Dans le gouvernement de cohabitation d’Édouard Balladur, Jacques Toubon est nommé ministre de la Culture et de la Francophonie, la culture et la communication sont de nouveau séparées. Le ministère reprend les attributions du secrétariat d’État aux grands travaux, qui disparaît, et a désormais autorité sur la mission interministérielle de coordination des grandes opérations d’architecture et d’urbanisme. Au titre de la francophonie, le ministre dispose de la délégation générale à la langue française (service du Premier ministre) et du service des affaires francophones du ministère des Affaires étrangères. Revenant sur le choix fait en 1982, le décret d’attributions n° 93-797 du 16 avril 1993 reprend l’énoncé des missions du ministère adopté par André Malraux en 1959 (« rendre accessibles au plus grand nombre les œuvres capitales de l’humanité, et d’abord de la France… »). Tous les décrets d’attributions qui interviendront par la suite conserveront cette formulation, en la complétant et l’enrichissant en fonction des priorités politiques du moment.