Riad Sattouf, Hajime Isayama, Julie Doucet… autant de grands noms qui seront à l’honneur lors de la 50e édition du Festival international de la bande dessinée (FIBD) à Angoulême. Du 26 au 29 janvier, plusieurs expositions reviendront sur les classiques du genre tout en explorant des univers émergents.

 

La 50e édition du FIBD d’Angoulême entend mettre en lumière la diversité de la création bédéaste, à travers des expositions consacrées à des classiques de la bande dessinée comme Philippe Druillet, mais aussi à des artistes majeurs du manga, comme Hajime Isayama, Ryoichi Ikegami et Junji Ito.  Les autrices seront également à l'honneur, notamment avec la présence de Julie Doucet ou Marguerite Abouet. Trois jours durant, le Festival accueillera plus de 2500 auteurs-dessinateurs au sein des différents espaces de rencontre. Parmi eux, Alison Bechdel, Catherine Meurisse et Riad Sattouf sont nominés pour le Grand Prix 2023.

En France, un livre acheté sur quatre est une BD et une BD sur deux est un manga.

Si le FIBD fait figure de lieu incontournable pour favoriser la rencontre entre les auteurs et leurs publics, il représente également une plateforme internationale pour la vente de droits. Pour cette raison, le ministère de la Culture se fixe pour objectif de renforcer, en collaboration avec les collectivités territoriales, le développement des infrastructures locales sur lesquelles s’appuie le festival. Dans le cadre du programme Angoulême Ville créative de l’UNESCO, où l’éducation artistique et culturelle occupe une place importante, le jeune public, au premier rang duquel, la jeunesse angoumoisine, pourra s’approprier les grandes étapes de la fabrique d’une bande-dessinée. Des rencontres avec les auteurs permettront de sensibiliser au plus près ces jeunes à l’histoire du 9e art. Le 25 janvier à 18h30, dans une logique participative et sous la houlette de l’artiste Muma Soler, 350 habitants reconstitueront, à l’aide de 35 000 chandelles, l’affiche de la première édition du festival (1974) réalisée par Hugo Pratt.

Muma Soler chandelles affiche FIBD
À gauche, Lumière tibétaine par Muma Soler et à droite, l'affiche du premier FIBD par Hugo Pratt.

Un partenariat inscrit dans le temps

C’est depuis la dixième édition du FIBD (1983) que le ministère de la Culture s’est engagé de manière décisive en faveur de la BD : en soutenant le festival lui-même, mais également les structures qui se sont développées à partir de cette réussite, dont la Cité internationale de la Bande dessinée et de l’Image et la composante artistique du Pôle image d’Angoulême. Au cours de ces dernières années, ces soutiens structurants ont trouvé des prolongements nationaux dans de nouveaux dispositifs mis en place en faveur de la BD : manifestation nationale "2020, année de la BD", nouvelles formes d’accompagnement des artistes-auteurs (rémunération dans les festivals et, en lien avec la SOFIA, pour les dédicaces).

Dans le même temps, le Ministère a tenu à contribuer à la reconnaissance de la BD en accueillant, au sein de l’Académie des Beaux-Arts et du Collège de France, Catherine Meurisse et Benoît Peeters, c’est-à-dire la bande dessinée elle-même, que ces deux artistes incarnent remarquablement.