Le métier de chef de la mission de récolement engage la supervision d'une équipe composée de conservateurs et de chargés d'études documentaires qui contrôlent la présence des oeuvres d'art répertoriées dans leur inventaire.

Comment est née votre vocation professionnelle ?

À l’âge de 10 ans, je voulais être archéologue, mais j’aimais aussi l’art sous toutes ses formes et je me suis dirigé vers des études d’histoire et d’art avant de passer le concours de conservateur du patrimoine en 1994. Aujourd’hui, ma mission au Cnap (Centre national des arts plastiques) consiste à coordonner et piloter le travail de dix personnes, conservateurs et chargés d’études documentaires. Nous intervenons beaucoup dans des communes mais aussi auprès des musées et des administrations.

« Découvrir la politique d’acquisition de l’État au fil des siècles est passionnant »

Quelle est la procédure appliquée lorsque certaines oeuvres sont manquantes ?

Si des oeuvres manquent à l’appel, plusieurs mesures peuvent être prises, d’un simple constat d’échec des recherches à une demande de titre de perception. Au-delà du simple contrôle, le récolement permet de prendre connaissance de la politique d’acquisition de l’État au fil des siècles. C’est passionnant et parfois assez surprenant