Le DEPS (Département des études, de la prospective et des statistiques) du ministère de la Culture et de la Communication propose trois nouvelles études dont l’une sur les formations artistiques, culturelles et en communication en 2009. Ces formations sont suivies par un étudiant sur quinze en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer, soit 155 000 étudiants en 2009.

Formations artistiques, culturelles et en communication en 2009. Inédite, cette étude est la première analyse statistique sur le champ de l’enseignement supérieur culture. La publication révèle que le nombre d’étudiants a augmenté de 2% entre 1999 et 2009 dans les formations artistiques et culturelles et de 58,4% dans les formations en communication.
Les filières artistiques et culturelles sont plus féminisées (61,8%) que l’ensemble de l’enseignement supérieur (55,7%). Les bacheliers littéraires (32,6%) y sont les plus nombreux, devant les bacheliers scientifiques (25,4%). Est pointée également une concentration parisienne des formations artistiques (34,2%). A l’opposé, ces formations sont très rares dans les départements d’outre-mer, mais aussi dans les académies de Corse et de Limoges.
Dans les filières communication ce sont près des deux tiers des étudiants qui sont des femmes (65,8% en 2009). Les bacheliers économiques (31,7%) sont les plus nombreux devant les bacheliers littéraires (28,8%), les bacheliers technologiques (17,4%) et les bacheliers scientifiques (14,6%). Un étudiant en communication sur cinq est à Paris.
« Formations artistiques, culturelles et en communication en 2009 : 155 000 étudiants dans des filières très diversifiées » par Bruno LUTINIER, Bruno DIETSCH, Marie-Françoise SOTTO.

Deux autres études à découvrir. Une seconde étude réalisée par trois sociologues est consacrée à l’activité des intermédiaires dans les domaines de l’édition littéraire, du cinéma, de la photographie publicitaire, de la musique classique et des musiques actuelles. L’ouvrage met en lumière l’ambiguïté de la fonction de l’intermédiaire sur le marché singulier du travail artistique qui doit opérer une mise en équation de la valeur artistique en valeur marchande. Des entretiens et des portraits comparés d’intermédiaires illustrent une typologie inédite des différentes postures des intermédiaires, articulées autour de la tension entre art et commerce.
Une troisième publication propose une typologie inédite des salariés intervenant dans le spectacle, articulée autour du volume de travail et du montant des salaires horaires. Six types principaux y sont caractérisés, des professionnels les plus impliqués, qui exercent au moins les trois quarts de leur activité dans le spectacle vivant (35%) ou dans l’audiovisuel (37%), aux salariés épisodiques (11% dans l’audiovisuel et 17% dans le spectacle vivant).
« Intermédiaires du travail artistique. À la frontière de l'art et du commerce » par Wenceslas LIZE, Delphine NAUDIER, Olivier ROUEFF.
« L’emploi salarié dans le spectacle en 2008 : une diversité de situations » par Marie Gouyon.

Le Département des études, de la prospective et des statistiques. Appartenant au système de la statistique publique nationale, le DEPS est le service d’études en socio-économie de la culture et le service statistique ministériel (SSM) rattaché à l'Insee du ministère de la Culture et de la Communication. Grâce au développement des statistiques sur la culture, il apporte un éclairage quantitatif et qualitatif à la définition, aux orientations et à l'aide à la décision des politiques culturelles nationales.
Le DEPS met à disposition de l’administration, des professionnels de la culture, des chercheurs et du grand public les résultats de ses travaux, par leur publication sous forme papier ou électronique, par la mise en ligne de données chiffrées et par l’organisation de journées débats, de colloques, de séminaires.