solidarité nationale, sans contribution de la Ville
La reconstruction de l’Hôtel de Ville repose sur la solidarité nationale et ne pèse pas sur les finances communales. Le Premier ministre s’est ainsi engagé à ce que les contribuables limougeauds n’aient pas à financer la reconstruction de leur Hôtel de Ville.
Afin de réunir les financements nécessaires, une conférence des financeurs sera organisée. Elle permettra de mobiliser les partenaires publics et privés, ainsi que les dispositifs de mécénat, notamment en lien avec la Fondation du patrimoine. Ces contributions viendront compléter l’engagement de l’État et les indemnités d’assurance.
Le Gouvernement a par ailleurs proposé, par voie d’amendement au projet de loi de finances pour 2027, de porter temporairement à 75 % la réduction d’impôt accordée aux dons des particuliers destinés à la restauration de l’Hôtel de Ville. Cette mesure s'inspire du dispositif mis en place après l’incendie de Notre-Dame de Paris. La majoration exceptionnelle s’appliquera aux dons effectués à compter du 31 octobre 2026.
Un objectif d’achèvement à l’horizon 2030-2031
À l’issue de la phase de sécurisation, l’année 2027 sera consacrée à la réalisation des diagnostics, à la définition du projet de restauration et à l’accomplissement des procédures nécessaires. Le lancement du chantier principal est envisagé en 2028.
L’objectif est de permettre l’achèvement des travaux à l’horizon 2030-2031. Ce calendrier demeure toutefois prévisionnel et sera affiné au fur et à mesure des expertises, qui permettront de mesurer précisément l’étendue des dommages et de définir les interventions à conduire.
Le coût global de la restauration fait actuellement l’objet d’une évaluation.