« Des cinés, la vie », dispositif portée par la Protection judiciaire de la jeunesse Île-de-France Outre-mer et l’association l’Archipel des Lucioles, en partenariat avec le ministère de la Culture et le Centre national du cinéma et de l’image animée a pour but de mettre le cinéma au cœur de l'action éducative, avec des objectifs d'éducation à l'image et à la citoyenneté.
Pendant plusieurs mois, des centaines de jeunes ont pu visionner avec leurs éducateurs 12 courts métrages sélectionnés par l’Agence du court métrage. Tous ensemble, ils analysent, débattent, argumentent et votent pour leur film préféré, autant d’occasions d’élargir leurs connaissances sur le cinéma, d’aiguiser leur esprit critique et leur sens de l’analyse, et d’apprendre à défendre leur point de vue en valorisant l’échange et le débat constructif.
Un laboratoire de création, tremplin vers la réinsertion
« Des cinés, la vie », c’est aussi et avant tout un véritable laboratoire de création. Tout au long de l’année, en parallèle du visionnage des courts métrages, les jeunes ont ainsi l’occasion de participer à des ateliers de pratiques artistiques, et de réaliser eux-mêmes, accompagnés par des professionnels du cinéma, des films.
Pour l’édition 2025-2026, la journée de remise de prix a eu lieu le 26 mars dernier.
Le vote des jeunes a permis d’attribuer le prix « Des cinés, la vie » à Dimitri Lucas pour Wesh Rimbaud. Son discours, empreint d’encouragements, a rappelé l’importance de croire en ses rêves, de persévérer et de cultiver la résilience.
Cette journée festive est également l’occasion pour les jeunes de rencontrer des professionnels du cinéma, notamment le réalisateur, scénariste et comédien Martin Jauvat, invité d’honneur de cette 20e édition, et d’assister à des ateliers placés sous le signe de la découverte des métiers du cinéma : visite de l’ENS Louis Lumière, découverte du jeu d’acteur avec 1000 visages, atelier montage avec le Jeu de Paume, initiation à l’écrire avec Nouvelles Écritures, atelier tournage avec TUMO Paris, atelier création de films avec la Maison du Geste et de l’Image, le CNC et la Cinémathèque française.
Une belle démonstration de la façon dont la culture peut servir de tremplin pour construire des projets de réinsertion durables et élargir les perspectives professionnelles des jeunes.
Ce sont également des jeunes qui ont fabriqué le trophée remis au réalisateur lauréat et préparé les repas pour l’ensemble des participants.
« Des cinés, la vie » c’est :
- 148 jeunes et 89 éducateurs présents à la remise de prix ;
- 45 partenaires ;
- 660 jeunes votants issues de toute la France ;
- 124 structures de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) participantes.
Partager la page



