Le 4 mars 2004, une grande figure de la chanson française disparaissait. Retour sur le parcours de Claude Nougaro (1929-2004).

« Toulouse », « Cécile, ma fille », « Amstrong », « Le jazz et la java », « Nougayork »… Ces titres – et bien d'autres encore – sont plus que jamais présents dans la mémoire collective des Français. Au point qu'on en oublierait presque que leur auteur – Claude Nougaro – disparaissait il y a tout juste dix ans, le 4 mars 2004.

À l'occasion du dixième anniversaire de la disparition du chanteur, le ministère de la Culture et de la Communication a installé un portrait monumental de Claude Nougaro sur la façade d'un de ses sites, 182, rue Saint Honoré dans le 1er arrondissement, à Paris. La photographie, signée Claude Delorme, sera visible jusqu'au 4 avril. Elle est accompagnée d'une des citations du crooner français : « Le poète est le fou le plus proche de la réalité ».

Cet hommage particulier est aussi une invitation à retrouver « tout » Nougaro – l'auteur-compositeur de tubes intemporels, bien sûr, mais aussi l'interprète singulier à la voix de « rocaille », le « cracheur de swing » et le « jongleur de mots », le poète amoureux de la musicalité de la langue. Bref, un Nougaro très « physique », dont l'héritage est plus que jamais présent avec – entre autres – la jeune garde de la chanson toulousaine, du groupe Zebda à un récent trio formé par Magyd Cherfi avec Art Mengo et Yvan Cujious.