Samedi 18 septembre a été inauguré la fin des travaux de restauration de l’église Notre Dame de l'Assomption de Chantilly.

La fin des travaux de restauration de l’église Notre Dame de l'Assomption de Chantilly a été inauguré samedi 18 septembre par Eric Woerth, député de l’Oise, Manoelle Martin, vice-présidente du Conseil Régional des Hauts de France, Nadège Lefebvre, présidente du conseil départemental de l'Oise , Isabelle Wojtowiez, maire de Chantilly, et conseillère départementale, en présence de Hilaire Multon, directeur régional des affaires culturelles des Hauts-de-France, et du père Bruno Daniel, curé de chantilly.

Après 3 ans de travaux, l'église Notre Dame de l'Assomption de Chantilly a rouvert ses portes et dévoilé de nouveaux espaces accessibles à la visite (clocher, loges, chapelles hautes,...) à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.

D’un cout total 2.4 millions d’euro, financés à 40% par l’État, les travaux de restauration se sont déroulés en 4 phases de 2017 à 2020.

 

Construite sur les plans de Jules Hardouin Mansart, à la toute fin du XVIIe siècle, sur ordre des princes de Condé, l'église Notre Dame de l'Assomption a été classée au titre des Monuments Historiques par arrêté du 30 septembre 1965.  A l'intérieur, ses décors du XIXe siècle et ses vitraux contemporains évoquent l'histoire de l'édifice et de la ville.

Un très bel exemple de l'architecture religieuse classique

Le rapide développement de l’habitat au voisinage du château de Chantilly engage le Grand Condé, alors seigneur de Chantilly, à demander la création d’une paroisse spécifique et à financer la construction d’une église. C’est son fils le prince Henri-Jules de Bourbon-Condé qui concrétise ces vœux en faisant bâtir Notre-Dame entre 1687 à 1691 par l’architecte et ingénieur Pierre Gitard d’après les plans de Jules Hardouin-Mansart. L’église est un très bel exemple d’architecture religieuse de style classique – peu représenté dans l’Oise – qui s’inscrit dans la lignée des grandes créations parisiennes du XVIIe siècle que sont Saint-Roch, Saint-Sulpice ou encore Saint-Nicolas du Chardonnet. Elle est notamment remarquable par sa belle voûte en berceau plein cintre appareillé, pénétrée par les lunettes des fenêtres. Celle-ci a peut-être servi de modèle à la voûte de l’église des Soldats aux Invalides, due à l’architecte Libéral Bruand, qui lui est de peu antérieure. Pour répondre à l’augmentation de la population de la ville, l’église est agrandie entre 1724 et 1734, par l’ajout d’une travée de nef et d’un porche, puis ne connait plus de modifications majeures.