Seul le prononcé fait foi
Madame la ministre, chère Françoise Nyssen,
Madame la Vice-présidente de la Région Ile-de-France, chère Florence PORTELLI,
Madame l’adjointe au maire,
Mesdames et messieurs les élus,
Monsieur le président du Syndicat national de l’édition, cher Vincent Montagne,
Madame la Présidente de la SAS pass Culture, chère Laurence Tison-Vuillaume,
Madame la Présidente du CNL, chère Régine Hatchondo,
L’an dernier, le Festival du Livre de Paris a renoué avec son écrin d’origine, le Grand Palais. En choisissant ce lieu magnifique, le Syndicat national de l’édition qui l’organise a fait le choix d’une ambition forte. Voilà pourquoi j’ai tenu, de nouveau, cette année, à accueillir au ministère de la Culture cette conférence de presse.
Avant cela, je voudrais partager avec vous quelques engagements.
D’abord, le ministère de la Culture est et reste pleinement engagé pour la liberté de création. Nous le savons, les acteurs du livre sont secoués par des pressions, des intimidations et dégradations sur les libraires et les librairies. Je le redis : la violence n’a sa place nulle part et certainement pas dans des lieux de culture.
Le livre est l’objet du temps long et de la réflexion. Les libraires sont en première ligne : ils ont et doivent garder un rôle central dans le débat et la circulation des idées. Il y a quinze mois, j’ai pris des mesures inédites pour défendre la liberté de création : des référents dans les DRAC, une haute fonctionnaire, un guide qui leur est dédié et consacre deux chapitres aux librairies et aux bibliothèques. Je sais que ces outils ne sont pas encore bien identifiés par les acteurs du livre : je vous invite à vous en emparer et vous le redis : le ministère de la Culture sera toujours à vos côtés. Et dans quelques semaines, le Grand Palais accueillera donc la plus grande librairie de France.
Ensuite, il n’y a pas de livre, ni de Festival, sans auteurs. Des avancées concrètes continuent à améliorer leur situation et leur donner un meilleur accès à leurs droits.
Je pense à la plateforme Filéas, financée pour 300 000 euros par le ministère cette année, et qui doit permettre aux auteurs et aux éditeurs de mieux connaître les chiffres de vente des livres.
Mais aussi à la commission de médiation, créée fin 2025 pour régler les éventuels différends entre auteurs et éditeurs.
Je veux également citer le nouveau plan pour faciliter le développement des rencontres entre les auteurs et le public, sur l’ensemble du territoire, grâce à nouveau financement de 150 000 euros pour quatre lieux qui seront des pôles de référence. Le travail a déjà débuté : une plateforme présentant les propositions existantes sera mise en ligne dès l’automne.
Le chantier de l’amélioration de la protection sociale et de l’accès aux droits se poursuit : j’ai lancé ce mois-ci une large mission d’inspection qui rendra ses conclusions au mois de mai.
Enfin, je veux m’adresser aux éditeurs qui sont chaque jour les artisans discrets et patients des livres que nous trouvons en librairie.
Le travail que vous menez avec les auteurs est à l’origine de tout. Ce travail, dont le fruit est notre patrimoine littéraire, est déséquilibré, mis en péril par l’évolution de nos pratiques culturelles et de nos modes de consommation. Le temps dévolu à la lecture baisse un peu plus chaque année : ce doit être le premier de nos combats.
J’ai voulu en 2025 un engagement ciblé pour encourager la lecture auprès des tout-petits. Ces derniers mois, un travail inédit pour comprendre les jeunes et leur rapport à la lecture a été mené : il nous apporte un éclairage essentiel. Le pass Culture, qui a représenté 89 millions d’euros d’achats de livre en 2024, est un outil formidable pour accéder à la lecture. Je l’ai réformé pour qu’il soit un véritable outil d’égalité des chances, et je me suis battue pour qu’il soit préservé au budget. Chaque année, les jeunes se pressent pour rencontrer leurs auteurs favoris au Festival : leur enthousiasme pour braver les files d’attente nous donne une grande confiance.
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Mesdames et messieurs, chers amis,
Le nouveau format de ce Festival du livre de Paris a tous les moyens de replacer notre capitale sur la carte mondiale du livre : le Maroc qui était invité l’an dernier a choisi la France pour le prochain Salon du livre de Rabat. Le prix franco-allemand Franz Hessel, remis alternativement en France et en Allemagne depuis 2010, sera remis pour la première fois au Festival, en présence de mon homologue allemand. Grâce à France Livre, c’est aussi un temps de rencontres et de cessions internationales attendu par les professionnels.
Monsieur le président du festival, cher Vincent MONTAGNE, le ministère de la Culture, avec la DGMIC et le Centre national du livre, sera encore à vos côtés dans les années à venir pour que ce rendez-vous continue de faire rayonner la culture française auprès de nos partenaires étrangers.
Le Festival du Livre de Paris est un lieu de rencontres, de débats, de découvertes, mais aussi un symbole : celui d’un pays qui croit au livre, aux auteurs, à la création, à la transmission, et à l’importance de la lecture.
Je vous remercie.