La signature de cette convention participe de la politique nationale culture-justice qui fête en 2026 ses 40 ans. Dans ce cadre, plus de 150 projets culturels sont ainsi proposés chaque année à des jeunes placés sous main de justice sur l’ensemble du territoire national. À travers cette politique, le ministère de la Culture affirme ainsi sa volonté de faire de la culture un outil stratégique, au bénéfice de l’inclusion des jeunes.
Elle se réfère ainsi à la Convention internationale des droits de l’enfant, qui reconnaît le droit de chaque enfant à participer librement à la vie culturelle et artistique. Les activités culturelles constituent pour les jeunes suivis un levier de reconstruction personnelle offrant un espace d’expression sécurisé, et un outil d’insertion sociale favorisant l’apprentissage du respect, de l’écoute, de la coopération et de la responsabilisation. La participation à un projet culturel peut, ainsi, contribuer à ouvrir des perspectives positives et des projets d’avenir.
Afin de répondre à cet objectif, la formation initiale et continue des professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse constitue un enjeu fondamental pour le développement de projets culturels à destination des jeunes.
Service à compétence national de la Direction de la Protection judiciaire de la Jeunesse, l’école nationale de protection judiciaire de la jeunesse a pour mission principale la formation professionnelle tout au long de la vie des personnels de la protection judiciaire de la jeunesse. Les formations dispensées recouvrent des domaines variés, tels que le droit, la sociologie, la philosophie, la pédagogie, la psychologie ou encore le management public. Elle se compose d’un site central situé à Roubaix, de 9 pôles territoriaux de formation en métropole et de 3 missions ultramarines.
La culture comme espace d’initiative, de participation et d’émancipation
Cette convention, la première du genre, marque donc une étape importante dans la reconnaissance de la culture comme un levier essentiel des parcours d’insertion et de prévention de la récidive portés par les professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse.
Il ne s’agit pas seulement d’ajouter des activités culturelles aux parcours éducatifs, mais de considérer la culture comme une composante à part entière des pratiques éducatives, de la relation aux jeunes et de l’ouverture sur le monde.
Le rôle de l’école est ici déterminant : en tant qu’école de formation et lieu de réflexion pédagogique, elle constitue un levier essentiel pour diffuser une culture commune entre les acteurs éducatifs et culturels.
La convention repose ainsi sur 4 objectifs :
- promouvoir l’éducation artistique et culturelle comme vecteur d’émancipation ;
- renforcer l’offre culturelle dans la formation statutaire et continue des professionnels ;
- développer l’offre culturelle de l’école à destination des élèves ;
- renforcer les liens entre les structures culturelles et les acteurs de la protection judiciaire de la jeunesse sur les territoires (notamment les pôles territoriaux de formation) en favorisant l’interconnaissance entre les professionnels des deux réseaux.
Afin de coordonner le développement de la programmation culturelle de l’école, un comité culture, composé de personnels volontaires, a été installé officiellement le 28 avril dernier.
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