La commission régionale des sites et du patrimoine du 14 février 2013 s’est prononcée pour le classement en totalité de la parcelle IM 7 contenant le vivier antique du lac de Capelles (à Port-la-Nautique).

Sur le rivage de l’étang de Bages-Sigean, à deux pas du hameau de La Nautique, des archéologues ont repris en 2012 les fouilles pour confirmer ce qu’ils soupçonnaient déjà : la présence d’un des plus fabuleux viviers à poissons du monde romain.

Les premières découvertes en 1971, 1999 puis en 2010 ont fait apparaître des amphores posées horizontalement dans les murs circulaires servant de caches aux poissons. Des ouvertures aménagées dans la paroi du bassin permettaient un contrôle des apports d’eau douce ou saumâtre.

Au fond du bassin se trouvent de nombreux restes de faune, beaucoup de poissons et aussi une loutre. On y trouve aussi de nombreux fragments végétaux, pignes, noisettes, noyaux d’olives et de griottes, boules de cyprès, pépins de raisins, conservés à l’abri de l’air ainsi que divers objets de la vie quotidienne : peigne, maillet, amphores estampillées. La plus belle surprise est la découverte d’un médaillon historié ayant décoré le fond d’un plat en argent.

Cette structure de plan circulaire, datée entre 30 avant JC et 70 après JC, a un diamètre extérieur de 67 m. Le vivier est un bassin d’agrément caractéristique des villæ maritimes : lieux de résidence entourés de jardins où l’on recherchait un agréable panorama mais également à montrer, par le biais du luxe, le statut social du propriétaire.

Aujourd’hui, quarante-sept villæ maritimes dotées d'un vivier sont recensées dans le monde romain.

Celui de Narbonne de dimensions exceptionnelles laisse supposer encore de belles découvertes.

A noter :"Le Système portuaire de Narbonne : acquis des opérations de terrain 2012 et perspectives":
Séminaire organisé le 12 mars 2013 à l'Auditorium du Musée archéologique de Lattes par le DRASSM et le CNRS avec le soutien de la région LR.