21 juin

Le 21 juin1982, jour symbolique du solstice d’été, le ministère de la Culture lançait cette annonce enchantée à tous les publics : Faites de la musique, Fête de la Musique. Trente-sept ans plus tard, la 38e édition de la Fête de la musique invite une nouvelle fois chacun d’entre nous à ce rendez-vous unique et joyeux. Cette manifestation populaire s’affiche comme un événement majeur de la vie musicale française, et même internationale puisqu’elle est désormais organisée dans plus de 120 pays. Emblème d'une volonté de partage et d'écoute, ses principes fondateurs l'inscrivent tout naturellement dans les enjeux d'une politique culturelle qui vise à s'adresser à toutes et à tous et notamment à celles et ceux qui demeurent encore aujourd'hui trop éloignés de la culture. Cette année, la Fête convie à un moment symbolique. Pour célébrer l’Europe mais aussi la diversité des musiques, à 20h, tous les musiciens - amateurs et professionnels de l’Union - sont invités à jouer ou chanter à l’unisson l’Hymne européen, l’Ode à la joie composée par Ludwig van Beethoven.

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Faites de la musique, ce mot d’ordre qui s’entend dans le nom de la plus grande fête musicale populaire, résume à lui seul l’ambition du ministère de la Culture pour la Fête de la Musique. Depuis 1982, le 21 juin est le jour de toutes les pratiques musicales, sans distinction de genre ou de style. Cette formidable manifestation, largement spontanée,  anime les places, les rues, les monuments, les écoles, les hôpitaux, en ville et dans les campagnes, en métropole et dans les territoires d’outre-mer.

A l’heure où le ministère de la Culture fête ses 60 ans, la musique reste l’une des

 

premières activités artistiques des Françaises et des Français qui l’écoutent, la pratiquent avec ou sans instrument ou la vivent dans des milliers de concerts et de festivals. Le ministère encourage la pratique musicale grâce à un réseau unique de conservatoires et à un maillage territorial dense de lieux de production et de diffusion dédiés à toutes les formes de musiques. En outre, avec la création du Centre national de la Musique, il consolidera son action en faveur du secteur dès janvier 2020.

Cette 38e édition de la Fête de la Musique se fera entendre comme toujours bien au-delà de nos frontières puisqu’elle a désormais une aura mondiale et associe plus de 120 pays. Elle connaîtra une résonance particulière en Europe avec une initiative que je suis heureux d’accompagner : à 20h, tous les musiciens, amateurs et professionnels, de l’Union sont invités à jouer ou chanter l’Hymne européen, Ode à la joie composée par Ludwig van Beethoven.

Je remercie tous les participants et partenaires de la Fête de la Musique et souhaite, à toutes et tous, de très beaux moments de musique !

Franck Riester, ministre de la Culture

 

faites raisonner l’Europe de son hymne

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Le 21 juin 2019, à 20h

il est proposé à toutes et tous de réinterpréter l’hymne européen à l’unisson. Une occasion pour tous les passionnés, musiciens amateurs ou professionnels, seul ou à plusieurs, de donner à entendre leur version de cette mélodie simple et entêtante.

C’est le grand Sing Along de la fête de la musique.

Final de cette symphonie composée en 1823, elle se base sur un poème de Schiller célèbre pour son appel à l'unité et la fraternité : "Millions d’êtres, soyez tous embrassés d’une commune étreinte !"

C’est donc pour célébrer l’Europe mais aussi la diversité des musiques qui foisonnent sur les scènes de l’Union que cette année vous êtes invités à vous joindre à une initiative commune à tous les pays européens : faire raisonner, à 20h, l’Ode à la Joie… sans limite de style ou d’interprétation. 

Partagez ce moment symbolique commun sur les réseaux sociaux avec le #fetedelamusique et en mentionnant les comptes officiels de la fête de la musique : Facebook, Instagram

Et pour participer, rien de plus simple, il suffit de chanter ou de jouer !

Ode à la Joie

programmation du ministère de la Culture au Palais-Royal

Dans les Jardins du Palais-Royal, la programmation artistique réunira de 16h à 23h, les pratiques amateurs et professionnelles avec des artistes et formations musicales majeurs de la scène française et internationale. Franck Riester, ministre de la Culture, a également proposé à ses homologues européens que l’Ode à la joie soit interprétée à 20h dans toute l’Europe.

Ainsi, la fanfare de l’ENS Ulm - Ecole normale supérieure, la chorale Envie de Chanter et une Harmonie de la Confédération Musicale de France investiront les allées du jardin. Dans les salons du ministère, le Hall de la Chanson fera chanter le public. En soirée, la Maîtrise populaire de l’Opéra-Comique, l’Orchestre National de Jazz et Keren Ann se succèderont sur la scène du Palais-Royal.

A 20h précises (UTC+2), toutes les Européennes et tous les Européens sont invités à interpréter l’hymne européen l’Ode à la joie de la Neuvième symphonie de Beethoven avec les vers du poème de Schiller afin de créer un instant de partage et d’allégresse qui permettra d’illustrer en musique la devise de l’Europe : "Unie dans la diversité".

16h-18h / Le Hall de la Chanson investit les salons du ministère de la Culture

• Bœuf improvisé sous forme de quizz musical avec un trio d’improvisateurs qui joue des titres célèbres en version purement instrumentale et dans des arrangements inattendus : Claude Barthélémy (guitare et oud), Mathias Levy (violon), Georges Sayah (percussions, didjeridoo, batterie)

• Tours de chant des élèves du TEC (Théâtre-école du Hall de la chanson) et du Conservatoire national supérieur d’art dramatique avec Axel Nouveau au piano (et arrangements)

• Olivier Hussenet, artiste du Hall de la chanson, fait chanter le public sur Padam Padam, (Edith Piaf), La chanson de Prévert, (Serge Gainsbourg) et Emmenez-moi (Charles Aznavour) et l’Ode à la joie

16h30-19h20 / Pratique amateur autour du bassin du Jardin du Palais-Royal

• Fanfare de l’École nationale supérieure – ENS Ulm pour découvrir le brassband

• Chorale "Envie de chanter", dirigée par Marco Avallone sur un répertoire pop-rock

• Harmonie de la Confédération Musicale de France pour un concert festif

19h20 / Maîtrise populaire de l’Opéra-Comique sur la grande scène du Palais-Royal

• Aventure humaine et artistique créée en septembre 2016, la Maîtrise Populaire de l’Opéra-Comique est une école pour tous ceux que la musique attire sans en connaître la grammaire. Une école dont on franchit les portes par la motivation et le talent et où s’apprend le fondement de ce qu’est la musique, capable de rassembler dans un langage commun. Une harmonie créée à partir de toutes les origines ethniques, sociales et culturelles.

20h / L’Ode à la joie place la Fête de la Musique sous le signe de l’Europe

• La Maîtrise populaire de l’Opéra-Comique et les musiciens de l’ONJ interprètent L’Ode à la joie, hymne européen, avec le public.

20h10 / L’Orchestre national de Jazz rend hommage à Ornette Coleman

• L’Orchestre national de Jazz, dirigé par Frédéric Maurin, rend hommage à Ornette Coleman. Dancing in your head(s), avec des arrangements de Fred Pallem, revisite les différentes périodes créatrices du compositeur, mais aussi d’autres artistes de la galaxie qu’il a engendrée — Julius Hemphill, Eric Dolphy et Tim Berne.

21h50 / Concert de Keren Ann sur la grande scène du Palais-Royal

• Keren Ann jouera son huitième et dernier album Bleue, sorti en mars 2019 et entièrement chanté en français

Découvrir toute la programmation nationale

naissance de la fête

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En octobre 1981, Jack Lang, ministre de la Culture, nomme Maurice Fleuret au poste de directeur de la musique et de la danse. Maurice Fleuret applique ses réflexions sur la pratique musicale et son évolution et pose les fondements d’une nouvelle conception : "La musique sera partout et le concert nulle part » ! Il évoque une « révolution » dans le domaine de la musique, qui tend à faire se rencontrer toutes les musiques – sans hiérarchie de genre ni d’origine – dans une commune recherche de ce qu’il appelle "une libération sonore, une ivresse, un vertige qui sont plus authentiques, plus intimes, plus éloquents que l’art".

En 1982, une grande enquête sur les pratiques culturelles des Français est menée par le service des études et de la recherche du ministère de la Culture et dévoile que cinq millions de personnes, dont un jeune sur deux, jouent d’un instrument de musique alors que les manifestations musicales organisées jusqu’à présent ne concernent qu’une minorité de Français. De ce fait, Jack Lang, Christian Dupavillon, architecte-scénographe, membre de son Cabinet et Maurice Fleuret en déduisent que le paysage de la pratique musicale en France reste à découvrir. Alors, ils imaginent une grande manifestation populaire qui permette à tous les musiciens de s’exprimer et de se faire connaître. C’est ainsi que la première Fête de la Musique est lancée le 21 juin 1982, jour symbolique du solstice d’été, le plus long de l’année dans l’hémisphère Nord.

La Fête sera gratuite, ouverte à toutes les musiques "sans hiérarchie de genres et de pratiques" et à tous les français

La préparation se déroule dans la précipitation. On prévient les principaux acteurs de la vie sociale, politique et musicale en France. Quelques affiches sont imprimées et placardées. On ne sait absolument pas, au ministère de la Culture, si cet appel sera entendu. Le résultat dépasse toutes les espérances. Des milliers d’initiatives ont lieu dans toute la France. Les musiciens s’installent partout dans les rues, les squares, les kiosques, les cours, les jardins, les gares, les places, etc...

Il fallait un événement qui permette de mesurer quelle place occupait la musique dans la vie individuelle et collective. Un mouvement spectaculaire de prise de conscience, un élan spontané pour alerter l’opinion et peut-être aussi... la classe politique. C’est pourquoi le ministère de la Culture a eu l’idée d’organiser une Fête de la Musique en 1982. Une fête non-directive, qui rassemble tous les Français pour qui la musique compte". Maurice Fleuret, "Faites la fête ! Faites de la musique !, propos recueillis par Xavier Lacavalerie, Télérama n° 1744, 15 juin 1983.

Cette union des musiciens professionnels et des amateurs devenait ainsi, à travers la réussite immédiate d’une manifestation populaire et largement spontanée, la traduction d’une politique qui entendait accorder leur place aux pratiques des amateurs.

A la suite de l’Année européenne de la Musique en 1985, Elle se développe dorénavant dans le cadre d’une charte, "La Fête Européenne de la Musique", signée à Budapest en 1997. Les principes de cette charte s’appliquent désormais à tous les pays, y compris hors d’Europe, qui souhaitent s’associer à la Fête de la Musique.

En île-de-France