D’importants travaux de restauration ont été entrepris depuis 2011 au Château d’Ecouen, qui abrite le musée national de la Renaissance. Opération d'envergure financée par le ministère de la Culture et de la Communication, les travaux sont conduits sous la maîtrise d'ouvrage de l'Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture (Oppic). Après la façade ouest, côté jardin, la façade sud et la toiture de l'aile est, la restauration de la cour vient de s'achever.

Restauration de la cour du château d'Écouen. D'une surface de 1800 m2, la cour du château d'Écouen se dévoile au public après 9 mois d'une importante campagne de restauration pour un montant de 1 839 000 €.
Les travaux ont porté sur différents éléments tels que le drainage des eaux de pluie, le choix du revêtement de la cour d'honneur, la reprise du motif de la Légion d'honneur au centre de la cour ; la mise en place d'une circulation adaptée aux personnes à mobilité réduite ; le nettoyage et la restauration des sculptures du porche ouest ou l’intégration d’éléments pour les manifestations temporaires.

Le remplacement des moulages des Esclaves. A l'occasion de la restauration de la cour, les moulages des Esclaves de Michel-Ange, placés sur le portique de l'aile sud, usés par le temps, sont remplacés. Ils sont situés à l'endroit même où Anne de Montmorency avait placé les originaux, qu’il avait reçus du roi Henri II. Le connétable avait alors demandé à son architecte Jean Bullant de créer un aménagement spécifique pour exposer et magnifier les sculptures.
Les moulages des Esclaves, qui mesurent plus de deux mètres de haut, ont été réalisés en effectuant une empreinte sur les sculptures originales. Ils sont fabriqués en résine patinée, matière très bien adaptée à une exposition à l’extérieur. Ces copies proviennent de l'atelier de moulage de la Réunion des musées nationaux (RMN).

Les Esclaves de Michel-Ange. Aujourd’hui au Louvre, les Esclaves originaux ont été réalisés par Michel-Ange vers 1513-1516 et étaient destinés à l'origine au tombeau du pape Jules II (1441-1543). En 1542, l'artiste renonce finalement à les utiliser et en fait don à son ami Roberto Strozzi vers 1544. Ce dernier, entre 1546 et 1550, donne les deux Esclaves au roi de France, qui les offre à son tour, à partir de 1550, à son connétable, Anne de Montmorency. Après l’exécution du maréchal Henri II de Montmorency en 1632, les deux Esclaves sont transférés au château de Richelieu en Poitou, puis au XVIIIe siècle ils sont placés dans le jardin de l'hôtel de Richelieu, rue de l'Union, faubourg du Roule à Paris. En 1794, ils sont installés au Muséum central des Arts, qui devient le musée du Louvre.