Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Culture, fait part de son émotion face à la disparition d’Anne Sylvestre.

Guitare à la main, Anne Sylvestre n’a jamais cessé d’enchanter des générations d’enfants et d’adultes avec son « grand goût pour les mots », comme elle aima tant le dire. Le public la connaît autant chanteuse pour enfants, avec ses merveilleuses Fabulettes, qu’artiste engagée, avec une voix féministe rare. Celle qui a célébré en 2017 ses soixante ans de scène a écrit plus de quatre cents chansons poétiques et subtiles, contant les préoccupations de notre époque ou décrivant avec humour les tracas de la vie.

Ses valeurs sont restées les mêmes à travers les décennies. Devenant dans les années soixante l’une des premières femmes à écrire et composer ses propres chansons, elle fut précurseuse dans ses choix politiques et artistiques, comme en 1973, quand elle sort « Non, tu n’as pas de nom », deux ans avant la loi Veil ou en 2007, avec sa chanson en faveur du mariage pour les couples de même sexe.

Anne Sylvestre avait le plaisir infini de chercher les beaux mots à ne pas oublier, à faire vivre et vibrer. Grâce à ses chansons, nous ne sommes pas prêts de l’oublier.

Les gens qui doutent ont ce soir un profond chagrin.

Roselyne Bachelot-Narquin adresse ses condoléances à sa famille et à ses proches.