Sur proposition de Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, le Président de la République a décidé de nommer Guillaume Désanges président du Palais de Tokyo.

Guillaume Désanges est commissaire d’exposition et critique d’art.

Il a œuvré, au début de sa carrière, au sein des Laboratoires d’Aubervilliers et du Centre d’art La Tôlerie à Clermont-Ferrand. Il a ensuite fondé la structure de production Work Method, avant d’être commissaire invité au Centre d’art Le Plateau-Frac Ile-de-France où il a développé, entre 2009 et 2011, un programme d’expositions intitulé « Erudition concrète ». Il a organisé de multiples expositions au sein de grandes institutions françaises et internationales telles quel le Centre Pompidou-Metz, la Generali Foundation à Vienne, le Pérez Art Museum à Miami, le SMAK à Gand, Performa à New York, ou encore le Centre d’Art Santa Monica à Barcelone. Il signe également le programme artistique de la Verrière – Fondation d’entreprise Hermès à Bruxelles depuis 2013 et la direction artistique du salon de Montrouge en 2022. Co-commissaire de la 8e Biennale de Louvain-La-Neuve, il a développé une pratique originale de conférences-performances comme « Une histoire de la performance en 20 minutes » ou « Vox Artisti », ainsi que des ateliers et des résidences (La Méthode Room à Chicago, depuis 2014 notamment).

Guillaume Désanges imagine le Palais de Tokyo comme un « corps vivant », au sens d’un espace de création actif et réactif, en permanente évolution, ouvert sur une grande diversité de la création contemporaine et à l’écoute des enjeux de société. Dans une logique collaborative, il entend développer des partenariats avec un réseau d’institutions parisiennes, régionales comme internationales, mais aussi des écoles d’art, des lieux de résidence ou encore avec le CNAP.  A l’image de la pratique de la « permaculture », il propose un « partage raisonné » de l’espace et du temps, alternant espaces d’expositions et « espaces en friche » pouvant accueillir d’autres recherches ou expérimentations artistiques et de nouvelles possibilités de rencontre avec le public.

La programmation qu’il propose alternera des monographies, des expositions thématiques transdisciplinaires, des saisons étrangères (invitant la scène artistique d’une ville ou d’un pays à l’honneur), des portraits de grandes figures contemporaines internationales et des mini-expositions activées de manière souple selon l’actualité. Fidèle à l’ADN pluridisciplinaire du Palais de Tokyo, cette programmation mêlera art contemporain, cinéma, mode, architecture, design, performance, musiques actuelles et s’ouvrira à la bande dessinée, au graphisme, aux jeux-vidéo, à la science-fiction… Il envisage, par ailleurs, d’organiser tous les deux ans un grand événement participatif hors-les-murs, à la fois festif et éducatif.

Guillaume Désanges succède à Emma Lavigne dont Roselyne Bachelot-Narquin tient à saluer la qualité du travail accompli et la capacité à renouveler les publics du Palais de Tokyo, malgré une période marquée par les bouleversements de la pandémie.