Un ambitieux programme de restauration pour la cathédrale de Marseille dans le cadre du Plan de relance

La cathédrale Sainte-Marie-Majeure, que les Marseillais appellent « La Major », est un monument emblématique de l’apogée portuaire à Marseille dans la seconde moitié du XIXe siècle, dont témoigne également son esplanade largement ouverte sur la mer et les îles. Il s’agit du plus grand édifice religieux construit en France au XIXe, la plus longue de France avec ses 142 m du porche à la chapelle axiale.
Ce monument appartient à l’État et entre dans le Plan Cathédrales mis en place par le ministère de la Culture pour la rénovation de ses édifices.

La Major - Vue d'ensemble
La Major - Dômes principal et oriental

La cathédrale est conçue selon un plan en croix latine, en s’inspirant du style gothique, alors qu’en élévation, c’est le style romano byzantin qui s’impose, peu commun, en référence aux origines orientales et occidentales fondatrices de la ville de Marseille. L’architecte Léon Vaudoyer a voulu faire du monument le manifeste de l’« historicisme » architectural du XIXe siècle. Son ambition était de « réinventer le passé » : le visiteur qui avance à travers l’édifice retrouve les grandes étapes de l’évolution de l’église chrétienne. La bichromie est aussi une particularité de l'édifice, voulue par L. Vaudoyer qui s’est inspiré des églises d’Orient et aussi des églises médiévales du Massif Central, du Sud-Ouest, des Alpes (la cathédrale d’Embrun), de Gênes ou de Sienne.

Si l’ouvrage a été parfaitement conçu et réalisé, trois facteurs ont contribué à en accélérer la dégradation : l’exposition au climat marin, la fragilité de certains matériaux (pierre de grès) et la morphologie du bâtiment rendant l’accès difficile pour l’entretien. Les couvertures, constituées de dalles de pierre et de plomb, sont particulièrement abimées (infiltration d’eau, pierres endommagées voir éclatées, plomb déchiré et oxydé, etc.).  De plus, il n’y aujourd’hui pas de disposition pour assurer la sécurité incendie.

Des travaux de restauration des couvertures de la cathédrale sont programmés sur plusieurs années. Trois tranches de travaux sont échelonnées, une tranche ferme puis une tranche optionnelle 1 et une tranche optionnelle 2.

La Major - Nef et coupoles
La Major - Couverture de la nef
La Major - dégradation du plafond du passage

    Le coût prévisionnel de tous les travaux est estimé à 8 millions d'euros, financé à 100 % par l’État.

L’opération est inscrite au Plan de Relance pour sa Tranche ferme (2 millions d’euros TTC), prévoyant la restauration de la couverture du passage et de la nef ainsi que l'amélioration du système sécurité incendie.

La Major - Chevet