Le Prix Femina récompense cette année l'écrivaine d'origine camerounaise Leonora Miano pour son roman « La saison de l'ombre » (éditions Grasset).
Je me réjouis vivement de ce choix, qui rend hommage à la beauté d'une langue tout imprégnée par l'amour de la France, où elle s'établit en 1991.
Il rend hommage aussi à un chantre passionné du peuple subsaharien, le héros de son œuvre déjà abondante et maintes fois primée.
A travers six romans et des chansons qu'elle écrit et interprète elle-même, Leonora Miano restitue leur dignité aux victimes de la Traite négrière, une tragédie qu'elle évoque toujours en filigrane.
Bien loin d'un roman historique, « La saison de l'ombre » fait ainsi vivre l'humanité de personnages fictifs, en particulier le courage des femmes à qui un être cher fut un jour arraché.