Trois questions à l'illustratrice, Sarah Lazarevic, à l'occasion du timbre créé pour les 10 ans de la Loi Mécénat, et dévoilé le 5 septembre par Aurélie Filippetti et Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative.

Pour les 10 ans du Mécénat, vous avez imaginé un timbre avec pour motif l'arbre et ses racines...

Et des feuilles aussi, de toutes les couleurs, provenant de tous les arbres. Il y a le chêne, symbole de force et de justice, sur lequel poussent des feuilles de l'érable du Canada ou du baobab africain, des arbres de tous les continents. J'ai imaginé la richesse qui naît d'une même source, solide et stable, incarnée par l'arbre et ses racines, et la notion de continuité, de tradition qui se perpétue. Avec en chemin, l'idée de transformation des bourgeons en feuilles.

Des symboles qui incarnent selon vous le mécénat?

Oui. Le mécénat offre la possibilité de transformer, un projet, une œuvre en quelque chose de pérenne. Il fait fructifier le travail d'un artiste. De plus, le mécénat est aussi actif dans d'autres domaines comme ceux de la santé, l'éducation, la recherche, le sport.

Indispensable aux artistes?

En tant qu'artiste, il représente un soutien important, oui. Le mécénat nous donne une possibilité de continuer notre travail. Il est important pour le public également. Il permet au grand public d'aller vers les œuvres, et pour nous, artistes, de les partager avec le plus grand nombre.