Seul le prononcé fait foi
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs, chers amis,
Comme chaque année, je suis ravie de vous retrouver pour ces vœux. Merci chère Constance Rivière de nous recevoir dans cette belle institution dont chacun mesure le symbole et le sens, en particulier en ce moment, dans un contexte géopolitique très fracturé.
Présenter mes vœux aux acteurs culturels dans cet endroit est tout aussi fort de sens.
Le ministère de la Culture est le ministère des Français dans leur besoin de culture.
Le besoin de culture, ce n’est pas seulement le besoin de se divertir, c’est bien plus que cela. La Culture élève, éduque, fédère, structure, à plus forte raison lorsqu’on ne vient pas du bon endroit, pas du bon milieu et je le dis très souvent, c’est ce qui permet une communauté de destin.
Le ministère de la Culture, c’est le ministère des convictions, celles qui fondent et structurent une vie et un engagement politique.
Et la première de mes convictions, c’est que la culture, parce qu’elle rassemble, doit être accessible à tous.
Il s’agit de faire tomber toutes les barrières qui se dressent, les barrières géographiques, les barrières psychologiques et les barrières tarifaires.
Et ce combat, je ne le mène pas seulement depuis deux ans, c’est le combat d’une vie. Le combat pour l’accès à la culture, partout, pour tous et sous toutes ses formes et vous en êtes les artisans.
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Lorsque j’ai annoncé des mesures pour faire tomber les barrières géographiques, certains se sont étonnés de me voir m’intéresser à la ruralité qui compose 88 % du territoire et où vivent 22 millions de nos concitoyens. Et nous avions vu juste car le Plan Culture et ruralité que j’ai lancé et qui continue de se déployer connaît un succès inédit.
Certains se sont même moqués de vouloir faire entrer la culture dans des lieux populaires, dans des campings, des EHPAD, des MJC, des lieux d’éducation populaire. Ou comme pour les plans pour nos arts et traditions populaires, nos fanfares et nos cabarets, qui connaissent un très grand succès et qui se poursuivent.
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Et tous ceux qui permettent cet accès à la culture sur tout le territoire, et en particulier dans la ruralité et les quartiers populaires, ce sont des artistes.
Et le ministère de la Culture doit les accompagner et les soutenir, notamment grâce à un dispositif que certains, et notamment Bercy, voulaient stopper. Je vous le dis, je crois à ce dispositif et donc je me suis battue pour qu’il soit maintenu. Il le sera, malgré le contexte budgétaire que nous connaissons tous.
Le dialogue se poursuit, et des avancées ont été actées : nous assouplirons l’aide à l’emploi du plateau artistique, le financement du FONPEPS sera sanctuarisé et nous veillerons à ce que cela ne se fasse pas au détriment des autres secteurs de la création. Parce que cet objectif nous le partageons : préserver l’emploi et soutenir la création dans la durée.
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Comme pour le Pass Culture, que j’ai réformé en profondeur, afin qu’il ne soit plus un outil de reproduction sociale, mais un outil de démocratisation de la culture, pour ceux qui en sont le plus éloignés.
Les résultats sont là : le dispositif est plébiscité par les jeunes, notamment dans les QPV et les zones rurales. C’est le premier dispositif culturel qu’ils connaissent, ils s’y sont inscrits à plus de 90 %, ils en sont satisfaits à 95 %.
Plus de deux tiers des jeunes disent qu’ils ont découvert un nouveau lieu culturel ou une nouvelle pratique grâce au pass Culture.
Plus largement, 2026 verra la généralisation du pass pour tous que nous avons expérimenté en région Grand Est. Tous les citoyens auront accès à toute l’offre culturelle près de chez eux.
En 2026, nous allons continuer de faire de nos lieux du quotidien des lieux où l’on se cultive, des lieux où l’art a toute sa place. Nous allons refonder le « 1 % artistique », qui à ce jour demeure inaccessible pour certains artistes.
Trop de chantiers publics passent à côté de la commande artistique et ce sont plus de 50 millions d’euros par an qui échappent à la création. J’ai donc lancé un fonds pour l’art public, alimenté par les obligations du « 1 % artistique » qui sont aujourd’hui insuffisamment mises en œuvre.
Nous allons aussi continuer à faire tomber les barrières qui intimident, qui impressionnent et conduisent à l’autocensure. Comme avec l’opération « Tous à l’Opéra ! », 2026 verra la création de la « fête du théâtre ». Tous les établissements, publics comme privés, ouvriront leurs portes le temps d’un week-end pour faire découvrir cet art si français auquel personne ne devrait renoncer.
De la même manière, j’ai décidé que le bicentenaire de la photographie soit une opportunité pour de jeunes talents, des artistes ou des passionnés puissent porter leurs projets. Déjà plus de 200 ont été labellisés partout sur le territoire.
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La culture est une chance majeure pour nos territoires et un levier de développement économique, d’attractivité et de cohésion. C’est notamment le cas pour les industries culturelles et créatives. Le dernier panorama donne des chiffres éloquents : plus de 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 586 000 emplois directs. Elles représentent le troisième secteur économique du pays, avec des secteurs où nous sommes reconnus parmi les meilleurs au monde : comme la musique, le jeu vidéo ou l’animation.
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Il faut également être lucides.
À l’ère où les écrans envahissent notre vie, la Culture a un rôle immense à jouer.
Il faut que chaque minute en moins sur les réseaux sociaux soit une minute gagnée pour la Culture.
C’est dans cet esprit qu’à l’automne dernier nous avons conduit avec mon collègue Edouard Geffray la première grande concertation nationale depuis vingt-cinq ans sur le livre et la lecture, ciblée en particulier sur les jeunes.
Le premier enseignement, c’est de redonner à la lecture toute sa place, notamment dans le temps périscolaire. C’est le sens du programme « 50 livres pour le plaisir », déployé dans 250 centres de loisirs.
Donner accès aux livres dès le plus jeune âge, c’est soutenir le développement cognitif. Désormais, à la naissance de son enfant, chaque famille bénéficie du dispositif « Ma première carte de bibliothèque ».
Et comme la lecture c’est tout au long de la vie, en 2026 nous renforcerons les rencontres entre les auteurs et les publics. Des pôles seront labellisés par le ministère de la Culture et dotés de 150 000 euros.
Le deuxième enseignement est la nécessité d’avoir une politique d’éducation au cinéma et à l’image. Avec Édouard Geffray, nous donnons un nouvel élan au dispositif « Ma classe au cinéma ».
Ce dispositif est unique au monde. Il permet chaque année à près de 2 millions d’élèves de découvrir le cinéma avec un véritable accompagnement pédagogique.
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Un autre pan de notre culture qui lui ne connaît aucune barrière géographique, c’est notre patrimoine.
Partout, dans nos villes et nos villages, il y a une église, un lavoir, un monument historique.
Et au même titre que nos grands fleurons patrimoniaux, ils contribuent à notre fierté collective.
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C’est l’objet du projet de « National Trust à la Française », adossé au Centre des monuments nationaux, qui doit poursuivre son déploiement pour mettre en valeur, mieux protéger, mieux financer et faire vivre dans de meilleures conditions les 45 000 monuments historiques de notre pays.
Ce projet, c’est aussi proposer aux publics, toujours plus attachés au patrimoine, de nouvelles expériences de visite et d’engagement pour sa préservation. C’est enfin la création d’un nouveau modèle économique pour notre patrimoine qui va se mettre en place cette année.
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Je parlais du patrimoine comme une fierté commune. Cette fierté, on la doit aussi aux fleurons que sont nos grands musées et monuments nationaux.
Le budget de la protection et de la réhabilitation de notre patrimoine historique a augmenté de 40 % depuis 2017.
Concrètement, plusieurs opérations structurantes suivent leur trajectoire, comme celle de la rénovation du Centre Pompidou ou celle de la sécurisation des 87 cathédrales de l’État.
Ces chantiers sont aussi des vitrines de l’excellence française en matière d’architecture, d’ingénierie et de métiers d’art. Ils illustrent l’un des objectifs majeurs de notre « Stratégie nationale pour l’architecture » : faire de chaque intervention sur le bâti une occasion d’élever la qualité architecturale, de mieux la faire comprendre à nos concitoyens et de transmettre des savoir-faire.
Bien sûr, la sécurisation et la gestion du musée du Louvre est une priorité à part après le cambriolage spectaculaire qui a sidéré la France et le monde. Cela a permis une prise de conscience collective qui a remis la sécurité des musées au cœur des priorités.
Adapter nos bâtiments patrimoniaux aux exigences contemporaines – sécurité, accessibilité, conditions climatiques – est un défi architectural majeur : il faut protéger sans dénaturer, moderniser sans trahir.
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Ensuite, je vous l’ai dit, ce ministère est le ministère des convictions. J’ai une autre conviction. Celle que si notre culture est à ce point une source de fierté, c’est grâce à la force de notre modèle et de notre exception culturelle.
Ce modèle d’exception culturelle positionne la culture au cœur de l’action publique pour rassembler et faire front autour d’un socle commun de valeurs et de grandes références.
Quand on a la chance de disposer d’un tel modèle, on a une immense responsabilité, celle de le préserver face aux bouleversements à l’œuvre, technologiques, géopolitiques, mais aussi face à nos propres tiraillements. C’est un enjeu démocratique.
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L’avènement de l’intelligence artificielle pose lourdement la question de la transparence sur l’utilisation des œuvres et des contenus. De la transparence découle l’effectivité du droit d’auteur et de la rémunération des ayants droit.
Lorsque je suis arrivée au ministère, la bataille était très mal engagée. Et ma première action a été de tout mettre en œuvre pour préserver le droit d’auteur et sa rémunération. Et pour la première fois, le sommet international sur l’intelligence artificielle en février dernier a intégré tout un volet culture, et la position de la France y a été clairement exprimée, au plus haut niveau : soutenir l’innovation, tout en protégeant le droit d’auteur, pilier de notre modèle culturel et de notre souveraineté créative. C’était une première mondiale.
Nous avons d’ailleurs engagé un cycle inédit de concertation entre développeurs d’IA, ayants droits et acteurs culturels et des médias.
Mais face aux interprétations extensives de l’exception de fouille de textes et de données, j’ai réaffirmé ma détermination à défendre le droit d’auteur, y compris par la voie législative.
La bataille se mène aussi à l’échelle européenne, j’y ai pris toute ma part. C’est dans ce contexte que j’ai demandé au CSPLA d’éclairer ces enjeux pour nourrir une stratégie de long terme conciliant innovation technologique et protection de la création. Je veux ici saluer leurs membres du Conseil et leurs travaux.
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Le deuxième bouleversement, c’est que l’ordre établi n’est plus la règle, et que plusieurs acteurs viennent de plus en plus lourdement remettre en cause nos modèles de souveraineté culturelle ou fragiliser nos acteurs nationaux et leurs modèles économiques.
À ce sujet, quelques mots sur notre modèle de soutien à la création cinématographique et audiovisuelle, qui est symptomatique des défis en cours. Ce modèle est au cœur de notre exception culturelle et contribue de manière indiscutable au rayonnement de notre pays à travers les succès de la production française à l’international.
À Cannes comme partout en France, le cinéma français montre sa force, sa créativité et son attractivité.
Le CNC est un modèle de financement vertueux où l’intégralité des acteurs, y compris les grandes plateformes internationales, contribuent au financement de la création française.
Depuis deux ans, je me bats pour le préserver contre les velléités de le faire disparaître ou de plafonner les taxes affectées.
Alors, ce pilier de notre exception culturelle ne doit en aucun cas être remis en cause. C’est tout l’enjeu du débat que nous aurons à l’échelle européenne, avec la probable réouverture de la directive service de médias audiovisuels. Il est impératif de continuer à défendre cette directive, avec une ambition forte, tout en laissant les marges de manœuvre aux États membres pour mener leurs propres politiques culturelles.
Quant à nos médias traditionnels, ils font face à un environnement économique de plus en plus adverse, et leurs modèles économiques sont lourdement remis en cause par les grandes plateformes.
Ces médias, presse, radio, télévisions, contribuent non seulement au financement de la création mais supportent les coûts de production de l’information. Ils sont donc au cœur même de notre démocratie.
Les grandes plateformes numériques ne supportent pas ces coûts. En revanche elles utilisent ces contenus et captent l’essentiel des revenus publicitaires et de l’attention. L’équilibre économique de l’information est ainsi profondément bouleversé.
Et ce déséquilibre ne menace pas seulement des entreprises : il met en péril notre capacité collective à produire une information indépendante, fiable et accessible à tous. Dans un contexte de multiplication des menaces d’ingérence étrangère par des actions hostiles dans le champ informationnel, nous devrons répondre à cet enjeu également à l’échelle européenne. Les discussions autour de la directive SMA en seront l’occasion.
Des dispositions seront proposées aux parlementaires dans le texte faisant suite aux États généraux de l’information. Elles visent en particulier à renforcer les droits voisins des éditeurs de presse, à instaurer une obligation de transparence de la part des annonceurs sur le fléchage de leurs investissements publicitaires vers les médias traditionnels et les grandes plateformes.
Défendre ces médias, ce n’est pas regarder vers le passé, c’est préserver les conditions mêmes d’une démocratie vivante – et donc là encore, défendre notre modèle.
Et je pense strictement la même chose s’agissant de l’audiovisuel public. Je l’ai toujours dit, il est au cœur de notre démocratie, il doit être un outil essentiel de citoyenneté, d’intégration, d’émancipation et de liberté, en particulier pour ceux qui n’ont pas accès à cette éducation à l’information, à la culture et à la vie publique. Je l’ai prouvé en sanctuarisant son mode de financement.
Vous le savez, j’ai la conviction que pour que cet outil soit préservé, il est indispensable de lui donner un nouvel élan.
Le troisième bouleversement majeur, c’est que la culture est aujourd’hui au cœur des crises. En Ukraine, où les professionnels de la culture sont directement visés par l’agression russe, comme en a témoigné la Vice-Première ministre ukrainienne, que j’ai reçue cette semaine avec le commissaire européen à la culture, comme au Moyen et Proche-Orient, en Irak, au Liban et en Syrie, la France a renforcé son engagement en faveur de la protection du patrimoine et du soutien à la création.
Nous avons ainsi développé, ces derniers mois, des projets d’appui au patrimoine, en lien étroit avec nos partenaires, notamment l’INP et l’ALIPH, mais aussi des actions dans le domaine du cinéma, menées à la fois de manière bilatérale et avec les acteurs de la région. Je veux saluer le rôle essentiel joué par l’ALIPH dans ces zones de crise.
Enfin, face aux conséquences humaines de ces conflits, la France a mobilisé 1,5 million d’euros pour soutenir les structures accueillant les artistes, professionnels de la culture et des médias contraints à l’exil.
La réponse à ces défis se joue à l’échelle européenne : c’est le rôle de la France d’être une force d’entraînement de nos partenaires européens. Face à toutes ces crises, il y a un enjeu de renforcer le sentiment d’appartenance européenne autour de la culture. C’est le combat que j’ai mené en rassemblant mes homologues et la Commission européenne autour d’une feuille de route pour l’Europe de la Culture, qui a reçu leur soutien lors de la réunion des ministres européens de la culture que j’ai organisée à Paris en juin dernier.
Cette démarche se concrétise par exemple avec un projet inédit de plateforme audiovisuelle européenne Arte+ qui a convaincu le Conseil européen et la Commission européenne. Je suis très fière d’avoir contribué à rassembler les Etats européens autour de cette ambition concrète.
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Face à tous ces bouleversements, et l’interdépendance du local et du global, nous avons donc aussi la responsabilité, non seulement de défendre notre modèle, mais aussi de l’enrichir pour renouveler nos relations notamment avec les pays du continent africain.
Je me réjouis du projet de loi adopté hier soir qui est un point de départ historique, symbolique et politique, en particulier dans nos relations avec les Etats africains. Loin de nous déposséder de nos biens culturels, ce texte sera le moteur de nouvelles coopérations avec les pays qui feront des demandes de restitutions.
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Défendre notre modèle face aux bouleversements du monde mais aussi le défendre face à nos propres tiraillements.
Ces derniers mois, nous avons vu ressurgir avec force, les atteintes à la liberté de création, sur fond de communautarisme. Je voudrais m’arrêter une seconde sur ce sujet car il dépasse de loin les seuls enjeux de notre ministère.
Face à ceux qui intimident, qui censurent et qui menacent les fondements de notre démocratie et de sa richesse artistique et culturelle, je le dis très clairement, je ne céderai rien. Car c’est l’un des fondements de notre modèle et de notre lien social
En 2024, nous avons lancé un plan pour la liberté de création, une haute fonctionnaire spécialement dédiée a été nommée en 2025.
Il faut aller encore plus loin. Il faut que nous engagions un travail avec les ministères de l’Intérieur et de la Justice, pour que préfets et magistrats prennent toute leur part dans cette lutte.
Car ce combat républicain est un combat collectif et qui doit devenir une responsabilité partagée.
Si l’on finit par accepter que certaines causes justifient des actes de censure, que certains artistes soient entravés pour telle raison, ou telle nationalité, alors cette complaisance devient éminemment dangereuse. Dangereuse car demain ce sera telle autre cause, ou telle autre nationalité.
Quand on parle de notre modèle culturel, de la défense de ce modèle, de la défense de ce que nous sommes profondément – je tenais à terminer ce discours par la maison du dessin de presse.
À la fin de 2024, je confirmais ce projet, avec la perspective d’une ouverture en 2027.
Je suis heureuse de pouvoir vous dire les avancées majeures qu’a connues ce projet au cours de l’année écoulée. En 2025, le projet pédagogique et culturel de la maison a été finalisé, et le chantier a bien démarré. La Maison sera un lieu de création, avec des résidences de dessinateurs, des spectacles et conférences dessinés en direct, des rencontres entre des dessinateurs et le public, mais aussi de patrimoine avec une exposition permanente consacrée à l’histoire du dessin de presse. Son inauguration est prévue en 2027.
Dans la continuité du souhait du Président de la République, j’ai voulu porter ce projet personnellement, aussi parce que je crois qu’il dit ce que nous sommes. Il contribue bien sûr à l’hommage rendu par la République aux dessinateurs de presse, aux journalistes et aux membres de la rédaction de Charlie Hebdo assassinés le 7 janvier 2015. Et au-delà, il aura pour ambition de valoriser la place centrale qu’occupe le dessin de presse dans notre vie démocratique et dans la défense de la liberté d’expression, que le ministère de la Culture, en charge des médias, a la responsabilité de protéger.
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Mesdames et Messieurs, voilà quelles sont mes convictions et voilà le travail que nous menons ensemble.
La culture, c’est une idée qui nous dépasse, qui transcende tous les clivages, toutes les fractures. Et dans ce combat pour la culture, pour défendre notre modèle, pour offrir un destin culturel au plus grand nombre : vous avez une immense responsabilité. Vous êtes en première ligne, au quotidien, partout en France. Vous êtes la Culture française, vous avez le talent, l’énergie et l’ambition.
Cette année, comme toutes les autres, je serai à vos côtés. Car l’idée que je me fais de la Culture dépasse ce ministère : c’est le combat d’une vie.
Belle et heureuse année 2026 à tous !