Le 13 septembre, Frédéric Mitterrand a présenté le nouveau label « Maisons des illustres », destiné à mettre en valeur des demeures remarquables par leur histoire et par ceux qui les ont habitées. Il est attribué aujourd’hui à 111 demeures.

900 maisons recensées. Le ministère de la Culture et de la Communication a recensé sur l’ensemble du territoire plus de 900 maisons qui conservent et transmettent la mémoire des hommes qui les ont habitées et qui se sont illustrés dans l’histoire politique, sociale et culturelle de la France.
Certaines sont des maisons-musée qui conservent objets et mobilier dans leur cadre d’origine ; d’autres des maisons-archives qui présentent et valorisent divers documents et témoignages ; d’autres encore des maisons où l’on a donné carte blanche à un artiste pour imaginer un dispositif qui en évoque l’esprit d’une manière nouvelle ; d’autres enfin sont devenues des résidence d’écrivains, de peintres ou de comédiens. Du domaine au studio, du château à l’appartement, la maison ou l’atelier, ces lieux authentiques sont encore trop rarement connus et visités, le rôle de ceux qui les font vivre insuffisamment reconnu et aidé.
A l’occasion de l’inauguration de la maison Jean Cocteau à Milly-la-Forêt, le 22 juin 2010, Frédéric Mitterrand avait déjà rappelé la nécessité d’une meilleure reconnaissance et d’une meilleure valorisation de ces maisons historiques, et donc d’une meilleure lisibilité de leur fonction sociale et culturelle.

111 « Maisons des Illustres ». Ce label « Maisons des illustres » est créé par le ministère de la Culture et de la Communication pour mettre en valeur cet ensemble patrimonial et l’originalité de cette forme d’action culturelle. Il doit être une référence, une garantie de qualité qui vise à l’excellence. Il est attribué aux maisons qui sont ouvertes au public au moins 40 jours par an (avec ou sans rendez-vous) et dont le but n’est pas principalement commercial. Les visiteurs devront y trouver des formes variées d’accompagnement à la découverte et à l’interprétation du lieu, et un programme culturel. L’existence d’aides à la visite à l’intention des visiteurs en situation de handicap est souhaitée.
Le logotype « Maisons des Illustres » signalera à l’attention du touriste comme du promeneur ces lieux, souvent modestes et intimes, où la rencontre avec les oeuvres de culture se fait là où elles ont été conçues.
Le premier label « Maison des illustres » a été décerné par Frédéric Mitterrand, le 13 septembre, à la Maison Elsa Triolet-Aragon, à Saint-Arnoult-en-Yvelines (Yvelines). D’une durée de cinq ans renouvelable, il est par ailleurs attribué pour l’instant à 110 autres demeures.
Le Ministre a également annoncé que la maison natale de l'écrivain Colette, à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne), a « pu être rachetée et sauvée de l'oubli » grâce à la mobilisation de la Société des amis de Colette, aidée des collectivités territoriales et de l'Etat qui « a apporté toute sa part dans cette issue favorable, conscient qu’il y avait là un lieu de mémoire littéraire, un jardin de souvenirs vibrants », a déclaré Frédéric Mitterrand. La subvention de l’Etat pour aider la Société des amis de Colette à racheter la maison de l’écrivain s’élèvera à 100 000 €.

La Fédération des Maisons d’écrivains et des patrimoines littéraires. C’est aujourd’hui la seule association existante dans ce domaine. Elle compte plus de cent maisons adhérentes et reçoit constamment des demandes d’affiliation émanant de maisons qui se consacrent à la préservation des patrimoines artistique, musical, scientifique, politique, militaire ... L’ expérience de cette fédération est fondamentale pour préserver la diversité des maisons (statut, format, thématique), instaurer des normes de fonctionnement et des règles professionnelles, trouver des correspondances entre les différentes échelles territoriales.

Une multiplicité d’acteurs et de propriétaires. L’État est un propriétaire parmi d’autres au sein d’un ensemble où la diversité des statuts est la règle et les propriétaires privés (personnes physiques ou associations) plus nombreux que les collectivités publiques. Cet ensemble offre la possibilité d’un plan d’action culturelle aux différentes échelles territoriales en articulant plusieurs formes de mise en valeur de ce patrimoine (musées, monuments, centres d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, Villes et Pays d’art d’histoire).