Soutenue par le Plan de relance national, la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Hauts-de-France a entamé début septembre une grande campagne de restauration des intérieurs de la cathédrale Notre-Dame-de-Grâce de Cambrai pour une durée de 7 ans.

Après une grande campagne de travaux portant sur la restauration des toitures entre 2000 et 2007, place aujourd’hui à la restauration des parements intérieurs et des vitraux de la cathédrale Notre-Dame-de-Grâce

Cette opération d’ampleur est portée par la Direction régionale des affaires culturelles Hauts-de-France accompagnée de sa maîtrise d’œuvre, l’agence Pascal Prunet, Architecte en chef des monuments historiques. Le chantier se décompose en 7 tranches de travaux pour un montant total de 8 700 000 € TTC

Echafaudages bas cotes_Photo DRAC_09_2022.jpg

Les préparatifs du chantier ont démarré début septembre avec l’installation de la base vie et des échafaudages. Cette première tranche de travaux de 12 mois concerne les collatéraux nord et sud de la nef. 

Les parements pierre, encrassés avec les années, seront restaurés afin de remettre en valeur l’intérieur de la cathédrale.  
Le programme comprend également la restauration des vitraux et la création de 5 baies à motifs de résilles géométriques. Ces travaux seront l’occasion de vérifier la mise en conformité des réseaux électriques et d’améliorer l’éclairage par la création de lustres.

En parallèle de cette campagne de restauration, 2 opérations de travaux complémentaires seront menées par l’agence Pascal Prunet :

  • La restauration des 9 huiles sur toile de grands formats (environ 5,5 mètres de haut) montées sur châssis en bois, peintes en grisaille par Martin-Joseph Geeraerts (1707-1791) ainsi que leurs lambris présents dans les transepts Nord et Sud et dans la sacristie. Cette restauration avec dépose permettra parallèlement de restaurer les parements pierre situés derrière. Ces travaux sont estimés à 1 000 000 € TTC.
  • Une intervention sur les extérieurs pour l’étanchéité des maçonneries et la rénovation des réseaux d’évacuation des eaux pluviales afin de résoudre les problèmes de remontées capillaires au Nord, à l’Est et au Sud de l’édifice. Ces travaux sont estimés à 900 000 € TTC.

 

Ouverture au public pendant les travaux

La cathédrale reste accessible au public durant toute la durée des travaux. Les offices peuvent se maintenir avec une capacité d’accueil toutefois réduite en raison de la présence des échafaudages intérieurs. L’ensemble liturgique mobilier (maître-autel, chaire…) ainsi que l’icône Notre-Dame-de-Grâce restent visible des paroissiens et des nombreux visiteurs qui font vivre cet édifice. Le grand orgue sera en revanche masqué par une bâche thermoformée afin de le protéger des poussières. Les organistes y auront accès pour les entraînements mais l’orgue de chœur prend le relais lors des offices.

 

La cathédrale Notre-Dame-de-Grâce 

L’église et la maison attenante dite « des hôtes », qui abrite la Poste depuis 1911, appartenaient à l’abbaye du Saint-Sépulcre, fondée au XIe siècle. Entre 1696 et 1702, sous l’épiscopat de Fénelon, l’ensemble est reconstruit dans le style classique prôné par Louis XIV. Il présente une grande homogénéité. La sobriété du décor contraste ainsi avec l’exubérante façade baroque de la chapelle des Jésuites qui lui fait face. 

Sapines accès vitraux façade principale DRAC 11_2022 (22).jpg

L’église Saint-Sépulcre est désignée comme nouvelle cathédrale en 1804 par l’évêque Louis Belmas, après la destruction de la cathédrale gothique sous la Révolution. Incendiée en 1859, elle est restaurée par l'architecte cambrésien Henri de Baralle. Il ajoute notamment le clocher, les chapelles latérales et absidiales. Après ces travaux, l’église est consacrée en 1894 sous le vocable de Notre-Dame-de-Grâce

La cathédrale est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 9 août 1906. Sa propriété a été transférée au ministère en charge des monuments historiques par la loi du 17 avril 1906 et le décret du 4 juillet 1912.