La restauration de la cathédrale du Puy va se poursuivre au printemps 2022, au travers notamment de l’opération de restauration de la toiture du logis des Clergeons et du dôme angélique initiée en 2021, mais également d’une nouvelle phase qui concernera cette fois la restauration des toitures.

La cathédrale du Puy, joyau de l’art roman partiellement reconstruit au milieu du XIXe siècle, est classée au titre des monuments historiques depuis 1862 et inscrite sur la Liste du patrimoine mondial (Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle) depuis 1998.
L’État - Direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes, propriétaire des lieux et maître d’ouvrage, a commandé plusieurs études importantes à l’architecte en chef des monuments historiques, Étienne Barthélémy, complétées par une campagne de relevés de pointe.
Ces études préalables indispensables permettront de réaliser des travaux de restauration sur des éléments emblématiques de l’ensemble cathédral : le dôme angélique et le logis des Clergeons dans un premier temps ; la façade occidentale et le grand escalier de la cathédrale ensuite ; la chapelle des Pénitents enfin.

Plan de Relance : un chantier vertigineux de restauration des toitures

Perchée sur la ville haute, la cathédrale du Puy et son dôme angélique, à la croisée du transept, sont des éléments emblématiques de la silhouette du Puy-en-Velay.

Un schéma-directeur pour la restauration des toitures de l’ensemble cathédral a été réalisé dès juillet 2020 par l’architecte en chef des monuments historiques. Issue de ce schéma directeur, l’opération de restauration de la toiture du logis des Clergeons et du dôme angélique a été initiée en 2021. Elle comprend notamment la restauration des parements en pierre volcanique du tambour et la restauration des couvertures du dôme. L’accès au chantier – particulièrement complexe dans la ville haute – se fera par la sapine récemment installée contre le porche Saint-Jean, entre le clocher et le Baptistère, en étroite concertation avec les services techniques du clergé affectataire, de la Communauté d’agglomération du Puy et avec le Centre des monuments nationaux (CMN).

Cartographie de l’état sanitaire du dôme angélique de la cathédrale du Puy-en-Velay
Cartographie de l’état sanitaire du dôme angélique de la cathédrale du Puy-en-Velay - 2021
Montage d’échafaudage sur le porche Saint-Jean de la cathédrale du Puy-en-Velay - 2021
Micro-prélèvements de parements par des cordistes sur le dôme angélique de la cathédrale du Puy-en-Velay
Micro-prélèvements de parements par des cordistes sur le dôme angélique de la cathédrale du Puy-en-Velay - 2021
Vue des voûtes de la cathédrale du Puy-en-Velay
Vue des voûtes de la cathédrale du Puy-en-Velay
Façade occidentale et grand escalier : les nouvelles technologies au chevet de la cathédrale !

Construite sur la cheminée d’un volcan dégradé, la cathédrale du Puy est en équilibre depuis mille ans !

Sa façade et son grand escalier ont été largement reconstruits au milieu du XIXe siècle par l’architecte diocésain Mallay. Suite à des problèmes de conception lors de ces travaux, conjugués notamment au substrat géologique et archéologique, l’état des marches interroge, tandis que des désordres apparaissent sur la façade occidentale. Compte-tenu de sa localisation et des matériaux employés pour sa construction (tuf volcanique), la cathédrale du Puy pose des problèmes uniques au monde et suppose des protocoles de diagnostic et d’intervention précis et sur mesure.

Afin de déterminer la cause de ces désordres, un diagnostic a donc été confié à l’architecte en chef des monuments historiques en 2020, que la DRAC a fait compléter par des relevés 3D thermiques et photogrammétriques réalisés par drone (Geocarta associé à Geostudi) de l’ensemble de l’édifice.

Cette campagne d’acquisition permet de documenter avec un niveau de définition inédit l’état sanitaire des parements de l’ensemble cathédral.
Ce travail a aussi pu être enrichi par une étude historique et documentaire du socle d’assise de la cathédrale et de caractérisation de ses matériaux à des fins de reconnaissance des carrières potentielles utiles à la restauration, confiée au géologue Jean-Noël Borget.
Ce travail a été complété par un protocole d’investigation (géoradar) destiné à comprendre les pathologies du sous-sol et déterminer les stratégies et zonages de l’étude géotechnique en cours de préparation.

Montant de l’opération
2,6 millions d’euros : financement 100% Etat, dans le cadre du Plan cathédrales du Plan de relance
Maîtrise d’ouvrage : Direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes - Conservation régionale des monuments historiques.
Maîtrise d’œuvre : Étienne Barthélémy, architecte en chef des monuments historiques.

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