En déplacement à Boulogne-sur-Mer vendredi 29 mai, Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication a inauguré la crypte et le jardin médiéval de la basilique Notre-Dame à Boulogne-sur-Mer avant de signer le troisième Pacte culturel de la région.

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, Fabienne Buccio, préfète du Pas-de-Calais, et Frédéric Cuvelier, maire de Boulogne-sur-Mer ont signé le troisième Pacte culturel de la région après avoir inauguré la crypte et le jardin médiéval de la basilique Notre Dame en présence de Marie-Christiane de La Conté, directrice régionale des Affaires culturelles du Nord – Pas-de-Calais.

Inauguration de la crypte de la basilique Notre-Dame

Fermée depuis septembre 2010, la crypte de la basilique Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer rouvre ses portes pour révéler ses trésors. Cette crypte, la plus vaste de France avec une longueur de 101 mètres et une superficie de 1 400 mètres carrés, a fait l’objet de travaux de restauration, d’assainissement et de valorisation muséographique pour un coût de 4 millions d’euros dans le cadre du programme européen « Trésors révélés ».

D’un coût de 1 239 782 €, l’ensemble des travaux de réhabilitation de la crypte et la restauration du lapidaire exposé ont été soutenus par un financement de la Drac Nord – Pas-de-Calais.

La crypte a fait l’objet de travaux d’assainissement (renforcement de certaines structures fragilisées du bâti, réfection complète du réseau électrique, drainage des sols...). Outre le sol et l’éclairage, le réaménagement de la crypte porte aussi sur la mise en place d’une nouvelle présentation des collections restaurées. Les deux grandes galeries occidentales sont consacrées aux collections lapidaires et archéologiques témoignant de l’histoire du site et de la cathédrale médiévale détruite à la fin du XVIIIe siècle, tandis que les collections du trésor d’art sacré ont été redéployées dans les salles centrales du transept. La crypte et les salles de l’axe central sont laissées dans leur présentation monumentale et alignent la grande salle sous la nef, la salle romane aux colonnes, la crypte du dôme et la salle du calvaire.

Protégée au titre des monuments historiques, la basilique Notre-Dame de Boulogne a été édifiée au XIXe siècle dans l’emprise du castrum antique, sur les vestiges des cathédrales médiévales et modernes, des casernes de la Classis Britannica et des substructions d’un grand édifice romain interprété comme un temple.

Lieu de présentation d’une collection lapidaire et d’objets liturgiques parmi lesquels se trouve le reliquaire du Saint-Sang offert par Philippe le Bel, la crypte est aussi un lieu de mémoire associé au général argentin José de San Martin. Une chapelle lui est consacrée à l’endroit où sa dépouille fut conservée pendant onze ans avant d’être rapatriée en Argentine.

Un troisième Pacte culturel dans le Nord Pas de Calais

La visite de Fleur Pellerin s’est poursuivie par la signature d’un Pacte culturel avec la commune de Boulogne-sur-Mer. Après Cambrai et sa communauté d’agglomération, puis la communauté d’agglomération de l’Artois ( Artois com), la ville de Boulogne-sur-Mer est la troisième collectivité territoriale du Nord – Pas-de-Calais a signé un Pacte culturel.Elle s’engage ainsi à donner au territoire les moyens de la démocratisation culturelle, poursuivre la mise en œuvre de la politique des publics, encourager et promouvoir l’éducation artistique et culturelle, connaître et valoriser les richesses du territoire, transformer la ZPPAUP en AVAP.

Par ce pacte, l’État s’engage à maintenir, pour les exercices budgétaires 2015-2017, le budget exécuté en 2014, ainsi que la mise à disposition d’un conservateur pour la bibliothèque classée de Boulogne-sur-Mer. De son coté la ville s’engage à maintenir son budget 2014.

Le dispositif des Pactes culturels,destiné à toutes les villes et intercommunalités, a été lancé par la ministre de la Culture et de la Communication en décembre 2014, au moment où les villes élaboraient leur budget et en réponse à la tentation de baisser les moyens alloués à la culture dans un contexte de forte contrainte budgétaire.

Le Pacte culturel réaffirme un socle de valeurs communes pour le développement des politiques culturelles dans les territoires et la contribution de la culture au « vivre ensemble » par l’organisation de conditions favorables à la création artistique, à sa diffusion et à son renouvellement, le développement d’une formation culturelle de qualité, en particulier dans le cadre de l’éducation artistique et culturelle, la préservation et la valorisation du patrimoine, pour garantir, aujourd’hui, son accessibilité au plus grand nombre et, demain, sa transmission aux générations futures et une reconnaissance du droit de chacun à développer la pratique culturelle de son choix.

Les politiques publiques culturelles se sont construites sur une volonté de l’État, partagée et amplifiée par les collectivités territoriales, dans le cadre de la décentralisation culturelle. Les événements de janvier ont rappelé avec acuité la nécessité de mener une politique culturelle ambitieuse au plus près de nos concitoyens : les pactes culturels réaffirment la responsabilité commune de l’ensemble des pouvoirs publics à mettre la culture et les arts au service d’un meilleur vivre ensemble et de la lutte contre les fractures dont souffre notre société sur l’ensemble des territoires.