Son œuvre avait profondément renouvelé les liens entre image et récit, au point qu’il incarnait une forme toute particulière de l’art contemporain français ; Jean LE GAC s’est éteint le 27 décembre, à l’âge de 87 ans.
Né en 1936, Jean LE GAC s’était très tôt passionné pour le dessin et la peinture. Attaché à la transmission, il s’était formé au métier de professeur d’arts plastiques. D’abord enseignant, il s’était engagé, dans les années 1960, dans une démarche artistique personnelle, s’éloignant des formes traditionnelles de la peinture pour explorer de nouveaux territoires.
En mêlant différentes manières de s’exprimer, dont le texte, la photographie et l’image, il avait trouvé sa voie. À travers ses Cahiers et ses récits visuels, il avait inventé une œuvre narrative qui lui appartenait pleinement, mettant en scène la figure du peintre et interrogeant sans cesse l’acte de création. Présenté notamment à la Documenta de Kassel en 1972, son travail avait contribué à faire de lui l’une des figures majeures de l’art narratif.
Tout au long de sa carrière, il avait poursuivi cette exploration du dialogue entre fiction et réalité, proposant une œuvre profondément littéraire, qui avait marqué durablement l’art contemporain.
Sa disparition est celle d’un artiste français dont l’œuvre avait ouvert de nouvelles façons de penser le récit et le regard.
J’adresse mes sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ceux que son travail a inspirés.
Rachida DATI
Ministre de la Culture