Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, en accord avec Marie-Guite Dufay, Présidente de la Région Franche-Comté, Yves Ackermann, Président du Conseil général du Territoire de Belfort et Damien Meslot, Député-Maire de Belfort, a donné son agrément à la nomination d’Héla Fattoumi et Eric Lamoureux à la direction du Centre Chorégraphique national (CCN) de Franche-Comté à Belfort, à compter du 1er mars 2015, pour succéder à Joanne Leighton.

Le projet d’Héla Fattoumi et Eric Lamoureux est construit dans la perspective d’un centre chorégraphique 3ème génération, autour d’un concept dynamique qui évoque la circulation des projets et la constitution de réseaux de la Franche-Comté à la Bourgogne, du Grand Est à la Suisse et à l’Europe : VIA. Ce projet trace des axes forts en matière de création et de diffusion, en diversifiant les propositions et réinventant le lien avec les publics, en particulier les jeunes, en travaillant à la constitution d’une plate-forme de production et d’accompagnement d’artistes à l’échelle du Grand Est et au plan international, en recherchant de nouvelles voies en matière d’éducation artistique et culturelle.

Héla Fattoumi et Eric Lamoureux inviteront Anne Nguyen à les rejoindre comme artiste associée à leur projet, en l’accompagnant dans son développement artistique.

Fondé en 1990 par Odile Duboc et dirigé par Joanne Leighton depuis 2010, le CCN de Franche-Comté à Belfort est doté d’un outil exceptionnel dans le réseau des dix-neuf CCN, permettant d’accueillir des équipes à différents stades de la création d’une pièce. Un travail exemplaire d’action culturelle et de diffusion de la culture chorégraphique a été réalisé de longue date par les équipes de ce CCN à l’échelle régionale. Enfin, grâce à sa situation géographique, il dispose d’un fort potentiel de partenariats ouverts sur l’Europe, la Suisse et l’Allemagne notamment.

Héla Fattoumi et Eric Lamoureux sont directeurs du Centre Chorégraphique national de Caen depuis 2004 et ont fondé leur compagnie en 1990 alors que la même année ils recevaient le prix de la 1ère œuvre au Concours international de Bagnolet. De pièce en pièce , ils travaillent la présence poétique des corps, creusant tout particulièrement le rapport de la danse à la musique jouée en direct et n’hésitant pas à aborder des thématiques sociétales qui questionnent le rapport à l’autre.

Leur projet a été choisi parmi cinq propositions de grande qualité qui se sont toutes attachées à revisiter le projet du CCN de Franche-Comté à Belfort avec une ambition et un engagement qui doivent être salués.